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Lonah
 
 

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Fresh Body Shop est un de ces groupuscule nantais qui semble faire partie de cette minorité d'artistes qui, refusant de comprendre comment tourne le monde et les machines à sous cosmiques, se paie le luxe de trois albums disponibles sur Jamendo. Préter l'oreille sur make this end, troisième opus des garçons en question, c'est assurément partir pour un bon retoilettage des esgourdes qui ne peut faire que du bien.



Decrassage d'oreilles, donc. Dès le premier titre de l'album, le ton est donné. On prend des guitares un peu crades decomplexées et passablement survoltées, on adjoint un batteur et un bassiste qui se paient le luxe d'être juste excellents, et on jette là dessus un chanteur confirmé à la voix légèrement sous saturation encore qu'heureusement, aucune legislation n'a pour l'instant limité l'usage de disto sur les emission humaines. Et ça marche plutôt bien, et même doublement bien. Typiquement le genre de groupe qui donne très vite envie d'aller les voir en live, à ceci près que l'album dégage déjà à lui tout seul une énergie et une vitalité forte. Une impression de retrouver le produit de la coppulation des Red Hot aux premiers jours du blood sugar sex magic et de Franz Ferdinand. Autant dire que ça passe et que ça passe bien

Le jugement est moins innocent qu'il pourrait n'en avoir l'air. Des groupes de rock un peu énervés, il y en a une tripotée infinie en France et ne serait-ce qu'une dizaine dans mon évier. Des groupes de rock un peu énervés parfaitement en place et réellement efficaces, il y en a déjà beaucoup moins. Mais des groupes qui ajoutent à cela des riffs entraînants et musicaux en les mélangeant avec succès et violence, c'est déjà beaucoup plus rare

A ce titre, Candid, 2° titre, peut être sans rougir qualifié de tube, avec un riff central de gratte qui vous emporte l'intestin frèle au niveau des oreilles (voir fig. 1). Même jugement pour demons asleep sur lequel la guitare vous emporte dans un premier temps la prostate danser au niveau des cervicales (voir fig 2) pour ensuite laisser un synthé gras et lourd vous étaler les glandes hormonales en fines tranches au niveau de l'estomac (voir fig1 à l'envers). Idem pour Angry Machine qui lui a probablement été concocté par le creusement d'un tunnel entre Nantes et Albion le temps d'aller kidnapper et torturer les Franz Ferdinand sus-cités, et sur lequel on se souvient de ce que c'est qu'un vrai bon bassiste, chose qui nous échappe d'ailleurs parfois.

Juste histoire de se masturber les orteils, on peut donner quelques très legers bémols, deux en particulier qui décoivent un peu en regard du reste de l'album : la voix d'une part qui est parfois un peu trop discrète, qu'on imagine écrabouillée par les roulades des autres musiciens. Et (surtout histoire de faire chier), la batterie que l'on aurait à de rares moments envie de gaver de tranquilisants le temps de quelques mesures juste histoire de baisser le rythme pour le relancer ensuite

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VS - VS

VS

VS

02.11.07

VS, donc, c'est un groupuscule parisien qui offre ainsi son premier album sur le réseau l'air de rien, et c'est aussi mine de rien une petite claque sonore à se prendre pour ceux qui ne l'ont pas déjà fait. Une pop-rock cousue de quelques rythmiques électroniques(3), surplombée d'une voix incantatoire(4) qui prend assez vite les oreilles de l'auditeur en otage(5) pour entraîner le sus-nommé auditeur par les sus-citées oreilles dans un univers assez fascinant.

Pourtant, à la première écoute, peu de surprise, on imagine facilement un bébé Muse de plus assez languissant et bien produit. Mais force est de reconnaître que VS va au delà du groupe-bis et dispose d'une identité à lui touchante et de qualité, et que l'on s'absorbe assez vite dans le rèveries proposées par le groupe et à suivre les harmonies qui tombent les une après les autres avec plaisir.

