playlist artwork#12 this weekPièces

von Lonah

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  • pop

Titel

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  • Veröffentlicht: 04.09.2005

Attention mesdames et messieurs, Attention :

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(vous pouvez ne pas cliquer mais ce serait ballot, quand même, hein, toutes ces harmonies
qui vous tendent la main)




L'album "pièces" fut commencé en mai 2003 et fini aux alentours de janvier 2005 (si tant est qu'il sera un jour vraiment finis). Il regroupe 12 morceaux. Chacun de ces morceaux est une pièce à lui seul, avec un univers qui lui est propre, ses propres sonorités, etc.

yiha





Certains furent composés à partir de poêmes connus, comme le crépuscule d'Apollinaire, ou le roi se meurt d'Eugène Ionesco.

Le tout se retrouve sans peine sur le site www.lonah.net, ou vous trouverez, sois dit en passant, beaucoup d'autres machins cosmiques et quelque peu hallucinants, notament les travaux du graphiste qu'on nourrit de temps en temps pour nous photgraphier des coins visuels

www.lonah.net donc.
--->NOUVEAU (mais assez honteux, hem) : blog Lonah : http://lonah.hautetfort.com

Deux critiques peuvent vous laisser une idée de l'entreprise cosmique en cours dans ce travail

Le cargo! Chronique Mars 2005 :
".. je recommence ... lonah c’est d’abord une voix, un charme ... lonah, ce sont deux tubes en devenir : "Artiste" et "Catin d’harmonie", chacun excellant dans son genre. "Artiste" alternant un chant enjôleur et des refrains accrocheurs, "Catin d’harmonie" lorgnant vers une pop sucrée (on pense étrangement à Mylène Farmer) et dégénérant lentement dans un érotisme troublant. Superbement réalisé, piano, cuivres, des mots qui coulent et un refrain entêtant au possible, un carton ... mais lonah ce sont aussi (plutôt même) des morceaux touchants, sensibles ("paris la mort", "les effacés"), un univers surprenant, hors du temps, l’impression d’évoluer en rêve (l’adaptation du poème "crépuscule" d’Apollinaire, "les amants de cristal" qui louche vers une musique à la « cités d’or », désarmant). Et cette impression étrange que l’univers « réel », ou disons plus personnel, de lonah se situe assez loin des deux premiers morceaux. Morceaux qui ont certes le mérite de retenir notre attention à la première écoute, le plan marketing est étudié, mais dont la recette est un peu plus voyante ..."

A Decouvrir Absolument : Chronique Mars 2005 :
" On a toujours tendance à fuir l'étrange, voir le parquer dans une cage, loin du toucher, mais possible au regard à l'écoute. Dans la musique, le mélange des genres prouve le contraire sauf quand une parcelle de ce que l'on appelle " l'intellect " est confrontée à une musique pop et actuelle. Lonah a choisi ce mélange, prenant poèmes et textes d'auteurs comme trame à des pièces indépendantes et dépaysantes l'un de l'autre. Sensualité, sexualité (catin d'harmonie) tendent vers une sortie de soi le tout entre moloko et autour de Lucie nouvelle mouture. On pense souvent au Murat érudit et lâchant les frasques, on pense aussi à se replonger sous la couette, un corps comme compagnie, de la chaleur (les amants de cristal) dans les reins et la douceur dans les yeux. On trouvera suivant son degré de réflexion le disque cheap ou surfait, mais quand les sens prennent le dessus le bonheur de croiser ce disque est là."

Bon, on va se fouler un poil plus et présenter les harmonies qui vous attendent :

ARTISTE


Décrire en musique et en chants une scène de meurtre vue comme une œuvre d'art, de création, d'application de sa volonté, voilà l'enjeu du premier morceau de ce disque. Gardant la violence pour de rares instants afin qu'elle ne s'épuise point, conservant toujours cette apparente légèreté dans le texte comme dans la voix, le morceau est bâtie sur une unique ligne de basse puissante, les cœurs avant les refrains, assez doux, permettant de préparer l'arrivée d'une violence assumée. Pas de facilité grossière, mais toucher une certaine idée de la mort qui se donne, de ce don et de ce pouvoir que l'on prend alors sur le monde, avec cette douceur respectueuse pour cette victime dont on ne connaît pas le nom.

