Bonjour Missancha, bonjour Guyom,
Tout d’abord, je vais m’attarder sur la voix et surtout celle de Missancha. La fragilité d’une première, n’est pas évidente.
En tout cas, moi, je pense que ce n’est pas une première. Je suis à peu près certain que tu as toujours fredonné. Pas devant un micro, d’accord, mais certainement que ton instrument s’est formé dans ta chambrette où ton organe vocale s’exclamait en ‘let it be’ certainement timide, pour ne pas effrayer les voisins. (Rire).
Non… ! Missancha tu peux les pousser tes syllabes mélodiques, je crois que les voisins viendront sur leur terrasse pour apprécier. Le père s’installera une clope à la main avec une petite tasse de café devant lui. Il chuchotera à son épouse :
- Elle chante pas mal la petite d’à côté. Hein… !
Et… ! Elle, les yeux écarquillés, rentrant les lèvres d’étonnement hochera la tête d’un ‘oui’ plus qu’affirmatif.
Je crois même l’avoir entendu crier au enfant.
- Fermer la radio. Hé ho ! Éteignez moi cette radio, s’il vous plait… ! Bon marc, Jéééérééémmyyyy ! Merde… Alors, y en a pas un qui est foutu d’entendre. Oh OOOh……..
- Ah…. ! Marc. Tu te grouilles. Hein ! Ferme la radio, on peut plus entendre chanter la voisine avec votre vacarme.
Et oui missancha, j’aime vraiment le timbre de ta voix et comme tu vois je ne suis pas le seul.
Un petit fil éraillé (rauque) sur fond de grave, tout ce que j’aime. Et…, à certain moment des médiums bien prononcés, histoire que l’on comprenne le texte.
Joli mam’selle (dame), toute l’émotion passe juste ce qu’il faut avec ses vibrantes fins de mots. Le tout n’est pas encore bien maîtrisé, mais mes gourmandes oreilles se fondent en feuilles de choux, (pas fleur), mais vert et ont l’air d’être contentes. L’incertitude frétillante rend aux textes la juste vérité de ses fêlures.
Alors Guillaume, l’histoire d’amour, c’est celle là. Celle qui vient, celle qui arrive. Elle n’est pas très loin, elle est là… ! Une seconde plus tard et ce partage n’aurait pas existé. Missancha n’aurait peut-être pas chanté sur tes musiques. Imagine ‘All the people’ ce qu’on aurait raté tous les deux… ! Une union musicale qui avance sans se retourner l’espace de 5 chansons. Qu’est ce que ça fait du bien ! Hein !
Ce partage ‘amicalementmusical’.
Bon tu sais ce que je pense de ta façon de chanter, même si ta voix est un peu plate et quelque peu intérieure, j’aime beaucoup la simplicité avec laquelle tu fredonnes (chantes). On te sent suspendu aux cordes de ta basse recherchant l’harmonie parfaite pour faire naître des mélodies très pertinentes voire complexes.
Alors tu m’as posé une question vis-à-vis de Maya de Luna.
- Bruno, tu donnes toute ta musique à Maya. ‘Tcha, Tcha, Tcha’, etc.
Et non, je n’ai rien donné, car les moments que j’ai passé en sa compagnie ‘internetalien’ m’on procuré un plaisir fou de partage musical et humain.
Tu vois l’aboutissement de votre album restera gravé comme une image positive et peut-être qu’au travers de vos héritiers, cet opus vous survivra….
Bon, revenons à la musique.
Je ne vais pas m’éterniser sur chaque titre, ni faire des comparaisons.
Je trouve l’ensemble de l’album bien construit. J’aime beaucoup le jeu ‘bass, drums’. Les textes sont superbement écrits.
Comme la signature de vos deux noms est inscrite en dessous de chaque titre, je me demande qui a fait quoi.
En tout cas, je crois que les textes te ressemblent Guillaume, même si c’est Missancha qui les a (peut-être) signés. Sans doute que vous avez la même sensibilité, la même manière de voir les choses et on sent une très grande, voire bonne complicité.
Voilà, c’était mon commentaire.
Et maintenant ma critique. Aie !
Non, je rigole… !
Une petite critique quand même. Bon ! Allez, c’est bien que c’est vous hein… !
Juste que l’harmonie des deux voix dans ‘Like a fab four’s song’ se désaccorde de ‘secondes en temps’ pour ne pas dire de temps en temps. Enfin, il me semble, mais, qui détient la vérité. Hein ! Certainement pas moi, alors avant de dire des bêtises, je vais m’en aller… Rêver, encore et encore, en me disant :
- alors là… ! Le dernier titre, je l’aime beaucoup et ce pour le climat musical souligné d’orient et le texte, suspendu aux notes lancinantes ‘Gilmouriennes’, se sucre d’un souffle au combien ravageur quand il franchit les lèvres de Missancha.
‘Voyage virtuel’ ‘Voyages immobiles’ Voyage perpétué par des yeux sans visage. L’évasion s’envisage et moi aussi j’aime la mer émeraude et le sable blanc.
Bravo et bonne continuation. Je suis certain que le prochain, s’il y en a un. Sera….. !!!!!!!
Bises à vous deux, Bruno



