Attention, l'ambient music n'est pas l'experimental-easy listening, ou le non-easy listening. Je veux dire par là, que ça peut être, étonnement, relativement, facile d'accès; ce n'est pas du bruit, ni de la musique, traditionnellement parlant. Autrement dit, l'addiction peut guetter au coin de la rue, mais pas le rejet d'office, en principe.
En outre, tout cela relève d'un réelle intention culturelle, ce que le mentionne la Description, à propos de l'ouragan Katrina par exemple.
Bon, personnellement, je garde car, au casque, et pour lire en même temps (sans trop écouter donc), c'est parfait; mettre dans mes favoris ferait snob, mais je recommande parce que à voir le catalogue et le métier...
Solaris : Evidemment, ça ne se précipite pas, c'est certain, mais ce ne pas non plus du lent remplissage approximatif. Non. Cela respire un très grand soin, une très grande précision, du professionnalisme, et puis il y a de grandes surprises dans ce titre, d'autant plus qu'elles sont longuement préparées. Chaleureux, irradiant, fascinant, ça ressemble à du Brian Eno de Thursday Afternoon, avec une construction moins répétitive.
Airports for Music : Ou Music For Airports ? Allez, j'ai compris. Gros travail de prise de son et de traitement. Cela peut paraître un peu long pour ce genre d'exercice, par pour une tranche de vie que cela reproduit.
Looking for Sophie : Bon. Là, d'accord, c'est difficile. Il faut deviner l'univers où l'on se trouve; on devine, par contre, la quantité et le soin du travail effectué, en tous cas. Il faut un peu plus de patiente ; elle n'est pas récompensée, ni de manière progressive ni régulière. Là, c'est une «critique».
This Is It : Cela commençait comme du progressive-slam (néologisme) et puis l'expérimental pur et dur a repris le dessus, majoritairement.
N.O.P.D. Blues : C'est comme Looking pour Sophie mais en plus dense, esthétique, puissant, irradiant comme le premier titre (et ça fait office de synthèse d'ailleurs), beaucoup à base de dialogues radio (ça peut plaire et c'est très professionnellement fait), sauf que ça fait vingt-trois minutes et que ce n'est pas très ascendant sur la fin.