CATIN D'HARMONIE


Tout le monde a subi au moins une fois dans sa vie l'insoutenable fadeur d'un clip d'une quelconque analphabète patentée, ânonnant à grandes peines des textes riches en émotions en plastique rose, le tout en se dandinant dans des ersatz d'érotisme, sur un gros poum tchak poum tchak. Catin d'harmonie est la caricature soigneusement pensée de ces filles de fausses joie , caricature débutant sur naturellement les pires canons de la très mauvaise pop FM. Mais l'histoire dégénère peu à peu, des harmonies viennent discrètement se faufiler entre la purée acoustique, et le texte lui aussi peu à peu devient cru, vivant presque réel. Là où la plupart des Catins d'harmonies habituelles restent à effleurer le coin d'un morceau d'une évocation de l'érotisme (la lourdeur de la phrase traduisant la lourdeur du procédé, mes excuses…), la notre veut vraiment briser ses chaînes et choisit d'assumer clairement ce que les autres murmures, quitte à précipiter sa chute.

PARIS LA MORT


Ce morceau est sans doute moins facile d'accès que les deux premiers. Il contient néanmoins ce que j'appellerais une profession de foi qui reste un des piliers de cette philosophie de comptoir qui m'agite. Séparé en quatre parties, avec deux thèmes musicaux assez différents qui se rejoignent sur la fin, ce morceau présente une sorte de Duel à base de lois, de morales. Ce morceau en fait est une provocation superbe et intouchable, brandissant cette insupportable vérité : que toute loi, morale, aussi profonde soit elle, s'écroule devant le moindre sourire

CREPUSCULE


Broder une harmonie sur le corps d'un texte aussi célèbre et superbe que le Crépuscule d'Apollinaire posa quelques problèmes de conscience. L'idée est bien que le résultat final soit digne de l'affection que l'on a pour ce texte. Je pense que cela est réussi. Tout en douceur, laisser les mots glisser sur les cordes d'un violon, battu du tic tac d'une horloge invisible avant que tout s'enflamme et que le musicien ne reprenne la parole le temps d'un refrain. A noter que la piste 4 n'est que l'introduction du morceau que nous avons préféré séparer du morceau chanté en tant que tel.

LES AMANTS DE CRISTAL


Ce morceau fut à la base composé par Antoine Liutkus – Binary Mind – , dans un esprit plus ambiant-indus. Il a été repris, arrangé, et nous lui avons apposé un texte. Décalé, différent, ce morceau est une scène, un spectacle éphémère le temps d'une quelconque conjonction ou intersection. Spectacle en dehors du temps, écarté des hommes, abstrait et sans raison. Quelque part vraiment innocent. C'est une flânerie astrale, une promenade céleste couvant sa propre fin.

LES EFFACES


Et si tous les pauvres damnés, millions de crétins tombés là plus par hasard que par choix, dans des tranchées, dans des camps, dans des guerres, se levaient pour aller réclamer à l'Histoire ce qu'elle leur doit ? Pour ces bouts de chaires amenés là juste pour mourir, qu'importent les causes, les raisons de leur combat face à la valeur de son sang. C'est en songeant à ces effacés que ce morceau est né. Parce que l'Histoire, comme bric à brac immonde de voix tonnantes, d'images faciles, existe bien sans ces vies raturées. Parce que l'Histoire, bon, voilà, ça se dissout dans de la mauvaise vodka.

FRACTALE


Un instant. Une goutte de réalité, un soupçon de moments un clin d'œil sans valeur. Et pourtant, un instant, dans lequel on peut s'enfoncer, recroiser sans cesse le même motif dans un plongeon immobile. Une chute de l'esprit. Un dérèglement stupide des sens alors que la raison s'abîme dans la contemplation d'une structure qu'elle même reflète, une structure fractale . Les mathématiques définisse comme fractale un objet mathématique dont le motif peut se retrouver à n'importe quel échelle dans n'importe quel détail. Les mathématiques sont dangereuses pour votre santé d'esprit. Arrêtez les mathématiques.

