Debout au bord du vide à la proue du navire,
Les yeux clos à demi par l'or pâle des grèves,
Qui éblouit sans fin le ciel et l'inconnu,
Divaguer dans les cieux le cœur drapé d'écume,
A vaciller d'ivresse écoutant des histoires,
Importées d'Orients, d'Indes ou d'Amériques,
Un reflet de soleil habillé d'algues bleues,
Perdu dans le regard, humant avec délices,
Les langueurs océanes s'exhalant des calices,
Jeter toutes les cartes, naviguer aux étoiles,
Se pâmer de vertige dans les parfums de thé,
de cafés et d'épices, larguer toutes les voiles,
Rêver et s'endormir aux lèvres des Sirènes,
Et ne jamais mourir sur son rêve enlacé.