Rezension zu
5 rezensionen
Intro tonitruante et voix d'outre-tombe,puis,dans un demi sommeil,visite guidée d'un pays étrange.
Hymne à la bien aimée,fiévreux puis apaisé.
Entre la vie et la mort,petit trot guilleret ou pas claudiquant,grincements de porte,escaliers,petit opéra burtonien,allers et venues.
Vagues dans le bleu,ponctuation d'ivoire.
Quatre horizons pour guitares vagabondes.
Petites cavalcades,petites hésitations,petits monstres,petits mondes scintillants et fragiles.
Rêve en boucle,étoilé dehors,lactescent dedans.
Une marche,entre le minuscule et le géant,croquenote pour le Levant,un peu piano,un peu synthétique...pour partir loin!
Comme d'habitude il faut l'entendre pour le croire. Toujours aussi étrange et fantastique, mais en évolution (notamment en ce qui concerne la guitare, ce qui n'est pas pour me déplaire :-))
Sur "Time to start" je trouve un peu dommage que dans la première partie, il n'y ait pas de "vers nets", enfin la batterie fait un peu son truc de son côté et semble décalée par rapport au reste au niveau des fills. Pour le reste, c'est du Muz Pur Jus. Vraiment bien le contraste entre la première partie et la seconde, un peu plus "classique". Pour la voix, comme toujours, moi j'adhère... j'aime bien ce côté dark, cold wave. D'ailleurs elle prend encore plus d'importance sur "Springtime hymn". J'ai l'impression que la voix est plus maîtrisée qu'avant, du coup on sent un peu plus de "jeu" avec elle. Au niveau de la guitare des choses intéressantes, et ça sonne beaucoup mieux que sur les "vieux" albums ;-)
Sur "Time is now" j'ai trouvé un peu bizarre le décalage entre la percu électronique à l'arrière et la batterie dans la première partie. On nage après entre électro planante et piano bancal à la Satie. La partie finale ("In the end...") est celle que je préfère.
Avec les chansons sombres, les morceaux planants comme "Into the blue" ou acoustiques et apaisés comme "Four horizons" (ah la vraie guitare c'est quand même autre chose qu'un plugin) c'est ce que Muz fait de mieux.
"Miniatures" présente ce côté un peu Satie, doux, mélancolique ou sarcastique qu'on trouvait déjà sur "Time is now".
"Coconut's dream" reprend les choses là où "Time is now" les avaient laissées. J'aime beaucoup le côté boîte à musique et les très bonnes boucles de percussion collent parfaitement. J'aurais bien vu le morceau décoller un peu plus, aller plus loin.
La pièce de résistance "Gulliver's travels" est un bon patchwork de ce que Muz fait, s'éclater en passant de la poule à la mule, du fantastique au bancal, du planant à la robotique, du piano à l'électro. L'album se termine parfaitement sur la reprise de l'intro de ce morceau.
En conclusion, pas de déboussolement pour les gens qui connaissent déjà Muz, forcément une surprise pour les autres! Merci pour le partage!
Déjà un nouveau MUZ, tiens donc, si peu de temps après un très bon "April Foods"... On démarre en fanfare (mais non, ne partez pas, c'est une expression) avec un "Time to start" quasi punk, qui évoque la "Disenchanted overture" de l'album "Tales" ! Un peu confus rythmiquement (un défaut que l'on retrouvera dans ("Time is now") mais avec indéniablement la "patte" de l'artiste (articulation de deux parties très différentes, voix plaintive noyée dans la réverb', sons hallucinés...)
Je passe un peu vite sur les morceaux chantés, n'étant pas un grand fan du chant du sieur MUZ, même si je reconnais volontiers les progrès effectués dans ce domaine depuis quelques temps, et la personnalité de cette voix ambiance "cold wave" qui, je l'ai déjà écrit ailleurs, me fait parfois penser à Peter Nicholls (IQ).
Les ambiances instrumentales, tout à tour sereines ("Into the blue", très Floyd) ou inquiétantes ("Four horizons") sont les plat de résistance, comme d'hab'. On se demande où MUZ va chercher autant d'inspiration ! La grande nouveauté, depuis l'album précédent, c'est la guitare, sèche, distordue ou chargée d'effets, comme dans cette suite d'horizons précédemment évoquée. Bon, on a même droit aux "pains", mais ça, c'est le côté rugueux et dilettante de MUZ - ça fait partie du charme.