KEEP WALKING


Bon, il faut savoir arrêter d'étaler de la confiture avec des grands arpèges de piano,pour se faire plaisir de temps à autres. Donc on va poser une bonne basse qui bouge bien, une rythmique pour simplets mentaux, un petit clavier avec ce qu'il faut de septième pour avoir des relents de jazz mais pas trop, ça gâche, et de la bonne humeur, ah ça oui, c'est important de la bonne humeur. Bon c'est un peu manichéen mais ça va déchaîner les foules. Enfin je crois. Ce serait marrant. En fait c'est un morceau marrant.

SMOKING


Dans la lignée de Keep Walking, mais beaucoup moins innocent. De l'idée de fumer sa vie, de laisser celle ci se dissiper seconde après seconde en une fumée blanche et dansante. De ce que l'on perd et de ce qu'on y gagne. Ca fait mauvaise philo, encore une fois, je sais. Mais l'idée est là. Fumer, oublier les instants. Rester vierge, pur. Ne rien garder. Ne pas lire le figaro (non, ça va, si on ne peut plus rigoler).Avec une voix insouciante, heureuse de chanter son lent suicide. Et un joli solo à la fin, parce que le saxophone, monsieur, c'est ça qui fait le jazz (et ses ersatz).

OMBRE


C'est une image plaisante que cette femme qui avance l'air impassible, presque ennuyée, et qui raconte doucement comment elle a voulu arrêter cette vie, se séparer de son ombre. C'est un départ insouciant pris d'un sourire anodin, une mort à laquelle on s'abandonne d'un pas traînant, léger. C'est un envol sans fanfares ni connards à chialer partout des grosses larmes qui salissent tout. Une mort qui murmure son nom l'air absente. Ce que je cause bien quand même.

VISAGE D'EBENE


L'avant dernière pièce de ce tout est une prière joyeuse, à une souffrance coupable. Une idole bâtie sur des secrets colorés. Couleurs diluées. Ce qui est noir et ce qui est blanc, ce genre de trucs manichéens, j'ai du mal. Là, tout est impur, les victimes furent elles bourreaux, y a t'il une justice dans cette souffrance, je ne sais pas vraiment. Peut être que je m'en fous, et que je me passionne à regarder les impuretés fleurir en quelque beauté surprenantes. Et il y a des pianos qui volent à la fin, quand les couleurs se brisent.



Yi ha, donc.
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Rezension zu

339 rezensionen


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tbls

marmitte

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13.09.2005

Je sais jamais quoi donner comme titre aux critiques... désolé alors, tout d'abord, moi j'aime beaucoup la pochette mais c'est vrai que j'ai des gouts de chiottes. J'aime beaucoup Françoiz Breut, Dominique Ambiel, mais dsl je n'y vois guère de ressemblance. Côté paroles je fais rarement gaffe, donc j'en dirai rien. Côté musical le piano + guitare m'a un peu fatigué à la longue. Les cordes apportent un peu d'air frais de temps à autres, cela fait du bien. La voix est joli, c'est vrai qu'elle ressemble un peu à Emilie Simon. Beaucoup de choses ont été dites, une chose quand même me turlupine. A la question de clouman : "que comptez vous faire de catin d'harmonie ?", moi je vous conseille fortement de ne rien en faire, de l'enlever, de la remixer genre technotronics ou de la coder en 2kB/s, enfin vous aurez compris que je ne suis pas fan. Je vais donc probablement être un peu en désaccord avec les précédentes critiques, mais voici mes arguments : - la rythmique du piano est lourde, archi lourde, et l'accord limite atonal, on se demande ce qu'il vient faire là - la guitare me pèse: on dirait le générique de Beverly Hills sans l'énergie - le refrain est ce qui m'a le plus déplu : c'est un mélange d'Emilie Jolie et de Mylène Farmer mais en très enfantin, peut-être que ça touche les gens, moi j'ai du me retenir très fort d'appuyer sur la touche plage suivante, et j'aurais eu tellement tort... - j'aurais loupé le(s) saxophone(s), désaccordé(s) comme il se faut. Sam me faisait remarquer qu'on aurait dit moi, au début ça me faisait rire, en écoutant bien ça me vexe. Faut faire quelque chose, c'est pas parcequ'on a un alto avec une anche usée qu'on doit obligatoirement l'utiliser - au final, les arrêts et reprises successifs des différents instruments me donnent l'impression d'assister à une repet où chacun cherche ce qu'il va bien pouvoir jouer Voila c'était ma petite critique de la chanson. Le reste de l'album m'a plutot plu, ce qui explique la note raisonnable. Il y a néanmoins beaucoup de travail et fréquemment un joli jeu de piano. Donc je reste un peu mitigé. Je répète que moi j'aime bien la pochette et que il faut surtout pas en tenir compte. Après tout ça, j'ai un peu peur de ta critiques son mon opus ;o), on se rencontre dans deux jours, pas sûr que cela soit la meilleure entrée en matière, peu importe, fallait que je le crache.
Loken