Un titre comme Disease, par exemple, très épurée guitare et voix, vous saisira délicatement par l'orteil pour vous offrir un voyage dans un coton mélancolique(6). On peut aussi laisser l'excellent Reverse poser son ambiance électronique l'air de rien, peu à peu, pour ensuite décoller sous les assauts d'une guitare électrique, guitare dont on s'amourache d'ailleurs très vite. Le plus délicieux étant que l'alliance des ambiances rythmiques électro et de la configuration plus générale rock est ici réellement réussie. On saute dans Unknown d'ambiances lourdes et pesantes électroniques à des explosions saturées(7) violemment maîtrisées (8)

Deux bémols tout de même, tous deux naturellement subjectifs mais votés à l'unanimité par mon panda en peluche et mon chat, à l'écoute répétée de VS. Premier bémol pour la voix. Non pas dans sa technique ou sa qualité, mais plus dans l'impression retenue de ce qu'elle suit toujours les mêmes formes de lignes de voix, d'un morceau à l'autre. On aurait parfois envie de la secouer un peu qu'elle s'énerve plus, qu'elle se déchire réellement en brisant sa confortable réverb. Deuxième bémol sur cette impression dont on arrive pas réellement à se détacher, à savoir d'avoir déjà entendu certaines choses mille fois, ce qui est d'autant frustrant que nombreux thèmes sont puissants et originaux. On sursaute ainsi parfois du plaisir à un léger agacement, mais ces sursauts s'oublient assez vite devant la qualité du travail et surtout, l'idée que ces gars là n'en sont qu'à leur premier album. Autant dire que le second devrait être assez bourrin.

(3) : bzit bzit
(4) : hou hou hou
(5) : mais nous sommes solidaires de nos camarades, faîtes pas chier.
(6) : Ca va. Moi aussi, quand j'étais petit, je voulais chroniquer dans les inrocks, chacun ses tarres.
(7) : overdrive is good for you. Eat more overdrive
(8) : "violemment maîtrisée" : comprendre : qui fait crash sans faire mal aux oreilles. Exemple : "Aujourd'hui, gérard a violemment maîtrisé sa belle mère".

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Silence - L'autre endroit

Silence

L'autre endroit

18.10.07

Silence fait partie de ces artistes qui quelque part imposent l'air de rien un véritable univers, sonore et musical, à ceux qui viennent perdre leurs oreilles sur ses disques. Travail d'orfèvre électronique, la musique de Silence est de celle qui n'ira pas chercher l'auditeur par la main. Electronique et instrumentral uniquement, nulle voix ne venant suggérer un sens, L'autre endroit est une invitation à la rèverie consumée, une série de montages délicats et d'architectures sensibles, affinées dans ses moindres recoins. Violent d'une colère glacée et figée, touchant comme un souvenir curieux, il s'agit d'un petit trésor harmonique comme on en voie peu sur la scène libre comme la scène luisante.

Un morceau comme Réalité fait ainsi penser à un Yann Tiersen que l'on aurait enfermé quelques nuits sans lune dans une salle remplie de machines et de synthétiseurs. Ambiances aiguisées, mécaniques et rythmiques, sur un thème simple au piano accouplé à un violoncelle de passage, qui entraînent une histoire que l'on devine moins évidente, une histoire fragile que l'on ose que contempler. De même pour Experience, triste comme un regret oublié, qui laisse un conte s'installer délicatement le temps de le goûter.

Il y a une sorte de tristesse calme dans les morceaux de ce disque, couplé d'une violence dérangeante de par son côté glacé, figé. Les sentiments sont comme mis en cage dans ces morceaux. Pas de grande montée, ni de coup direct, ni de révolte mise grossièrement en avant. Ce sont des univers que l'on pénètre lentement à la condition de s'y perdre. Particule, ainsi, est une chute infiniment longue et apaisée, qui précède cette putain de petite merveille qu'est Larmes, une sorte d'opérette magique qui vous agrippe les trippes une à une pour vous accrocher jusqu'à sa fin.

Ajouttons, pour finir le tableau, que l'artiste laisse ses oeuvres sous licence Art Libre, à savoir qu'il autorise toute copie et/ou modification de sa musique, que sont visibles sur son site photographies et travaux graphiques touchants, et je voie réellement peu d'excuses de ne pas aller le télécharger à l'instant.

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héhé, l'album en soit est un vrai plaisir pour les oreilles. Les ambiances sont soignées et parfaites, de vraies énergies, pris beaucoup de plaisir à masturber mes oreilles là dessus. Peu de titres mais je n'ai pas encore perdu mon cerveau sur le deuxième. La seule chose qui parfois m'empêche de profitter vraiment des morceaux est la voix, qui (attention très subjectif) me semble souvent en décalage du point de vue sonore. C'est sans aucun doute un choix des artistes, mais je suis choqué (c'est peut être voulu, ça aussi, mefions nous) que la voix n'ait pas été plus travaillée comme son.
Sinon, c'est une très bonne découverte, à la votre.