J'oubliais d'évoquer le très souriant "Coconut's dream", à l'ambiance très "boîte à musique", dernière respiration avant l'épique "Gulliver's travels", qui a tout du "gros" morceau prog 70's comme on aime, avec ses changements d'ambiance trippants et cette inventivité jamais prise en défaut (on y croise des errances pianistiques, de l'orgue, de l'electro, un passage keupon - bref, un condensé maison de la large palette stylistique de MUZ).
En bref, cet album est recommandé à ceux qui n'ont pas peur de découvrir un artiste bouillonnant, qui ne se censure pas : pas facile, comme d'habitude, mais l'effort que demande l'écoute de sa musique est toujours récompensé !
En général, on sait pas trop à quoi s'attendre avec le Muz. Si, on sait un peu. Toujours des trucs assez tordus, un peu de travers, pas toujours précis précis, mais avec plein de petites choses et d'idées. Bé là, c'est un peu ça. Ça part dans tout les sens tout en restant construit, même si ça saute pas aux oreilles tout de suite.
Time to start
le début réveil. Puis s'en suit un truc déjanté et stressant à moitié punk dans les coins. J'aime bien le passage plus calme avec les voix bizarres. La voix est reconnaissable tout de suite mais toujours un peu trop noyée dans la reverb. Dommage parce que je suis certain que tu as un timbre intéressant. Puis on croit que le delay ou la reverb masquent les imperfections mais ça les accentue plutôt.
Spingtime hymn.
Des accords au piano assez mélancoliques, un peu comme Sarde. Puis Muz fait sonner sa guitare toute neuve ou presque et part en vrille pour fermer la boucle.
Time is now
La suite logique du précédent, des accords rappelant les précédents. Il semble que la rythmique ne soit pas tout à fait au carré puis après une intro un poil jazzy, ça part electro, l'air de rien. La voix arrive ( encore cette foutue reverb.........). Les ambiances varient. Ça part en brioche. J'aime bien la partie finale et le son de nappes un peu vocodérisé.
Into the blue
Des nappes avec un son genre Elka pour ceux qui s'en souviennent. Elka rhapsodie, tout une époque.......J'aime les petits arpèges qui se dégagent. Belle intro. Ah bé c'est déjà fini....Un interlude, quoi.....
Four horizons
Guitares zacoustiques zé électriques.....l'acoustique cogne un peu mais bon, pas facile les prises de sons acoustiques, hein......Ça sonne comme une série d'impros dont tu aurais gardé les meilleurs moments. Un collage. Mais certains passages sont sympas.
Miniatures
J'aime pas trop les errances pianistiques solitaires, même par un grand pianiste. Alors là, j'ai un peu de mal.
Coconut's dream
Je le connaissais déjà de tonspace, celui là. L'enchevêtrement des séquences est bien foutu, et les nappes enveloppent bien le tout. La rythmique est bien aussi, d'ailleurs.
Guliver's travel
Je connais Duke's travel, pas celui de Guliver. Pas le même genre, à vrai dire. Après un début cool, la guitare plus que grasse vient ramoner la tuyauterie. Pour un retour vers le piano pendant quelques secondes, et un démarrage sautillant électro, puis re-piano encore puis ça resautille. Pas facile à suivre, le garçon. Pas le truc qu'on chantera sous la douche.
J'aime bien l'arrivée de la guitare vers 7'. Le piano revient vers 9', un peu lourd puis on repart dans le son de synthé pur et dur. Ça alterne comme ça jusqu'a la fin puis les nappes reviennent un peu comme au début, sans l'orgue.
Muz sait ce que je lui repproche, c'est à dire un peu un manque de rigueur sur le son et le "cadrage" de certaines parties. Il me reproche grosso modo l'inverse, c'est à dire de vouloir trop en faire ou trop net ( selon mes moyens et mes compétences bien sur) et de pas me laisser aller suffisamment. Et surtout d'être trop lent .
Ceci dit, Time & travels est un album touffu et souvent bien foutu. Du Muz en forme. En forme de quoi ?
1. Time to start
Wow, ça c'est un départ ! De 0 à 100 en une milliseconde ! Les arpèges de synthé ont un côté Phil Glass 80s (aussi dans la suite harmonique) et la voix d'outre-tombe, combinée aux percus survitaminées, fait merveille. Quand ça se calme avec les clochettes, ce serait parfait si les 't' ne passaient pas si mal dans la réverb. Peut-être est-ce un choix artistique, après tout. A part ça, s'il y a un classique ici, c'est bien "Time To Start". Et c'est parfaitement jouable live. Ah et la guitare torturée ajoute du piment.
