Ca s'écoute, peinard, en fond sonore, un soir aux alentours de 21h37. Pas avant. On dirait une bande-son pour jeudis aprés-midis de patronnage monochrome, un opus pour scouts post-pubères. Second degré ? Dada n'est jamais trés loin. "Un disque lumineux, mystique et tout en harmonie. De véritables cantiques, aux mélodies délicieuses et aux paroles métaphysiques, transcendant l'âme des demeurés. Un disque somptueux et rassurant". C'est Donna qui le dit. Ca s'écoute peinard, sans intellectualiser outre-mesure, sans chercher au-delà des apparences, tandis que se révèlent naturellement les références, éclectiques : du sixties et du seventies, des racines profondes et solides. "Jardin de lumière" : dylanesque. "Ton amour est grand" : ledzeppien. Invités sur l'album, un violon, et la voix d'une Hardy, peut-être, d'une Nico, surement, comme pour velvétiser l'affaire. Un zest de Gérard Manset dans la lead vox, gage de qualité supplémentaire, vient clore le tout. Un disque surprenant à mettre entre toutes les oreilles, et qu'on peut se procurer, pour de vrai, sur le label parisien "Le Grand Téton".