J'avais été intéressé par l'autre album en disant, en substance, qu'il y avait beaucoup de minimalisme et peu d'ambiance (ce qui ne veut pas dire grand chose). Ici, c'est un gros morceau avec quelques gros titres. Ce n'est pas une mauvaise idée de confondre, souffle, saturation et grésillement; entre musique Space tout en texture, grain et couleur; et la musique bruitiste, tendue et évolutive rarement difficile. La durée de vie de cette album est probablement longue, en plus de sa déjà grande qualité.
Una costa aún lejana : Drôle d'intros, un gros son, pour mettre en bouche.
Escila y Caribdis : Minimaliste oui, mais avec de l'épaisseur. Seulement, on ne sent pas vraiment où l'on est. Cela arrive par briller, palpiter; cela fait une fin à ce début.
La llegada : C'est très beau, malgré le genre d'exercice.
Un lugar para echar raices : Idem, très vrai et très parfait pourtant, comme le cristal brut.
Carne humana en la maquinaria : C'est moins accessible; il manque quelque chose et c'est un peu gratuit. Si l'on comprend le titre (chair humaine et (dans ?) la machine) ça fait plutôt froid dans le dos. Et le scénario de tout cela c'est quoi ?
La toma de conciencia : C'est à moitié bien, et plus que cela; ensuite, drôle d'idée, c'est un bruit d'où renait l'espèce de rythmique minuscule et bien faite. C'est un effet et ça ne fait que quatre minutes.
El primer paso : Musique Space, d'ambiance et minimaliste, parfaite, toute en transparence et tension.
Sin recompensa ni descanso : Idem, plus vivant même.
El salto sobre el absurdo : Une longue pièce d'ambiance de treize minutes, très soigneusement faite, très subtile, avec des climats et sans intervention sonore détonante (ça pourrait mais non). A écouter seul (le titre hein) ou les autres seulement (les titres) parce que, le tout fait plus d'une heure (ce n'est pas un reproche, au contraire). Très grande classe.