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Chrysalide - Après la chute

Chrysalide

Après la chute

09.12.05

Je suis assez partagé par cet album, en fait. Contrairement à beaucoup d'autres, j'aime en effet beaucoup la voix, même si je ne qualifierais pas cela de post-rock mais bon, les petites cases, on s'en fout. Il y a pas mal de puissance là dededans, je veux dire, une forme de puissance sourde assez poussée et lancinante, une volonté de laisser planer les accords et les ambiances avec. Et cela, j'aime beaucoup. Par contre, (et ce très subjectivement), j'aime moins les musique que je trouve assez monotone. Je ne doute pas que ce soit voulu, mais c'est vrai que cela fait que j'accroche moins que ce que j'aurais pu faire, avec des mélodies plus riches. Mais bon, tout ça tralala, c'est entièrement subjectif, et on ne peut absolument pas ôter à l'auteur de ces morceaux une réelle sincérité (et donc un réel talent) qui, de lui même, force le respect.

Ha, et je suis fan du travail graphique, aussi. réellement.

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DIY-note - Ruptures

DIY-note

Ruptures

08.12.05

Musique à commater, musique à s'endormir en rêvant bêtement, cela fait un certrain bout de temps que j'écoute ce disque et j'ai quelque mal à m'en lasser. La travail sonore est parmi ce qui se fait de mieux à mon sens ici bas sur jamendo. De vrais ambiances, on sent beaucoup de temps passé sur ces harmonies et c'est un vrai plaisir. Les samples sont utilisés avec finesse, ha je suis jaloux.

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Bon, je sais que je fais dans l'hérésie, j'avais un peu peur que ça fasse réaction à Coco bel oeuil. Réécoute. C'est dans les oreilles. Bon. On va se faire taper dessus, j'aime pas beaucoup.

Soyons honnêtes, le son est excellent, excellent zicos, le tout est merveilleusement en place, à ce niveau là, c'est parfait. voix de grande qualité. Bien, j'ai assuré mes arrières. Subjectivement, ça ne me touche absolument pas, je suis très très désolé, surtout les textes. Question de goût encore une fois, ne me tapez pas dessus s'il vous plait.

Par contre on entend très bien les guitares

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Yavait un gigantesque gros bout de talent sous mon nez et j'ai mis un paquet de temps à le voir, bordel de Dieu, je m'engagerais volontiers à me flageolasser quelque temps en pénitence. On y a mis pas mal de mélancolie et de sourires perdus, rajoutté un certain humour, celui qui fait sourire bêtement là. Et c'est une petite merveille, qui se prend avec des pincettes entimentales pour se savourer doucement en souriant. ohého, je profitte de la lucarne entrouverte par l'étalement de mon plaisir à écouter cela pour demander si l'auteur de ces harmonies s'intersserait un jour à une collaboration...

Avec tout ça je vais me coucher de bonne humeur vous allez voir ça

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Silence - Encre

Silence

Encre

16.08.05

Et merde, voila sans doute le top jamendo de l'electro avec sans êtres concurrents mon potau Binary Mind et Hertz... La réalisation est excellente à m'en rendre jaloux, le tout a une sensibilité vraiment poussée et des sonorités originales. C'est assez rare que je flashe aussi vite sur de l'electro, plus encore que je prenne aussi vite plaisir à me repasser les morceaux. Hormi Mort qui m'a peu touché, le reste est une parure de bijoux et je fait des jolie zimages si je veux parceque je suis un poet. C'est digne du bon massive attack et que les fanatiques que pareille affirmation hérissera aille se faire couler le cerveau, je m'en branle.

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1° Vous êtes stupéfiés à un point réellement honteux

2° Vous avez dépassé le stade des degrés humoristiques et émergé dans une sous suite d'équivalent en parfait bijection avec Z/2Z

3° Vous n'avez aucune fierté

4° Votre esprit pervers est VRAIMENT dévelopé

Dans cette conjonction là, vous adorerez (ou pas) manatlan. Hem. Je vais perdre toute crédibilité là c'est sûr

 

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