freejazz psychedelic oriental madness archives
| | 1 | deep in sadness | | 2:55 |
| | 2 | tears without words | | 6:27 |
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There is a guest on a song "Deep in sadness" who's playin' the trumpet " Stéphane Balamia"And it't have been recorded in 2004 with a 4 tracks tape recorder .
CrEiX
Il y a un invité sur "Deep in sadness" pour la trompette " Stéphane Balamia "Ceci a été enregistré en 2004 sur un 4 piste à K7 .
CrEiX
"Cette nuit, la Lune a laissé choir ses habits dans la rue. J’y ai vu un signe m’invitant à chanter jusqu’à tomber dans le creux du ciel." (Jalâl ud Dîn Rûmî). Ces quelques vers du poète persan du XIIIe siècle Jalaluddin Rumi évoquent à merveille ce qui va suivre (et conséquemment ont bien failli me dissuader d'écrire quoi que ce soit d'autre derrière cette magnifique introduction). L'album s'ouvre sur une rythmique tribale propre à invoquer les rêves, un battement bruissant d’où s’écoule une rivière, une mélopée profonde et nocturne éveillant une forêt vierge emplie de mystères et d'ombres douces. "Deep in sadness', le morceau captive d'entrée et impose immédiatement un puissant pouvoir d'attraction. Le son feutré de la trompette, par des chemins détournés, nous conduit aux frontières du sommeil, d'où l'on peut entrapercevoir les créatures insaisissables et fugaces qui hantent ces territoires troublants. On serpentera, charmé, entre les frondaisons luxuriantes de cette jungle fantasmée, à deux doigts d'apercevoir sans doute The Surgeon of the nightsky restores dead things by the power of sound. Titre d'un disque de Jon Hassel, sorti en 1987, et ô combien approprié puisque, au-delà de la parenté évidente, cette régénération de choses mortes par la puissance vitale des sons semble bien être à l'œuvre dans l'alchimie étrange qui irrigue ces deux titres parsemés d'interrogations incrédules et de sublimes absences. Avec 'Tears Without Words', nous quittons les sentiers familiers, les chemins de traverses étant par essence les plus courts et les plus directs pour atteindre les sanctuaires. Nous emprunterons ceux-ci (n'en déplaise aux esprits timorés) pour achever ce périple. Extatique errance au cœur d'un paysage saturé d'espaces infinis qui égare délibérément les sens, et transcende la musique. Ode à la Tristesse peut-être, celle qui invite à regagner des terres abandonnées, à retrouver des racines perdues ou oubliées. Une quête qui débouche sur de fascinants développements sonores, mais également un curieux voyage aux ramifications insoupçonnées qui nous entraine au delà du spleen, au sein d'un monde de pures sensations duquel les mots ont totalement disparu, il n'est plus alors qu'à se laisser choir dans le creux du ciel pour y enfiler les habits de la lune ...
Balthaz

| Freigabe | 11. September 2009 | ||||||||||||||
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