Pour son énième album, on ne peut même plus les compter..., des titres d'albums à n'en plus pouvoir, cette bonne vieille branche d'ADC level revient aux grandes heures de "Synthétiseur 4". Armé de son increvable banque de samples, l'auteur prétend inverser les courants neuronaux dans un "Big mac sauce chinoise". Le résultat est aussi peu nutritif qu'un nuggets. La dite trance, loin de m'envahir, me hérisse les poils des bras, et c'est, en dix secondes d'écoute, un incommensurable ennui qui me gagne. Les boites à rythme, de quels malheureux logiciels sortent-elles, saoûlent jusqu'à la nausée, et c'est dans un grand bain de vitreuse nostalgie que je me vois là, recevant de la part des mains tremblantes d'une pauvre vieille tante mon premier "Synthétiseur 5". Autant dire que c'est d'un ringard à toute épreuve. Je ne veux ni d'un Mc Bacon..., ni d'une sauce barbecue. Tout ceci est aussi insipide et navrant qu'une tomate qui pousse dans du polystyrène. C'est rapide, mais encore trop long, c'est pas cher, mais encore bien trop, et il se trouve qu'il n'en reste rien. C'est une véritable offense à l'Asie que vous nous présentez ici, Mr. ADC. Vous n'avez même pas conscience de ce que vous faites, et c'est bien dommageable pour toute la communauté électro. Je serais vous, je quitterais le libre, et s'il vous reste un semblant de considération pour vos prochains, essayez de peser la honte odieuse qui doit se trouver en vous: tout ceci ne fait que m'exaspérer encore plus. C'est à cause de gens comme vous que des gens comme moi en finissent.