La Pologne s'affirme depuis le début du siècle comme la nouvelle patrie mine d'or du progressif sous toutes ses formes (quoiqu'essentiellement planant).
Ce rock polonais n'est pas franchement planant mais plutot sombre et complexe, notamment sur le plan rythmique ce qui fait immédiatement soupçonner une nette influence crimsonienne. Les dissonnances sont plutot bien gérées, un peu à la manière d'un Steve Howe sous Ritaline, preuve qu'hyperactivité et concentration ne sont pas incompatibles.
Le grand gagnant sur cet album n'est certainement pas le football dont les membres semblent raffoler (foot et prog ne sont pas non plus incompatible apparemment) mais plutot le guitariste qui étend son spectre sonore de façon habile mais parfois trop proéminente.
Hélas, hélas, une certaine anarchie instrumentale, fièrement revendiquée, vient ponctuellement gacher ce qui aurait pu n'etre qu'une bonne surprise. Cette nouvelle mode à la Mars Volta va meme jusqu'à mener la délicieuse complexité vers une regrettable cacophonie, le tout à grand renfort de processus electro à type de boucles rythmiques et de désagréable synthés en tout genre.
Dommage pour le plaisir mais bravo pour l'originalité...