Un très beau voyage

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20.10.2007

Chronique également disponible sur le webzine www.asaprod.com « Artiste » est onirique. Tempo ralenti, basse tranquille et batterie posée. Chant envolé, suave et fort. La guitare n'est pas loin, saturée mais pourtant éloignée. Tout est doux ici, les roulements de tomes, le chant ennivrant. Plus rock, le morceau se durcit ensuite grâce à quelques effets vocaux plus sombres et devient plus carré, rendu plus doux par quelques notes de piano. Que des choses simples, mais liées en un tout prenant, planant, convainquant, autour de cette voix aux mots justes. « Catin d'harmonie » se veut plus directe, avec une guitare plus rapprochée. Le chant est toujours aussi irrésistible et si le morceau se veut plus formaté, plus calibré, il n'empêche qu'il fait mouche dès la première écoute. Refrain imparable, paroles savoureuses et encore une fois, cette ambiance vaporeuse, patchwork de piano, de guitare brute. Ambiance enfumée et quelque peu jazzy, l'on se prend facilement à scruter les lèvres de Raphaëlle pour reprendre avec elle les paroles. Cuivres discrets et utiles, le morceau se déroule, les paroles coquines nous emmènent pour une douce promenade au charme enjôleur. « Paris la mort » est un poème récité sur un piano. Plus subtil, doux et personnel, ce morceau n'en reste pas moins d'un accès aisé. La mélodie est conquérante, simple et accrocheuse. Un léger clavier ajoute une touche carillonnante et lumineuse qui contraste avec la basse plus sombre et profonde et les percussions aux bruits sourds. L'on ne manquera pas de saluer le chant toujours aussi juste et aérien. Personne n'en fait trop et c'est encore une fois une réussite. « Crépuscule » démarre ave un piano nettement plus sérieux, plus ambitieux et arrogant. Cette intro passée, le chant s'envole et déclame ce qui s'avère être un poème d'Apollinaire. Rythmé par un tic-tac d'horloge, le texte rend bien. Aucun souci dans les montées vers les aigus. Un violon se fait parfois entendre. Le chant est un peu plus malaisé dans les moyens et les graves du refrain, mais la mélodie et le feeling contrebalance largement ces défauts riquiquis. Contrairement à Catin d'harmonie, ce titre se veut plus doux et trainant, mais le résulat est tout simplement beau. « Les amants de cristal » est plus électro, plus ambiant. Par delà les samples et les instruments, c'est encore une fois la voix qui lie le tout. Performance vocale, ligne de chant aérienne aux sonorités parfois infimement dépaysantes, le tout se veut calme et évoque une rivière s'écoulant dans une forêt. La longueur du morceau ne dérange pas, comme une bonne ambiance qui perdure. « Les effacés » garde encore une fois un tempo assez lent. Un piano mélodique se greffe sur un chant plus alambiqué qui relève plus du murmure et de la lamentation. Le morceau se révèle plus difficile d'accès, plus imperméable à l'image de ces samples de voix peu enjouées. Néanmoins la qualité est là, complexe certes, mais ce morceau garde une personnalité forte malgré une certaine sensation de vouloir s'égarer un peu trop loin, là ou nous ne sommes pas invités. « Fractale » revient à quelque chose de beaucoup plus simple. Le clavier simple, mixé en retrait, est accompagné d'une rythmique également épurée. Le chant lui même est parlé et parfois en anglais, après une jolie envolée vocale. Le morceau peine un peu à séduire, mais l'on reconnaît sans peine l'ambiance personnelle du groupe. La gratte reprend par moment la mélodie du clavier. Relativement expérimental, ce titre quitte le schéma de la mélodie et des accroches envoutantes pour essayer d'autres ambiances. Malgré tout, le résultat est loin d'être ininteressant. « Keep walking » est groovy avec une basse franche. Le chant contraste en gardant cette légèreté. La gratte est également plus directe. Bref, le morceau est moins déconstruit et la rêverie générale se veut plus entourée, plus cadrée par la section rythmique. Bref, moi qui ai bu beaucoup de Keep Walking dans ma vie, j'apprécie le morceau et son titre. « Smoking » est une petite perle, particulièrement au niveau musical. Cuivre et basse offrent un beau tempo sur lequel le chant continue de captiver. Jazzy, groovy, le rendu est excellent et le disque reprend du poil de la bête. Très construit, ce morceau ne se perd jamais