| 1 | The Electric Something | 4:14 | ||
| 2 | Antibody | 3:22 | ||
| 3 | Lungville | 4:33 | ||
| 4 | She... Disguised As The Worst | 2:05 | ||
| 5 | I And Surrender Me | 3:49 | ||
| 6 | The Grin | 4:29 | ||
| 7 | City Is Mine | 5:39 | ||
| 8 | The Octopus Song | 3:19 | ||
| 9 | Hands for The Bull Ivy | 11:43 |
AUTOPROD
Je ne sais pas si c'est l'intro sombre et menaçante de ce Lungville ou le nom du groupe qui m'ont immédiatement mis sur la piste d'Oxbow et de son chanteur/violeur Eugene Robinson. Sûrement un peu des deux. Le lent et lourd métal qui suit, ce serait facile de le mettre dans la catégorie des groupes qui ont bien digéré les premiers Melvins, mais largement insuffisant, car Ultraphallus va bien au-dela de la simple imitation, racontant des histoires deglinguées et inspirées par une obscure théorie de contamination masculine (hè?). L'ensemble de l'album est tout aussi noir et malsain, chargé de violence et interprété gros chibre en main, pour vous déboucher un peu plus que vos oreilles sales. Le bon point revient au chanteur, dont la voix légèrement en retrait dans le mix est possédée et originale, bien au-dessus de ce que font la plupart des crieurs de nos groupes modernes, et ce malgré un anglais souvent limite.
U. vient de Liège et je n'avais pas entendu un groupe belge aussi convaincant depuis Quetzal. C'est leur deuxieme disque autoproduit et ils sont à la recherche d'un label, de dates de concerts... The usual shit.
Voici leur site pour en savoir un peu plus. Ce disque est beaucoup plus qu'encourageant, j'espère en entendre plus et très vite.
Pas de rock'n roll basique et simpliste, tout est dans le doigté du contre-temps et du riff tordu à la Melvins. C'est certainement la première référence qui nous viendra à l'esprit. Mais ce quatuor liégeois est très loin d'être un clône des 3 givrés d'outre-atlantique.
Pour être tout à fait franc, le premier truc auquel j'ai pensé en écoutant la musique d'Ultraphallus était d'ordre littéraire: le sublissime mais douloureux "Voyage au Bout de la Nuit" de Céline. L'ambiance est tantôt moite comme un mauvais trip en territoire africain pendant la période coloniale, tantôt glacée comme une journée dans les tranchées de la somme en 1917 avec la peur au ventre. Ultraphallus explore les tréfonds de l'âme humaine sans retenue dans un style rythmique détonant avec des salves à caractère télégraphique non conventionnels. Ne comptez pas sur le chant pour vous rassurer dans cette noirceur impénétrable!
La gratte est lourde et dissonante. La basse est distortionnée mais dessert subtilement le jeu de batterie aux poignets bien raides. Et c'est tant mieux! La frappe est nette et limpide dans un monde de chaos et d'incertitude. Leur doom/sludge/noisy est un superbe exercice de style à l'écoute de leur dernier album Lungville. Et ceux qui ont accompli le voyage en ce vendredi 4 novembre dernier à Bellefontaine ont pu en avoir plein les yeux et les oreilles! Nous suivrons de près ces 4 Liégeois talentueux.| Genre | hypnotic noise rock | ||||||||||||||
| Release | February 01, 2006 | ||||||||||||||
| Published | February 21, 2006 | ||||||||||||||
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