2. Springtime hymn
J'aime le clavier obsédant qui soutient la voix caverneuse, le tout enrobé d'une batterie tempétueuse. La guitare destroy n'est pas dégueu non plus. Et jolie finale paresseuse.
3. Time is now
L'intro bancale pourrait presque évoquer un Magma proche du coma éthylique, avec en prime la voix qui plane comme une incantation. Juste au moment où je m'attendais à entendre un poème kobaïen, c'est un synthé presque acide, sorti de la noirceur des groupes indés du début des 80's, qui pousse la voix du Muz comme un équipage pousserait son chef à sauver le navire. Le tourbillon fini, c'est un piano volontairement (?) hésitant, évoquant un petit garçon répétant avant l'arrivée de son prof de piano. La porte claque et l'ambiance redevient glauque: le prof de piano fait les gros yeux. Du bruit dans l'escalier et Muz nous sort la compil "The best of electronic music" et termine la pièce sous un rythme technoïde.
4. Into the blue
Jolie nappe et piano. Faut bien respirer. C'est un paysage qui s'affiche. On prépare les champs de blé pour "Four Horizons"...
5. Four horizons
Quatre horizons et deux guitares: une électrique destroy et une acoustique dont la lourdeur me plaît plutôt bien. Puis ça devient plus léger, les scouts dansent autour du feu. Puis ça s'accélère (ils s'enfuient quand ils savent que Mr Le Curé est en chemin pour leur réciter Urbite et Orbite). En fait cette petite épopée de guitares est une très bonne surprise. L'idée n'est pas loin du "Black Mountain Side" de Led Zep. Ne manque plus que le tabla. Champêtre.
6. Miniatures
Comme un concert des années 70, chacun fait son solo: après la guitare, c'est au tour du piano. Le côté bancal passe moins bien que dans "Time is now". Mais les idées sont toujours intéressantes. En fait c'est parce que les idées sont bien que l'ambiance cours-de-piano passe moins bien. Ce qui serait top c'est que tu joues cette "Miniatures" sérieusement, ou que tu confies la tâche à un(e) pianiste pro. Ce serait d'enfer.
7. Coconut's dream
Joli titre et musique qui, dès lors, prend le goût de lait de coco. C'est l'exemple de ce que j'appelle "cute music". La musique qui a le goût de bonbons.
8. Gulliver's travels
'Gulliver's Travels/Gulliver's Ends' ? Intro très dissonante pour un morceau complètement muzien dans son approche. Vlan, on vire carrément heavy-metal. Que va donner la voix ici ? Dommage, pas de chant. Le piano revient, avant de laisser la place à des percus séquencées du plus bel effet. Oh, le piano c'est comme les oignons de Maïté la cuisinière: on les fait revenir alors qu'ils n'étaient pas partis. La compile "The wonders of Electronic muzik" revient aussi avant de laisser la place à une b-à-r, celle dont Ant ne se sert plus depuis son album "1984". Là le piano hésitant donne une belle palette de couleurs. Très réussi ! Ah, la gratte acoustique. Aussi un beau moment. Puis aïe, la leçon de piano fait son retour, là on s'essaye à du Emerson, ça va pas, alors vite on ressort le séquenceur du frigo (il s'y était caché avec les oignons de Maïté). Puis quoi, c'est fini ? Ah, monsieur le curé a avoué ses crimes. Les boy-scouts peuvent respirer. Enfin... pas vraiment. C'est que le procès s'est déroulé (comme dirait Jason Derülo) sous le Haut Patronage de Sa Merderie le juge Burre-Gow, et ce dernier à décidé d'envoyer quelques innocents de plus à l'ombre. (par avance, je m'excuse auprès de Muz de salir son album avec d'aussi abjects personnages que le très petit juge et le chanteur de arèneubi le plus soporifique depuis, oh, au moins Usher. Mais j’ai évité de parler du mariage de Benoist Hammond et de Marine Nationale Le Pène, tu auras remarqué.)
Pochette: Muz se met à la gravure.
Album: Bien qu'étant parfois un peu dubitatif quant au piano à la bancalité mal assumée (à mon avis d'auditeur), je trouve l'ensemble excellent et assez cohérent. S'il y a vraiment un album de Muz à écouter, c'est celui-ci. Ou bien mon avis est biaisé, ou bien tu t'améliores à chaque sortie. Ou alors un peu des deux.