Une très bonne surprise que cet album qui nous est offert ici. Tout d'abord, il faut reconnaître que le chanteur a un énorme potentiel, avec ce timbre cassé par les longues nuits blanches à fumer et à boire des coups avec les potes (enfin, je suppute). Et puis l'élocution ne fait pas trop franchouille qui essaye de speaker l'englishe, ce qui est souvent un point sensible pour les personnes qui s'essayent à chanter dans la langue de Shakespeare.
Comme toujours, la chronique de Piednez est tellement pointue qu'on ne peut qu'ajouter très peu de choses.
Personnellement, je trouve les compos intéressantes, mais peu novatrices. L'ensemble renvoit effectivement à certains groupes des années 80-90, à des chemins tellement battus qu'il paraît difficile de s'en sortir avec brio. Or, c'est bel et bien ce que fait ce groupe : la prestation est plus qu'honorable. La qualité de l'enregistrement est très bonne, le mixage souffre peu de critique. Et puis les parties guitares restent techniquement d'un bon niveau (Personnellement, je préfère cela à un Steve Vai ou un Satriani qui gavent vite l'auditeur avec leurs démonstrations techniques). Par contre, je trouve que le batteur pourrait en faire un peu plus sur certains passages où le manque de puissance (imputable au mixage ?) laisse la rythmique un peu à la traîne (ce qui est dommage avec la puissance de feu qui est parfois déployée par les autres zicos et le chanteur). Mais c'est vraiment pour chicaner : rien de bien grave dans l'ensemble, car sa prestation est généralement bonnne.
Fade est le moins bon morceau, parce que pas sa complexité met trop de temps à se mettre en place. La batterie accompagne trop alors qu'elle pourrait marquer plus les cassures de rythme. Heureusement que la prestation vocale sauve le morceau d'un ennui vite présent. Le morceau aurait sûrement gagné en intensité en étant moins long.
Merci aux artistes de nous avoir fait partager leur univers.