Pour les partisans de la musique qui s'écoute facilement, plus facilement que les méandres du classique quand il y a plus d'une dizaines d'instruments, plus facilement que la techno et ses tics qui n'ont pas toujours à voir avec la musique (dit-on) à moins qu'il faille se prendre la tête. Ce n'est pas le cas ici.
C'est mieux quand c'est sincère, fort en sentiment, personnel, avec du travail AVANT la mélodie, souvent trop proche de la cause que de la conséquence.
Le problème est qu'il s'agit d'un Best Of et que, pourtant, seul moitié de l'album... Enfin, je vais dire qu'il coure deux lapins à la fois.
The Great Pow Wow : Une mélodie un peu mièvre, sans choix stylistique assumé. Pas désagréable, dans l'entre-deux et sur le plan technique strictement.
Quarantine : C'est plus carré et plus décalé. Même si mais certains sons sont vraiment inutiles, ça reste intéressant.
Welcome the Black Queen : C'est un peu le grand écart écart, mais c'est à peu près bien emballé, techniquement ; ça ne se prend pas au sérieux, alors...
Hanged at Sunrise : La même chose, en plus sérieux, le travail sur les sons, le resserrement sur ceux-ci, est remarquable.
White Mountains : La place de ce titre n'est pas dans cet album.
At the Airfield : La mélodie est plus personnelle que la précédente, mais il est évident, selon moi, pourquoi je ne peux pas réécrire ce que j'ai remarqué positivement pour les quatre premiers titres.
Gabriel & Lucifer are back : Un titre qui se fait violence et c'est tant mieux
Atmosfear : Ce n'est pas bête mais il est difficile de faire bien avec à la fois relâchement, indifférence, etc.
An Angels Funeral : Beau travail sur les « faux » cuivres et la mélodie, par exemple, est plus suggestive que creuse, mieux même. Très bien.
Virgin Hill Waterfalls : Un vrai style, une vraie modernité, une vraie construction qui tient en haleine. Voilà !
Deathwatch for a Mermaid : Je suis en manque d'inspiration là, désolé.
Sparkling Water : C'est un peu ordinaire et un peu compliqué, inutilement.
Cosmos on the Run : Par exemple, ici, la mélodie est plus le fruit d'une conséquence qu'un argument de départ, d'où la complexité, la modernité, de ce titre et la beauté, sincérité et la solidité au final.
Shadows dancing in the Sun : On me met vraiment à l'épreuve ici...
Blind Swordsman : J'ai l'impression d'entendre toujours la même mélodie, on se donne trop peu de champ d'investigation. Enfin, c'est plus solide que le titre précédent...
Mafia Hymn : Il aurait fallu plus de sons, ça se cherche un peu, mais je ne suis pas insensible à la dérision qu'inspire le titre.
The Red Knight : Cela manque vraiment de modestie sur la forme, par rapport au fond...
Tomorrow Today is Yesterday : Je ne sais plus.