Dieu sait si pourtant je n'aime pas trop la house-jazz, qui n'est pas le jazz-house, le cas ici. La différence entre les deux est que le premier NE DIT RIEN mais avec chic; l'autre DIt, salement ou proprement, mais avec une âme. Je ne sais pas si je vais garder, pour les trois premiers et l'avant-dernier titre (c'est à dire 4/6), mais c'est très certainement le haut du panier, dans le genre, mais peut être aussi en dehors.
Deep 2 am : D'un très haut niveau de production, ce titre est d'une solidité remarquable malgré son côté futile que le genre encourage beaucoup. Tout simplement parce qu'il y a beaucoup de sons et peu de samples identifiables en tant que tels. Sauf que sur six minutes et quelques...
Lost : C'est un peu répétitif mais quel soin dans la fluidité, la transparence, l'esthétique d'ensemble ! Presque scandinave. De l'ambient parfaite, quand on explore les salons de thé comme la jungle.
jas : C'est moins convaincant parce que c'est à base de rythmes et quand c'est répétitif là-dessus, dans ce genre là... Mais les samples de claviers jouent par contraste par moment; la qualité esthétique et technique est toujours classieuse. On ne s'ennuie pas en fait parce que le titre s'enrobe vers la fin d'une façon très lumineuse.
the eye the sky : C'est un titre très ambitieux dans l'intention. Le problème est qu'il part de peu et fini par balancer des sons par lassitude, parce qu'il n'y pas de construction, même succincte, peu évidente et lente. On croit souvent que c'est pour les petits morceau qu'il en faut une, alors que c'est l'inverse en fait, selon moi. Ceci dit, dans le dernier quart, les effets de décalage et d'empilement font passer la pilule.
Very late : On a du mal à retrouver l'esprit des premiers titres mais, tout de même, c'est assez dingue et il y a un saxophone... Et rappelons cette très bonne qualité de production. Quand le titre trouve sa vitesse, c'est redoutable et avec de l'âme qui plus est.
The oval room feat. Syncopator : C'est dans la moyenne du reste.