mais ne rompt pas non plus avec la personnalité de l'ensemble. Interprétation carrée, basse et sax au taquet, chapeau. « Ombre » revient à la simplicité ensorcelante. La tessiture plus grave et moyenne est ici bien utilisée et un peu mieux maitrisée. Voix et carillons, voilà tout et il n'y a guère besoin de beaucoup plus pour enchanter. « Visage d'ébène » clôt la galette numérique avec un bel exercice vocal. Percus et piano forment un piédéstal ambiant afin de permettre au chant de décoller. L'on en revient à ces ambiances diluées pourtant encadrées de manière plus franche grâce aux percussions au tempo constant et au piano qui ne se perd pas. Le morceau ne se perd pas en chemin et fait son boulot. La guitare offre un beau travail sur la fin du morceau. « Le roi se meurt » est un nouveau pont entre la littérature et la musique. Le roi en question est donc Béranger I et l'on retrouve ce larron dans la pièce de Ionesco. Quant à la musique, elle est belle, douce, se mariant encore une fois très bien avec le chant. Les petites trilles de piano sont agréables. Face à l'inéluctable, Béranger se rebellait avant d'accepter son destin. C'est un peu pareil pour nous, cherchons, cherchons les défauts, nous ne pourrons qu'aimer Lonah. D'ailleurs, tout nous rappelle sans cesse, guitare, piano, batterie, saxophone, violon, chant, que Lonah, c'est beau. Bref, un excellent album rempli de bons et jolis moments. Musicalement artistique, Pièces, parfois décousu, parfois recousu possède tout de même quelques défauts. La composition s'étire parfois (rarement) un peu trop. Un ou deux titres sont moins faciles d'accès mais cela ne remet pas en cause leurs qualités. Ceci est particulièrement valable pour Les Effacés et Fractale, bien qu'ils participent évidemment à la congruence de l'ensemble. L'on ne jettera aucunement, ni blâme sur ces morceaux, ni ces morceaux aus orties mais disons que l'état d'esprit nécéssaire à leur absorption ne s'atteint qu'après moults grammes (d'un peu de tout). Malgré tout, cette critique n'est qu'anecdotique comparé à l'ensemble de l'album. Lonah fait avant tout de la musique pour Lonah. La chance, notre chance, c'est que nous aimons nous aussi ce que fait Lonah et nous disons grand merci à Lonah de donner la musique de Lonah à qui n'est pas Lonah. Et tant pis pour nous, grand malheur à nous si nous avons un peu de mal parfois à suivre Lonah. Heureusement, Lonah, dans sa promenade, s'arrête, attend que nous revenions et repart et cette fois ci, nous n'allons pas nous laisser distancer. Car, quand on y regarde bien, sommes-nous saisis et touché par Lonah? Faisons-nous bien attention à la technique qui se trouve dans Lonah? Attendions-nous vraiment de la double, des septolets, des descentes de tomes, ou des anacrouses marquantes? En vérité, toutes ces questions n'ont pas d'importance. L'on peut disséquer, mais l'on ne trouvera pas grand chose. Car Lonah, c'est un peu de vent et beaucoup de travail. Et du travail qui paye, du travail d'artiste, de celui qui façonne le simple à la sueur du front. Derrière les secondes planantes, se cachent les heures, celles qui effacent les ruptures, celles qui gomment les instants ou l'on sort de la musique. Car Lonah ne fait pas dans le conventionnel mais dans la rêverie. Dans la moquerie aussi. Au moment ou l'on veut leur repprocher leur esbrouffe, un point de doute s'empare de nous. Et si c'était notre faute? Lonah est une charmante alchimie, une science et un art, encore pur et frais, peu corrompu. Lonah joue avant tout sur le feeling. Dotée d'une chanteuse à la voix captivante et qui sait largement faire oublier ses imperfections, la musique entraîne et enchante grâce à des musiciens subtils, prudents, compétents et délicats. Les côtés positifs de Lonah sont largement plus nombreux à cataloguer mais aussi plus difficiles à exprimer. Au fond, une chanson de Lonah c'est comme une bulle de savon, parfois les couleurs qui dansent à l'intérieur captivent et hypnotisent, néanmoins, à certains moments elles en sortent et quittent la parfaite rondeur de la bulle. Bref, l'on pourrait disserter longtemps, chercher les petites bêtes mais au final, comme c'est moi qui ai la parole, je dis juste que j'aime Lonah parce que c'est beau comme un charme. Note générale: 4/5 Production: 4/5 (pour une auto-prod) Packaging: - Style: electro pop rock
maxbob

