Voici un album qui effectue la synthèse entre "Esquisse" et "Immersion 54". C'est un travail de studio alliant programmation (basse, batterie) et prises live (guitares , Fender Rhodes). De l’instrumental donc fusionnant rock, jazz, latin, funk, musique orientale et classique. J'utilise toutes mes guitares sur cet album: folk, électrique, fretless, nylon et midi.
Tempête sous le crâne : Du pur jazz-rock avec une alternance de différents feelings rythmiques. On passe du binaire au ternaire (partie swing). L’orchestration est évidemment beaucoup plus dense que sur le titre LIVE. Le thème est très chantant, (d’ailleurs live je chante le thème à l’unisson). Harmoniquement, à part un passage modulant après l’exposé du thème, le morceau oscille entre deux tonalités assez éloignées (Cm et F#m) et n’en change guère. J’adore improviser sur ces structures bi-modales. Les cuivres ont été enregistrés avec ma Godin multiac midi.
Dim stuff : Le morceau le plus original et le plus ambitieux selon moi. Le plus planant aussi. Pour l’intro j’ai utilisé ma godin pour les nappes de synthé et les percus. Tous les solos et thèmes sont joués à la guitare fretless. J’utilise parfois un E-bow pour les sons flutés. La guitare acoustique est une Takamine. Le Rhodes est pour beaucoup dans le climat étrange de ce morceau.
A night in istanbul : Du rock neo-classique ! Ici point d’impro, tout a été écrit (à part quelques solos). Une oreille affutée pourra reconnaître des citations ci et là : la Toccata en Rem de Bach, des plans Malmsteeniens et même le thème de « My prince will come ». Un morceau fun à jouer « live » mais gare aux plantages car le tempo doit être maintenu solidement à 105. Au delà, certains de mes plans ne passent plus proprement. Le solo au synthé a été enregistrés avec ma Godin multiac midi.
Blue Lagoon: Une référence au film « La créature du lagon bleu » . Effectivement on ne sait jamais ce qui se cache sous les eaux limpides. Musicalement c’est une bossa avec un thème très simple qui dégénère en quelque chose de plus inquiétant. C’est le morceau que j’ai eu le plus de mal à finaliser. Nul doute qu’une interprétation LIVE devrait le bonifier.
Un grand merci à Francis Théron pour sa contribution. Le Rhodes c’est lui !