sinplement on aime

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13.09.2005

la zik bien le chant se que j'aime entendre brovo maxbob
Buba

Roooo c'est bien!

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18.04.2006

Bien sympa et planant. J'adhère totalement :)
t0ken

very nice voice

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21.01.2007

First time i have heard Lonah here i can´t believe how nice the sound listen. I will buy a new Album if Lonah would release it, really nice album.
irpyC

Trop bien, bravo mais..... c'est trop bien !

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21.04.2005

Wohh c'est trop bien (encore, encore !), et puis le piano et tout ... bravo ! Même si l'artiste est incompréhensible sur les forum... (mais ça ne change rien à la note =), et c'est quoi se "Crepuscule intro " ??? c'est super jolie et tout, et hop ça fini, comme ça, on nous met l'eau a la bouche et tout et hop... a pu musique !!! Et puis la voix est un peut égu à des moments... Sinon "Les amants de cristal " c'est vraiment ch... euh... ennuyeux (amant de cristal, lalalalala, amant de cristal, lalalalala...) dommage, c'est la cause du neuf ! (mais j'ai quand même hésité à mètre dix (donc 11 au prochain (bravo)) et puis après tout c'est en trop et non pas en moins (même si j'ai horreur de ne pas écouter un album tel que)) Encore BrAvO ! (et bravo aussi) PS: bravo
cr0vax

Magique

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06.12.2005

Très bien chanté, des mélodies envoutantes, des paroles poétique ...
drochpoud

Arrangements moyens

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23.02.2006

Critique un peu tardive at je n'ai pas pris le temps de lire toutes les autres. L'album est bon mais pourrait être meilleur. Il y a de la recherche au niveau des arrangements, mais bien souvent les instruments sont pénibles à écouter. Ils gâchent la voix et empâtent les mélodies. Exemples : Guitare (son de mauvaises pédales des années 80) et sax dans Catin d'harmonie,piano souvent... Et pourquoi faire de l'imitation de Mylène Farmer sur les Amants de cristal? Je présage le meilleur pour la suite