Effectivement, la question que je me pose est de savoir quelle est votre démarche en réalisant cet album...Cependant, la musique, ou même l'art en général, est-il si sérieux, si important, qu'il puisse engendrer des réactions si violentes? Faut-il intérdire la médiocrité? Et quand bien même, qui serait en position de juger?
Ne parlons nous pas simplement de liberté d'expression?
Je pense que les crtiques(constructives), qu'elles soient bonnes ou mauvaises, sont toujours utiles si, et seulement si le respect prime. Enfin, je finirais par une petite note positive en rappelant qu'il vaut mieux une mauvaise réaction, aussi véhémente soit-elle, qu'une absence totale de réaction.
P.S. Une petite explication sur la signification de cet "album" ne serait pas de trop.
L'Internet est-il une poubelle? C'est ce qui apparaît après apréhension de cet album, d'autres, et de l'expérience quotidienne de l'Internet. A quoi bon? Oui, à quoi bon se fatiguer à naviguer, à chercher, à s'user les yeux sur un moteur de recherche, à tomber sur 99,5% de "bruit", c'est à dire de réponses inadéquates, bref, l'Internet est-il un grand merdier? On ne peut que s'effarer devant les centaines de millions de pages qui sont créées chaque jour, et ce, on se le demande, à des fins obscures, voire tout à fait inutiles. Chacun veut sa page, tout veulent leur nom dans Google, chacun veut avoir son blog, sa communauté perso, son réseau d'amis, et tout ceci à une seule fin, celle de vivre dans l'ère du temps, celle du WEB 2.0. Tout ceci est une honte. C'est à l'effondrement des savoirs et de la qualité que l'on assiste ici, et ces "Tarzan et les décolonisateurs" en sont la preuve parfaite. Il n'y a absolument rien à retirer ici. On n'y trouve qu'un son exécrable, des sopalins mouillés de foutre et des vieilles épluchures de pomme de terre. Pauvre de nous. Pauvre de la communication. Pauvre du XXIème siècle. Pourtant, elle n'est pas si loin, l'époque où les grands auteurs faisaient la loi. Autrefois, les porte-parole faisaient le tour des villages pour propager les décisions politiques locales, aujourd'hui chacun veut créér sa loi, son mode de vie, sa musique, ses idées, son système. Platon n'était qu'un pauvre fou, un sinistre blogueur, comme bien des Grecs, mais aujourd'hui, chacun se croit, grâce au fléau de l'internet, un échappé de la caverne. Pauvre des Idées. Où sont les compositeurs de cour, les penseurs officiels, les peintres royaux, tout ceci s'est affaissé d'abord avec l'art contemporain, puis avec l'internet. Les forums ne sont que la misère et le nouvel opium du peuple. Jamendo n'est qu'une came. En témoigne ce sinistre album, au son abominable, qui ne devrait même pas avoir droit de cité. Mais, là est la question, chacun a le droit à son petit carré d'internet pour se coire, l'espace de quelques instants, un schizophrène lu par la planète entière. Pauvre de nous. L'avenir du savoir, du progrès, de l'avancement des moeurs, a de bien tristes perspectives devant lui. ça ne veut rien dire. Mais on en perd ses mots avec toutes ces conneries. L'Internet, nouvelle révolution, perdra l'homme. Le grand réseau n'est qu'une illusion, et d'un jour à l'autre, chacun a eu le droit de faire sa star, de broadcaster sa geule sur la toile. Et dans quel but? on ne le sait pas, mais il faut, absolument, quoi qu'il en soit, que chacun soit, pour une raison ou pour une autre, sur Internet; le grand vide de la pensée, de l'art, est né, et tout ceci n'est qu'un début. Bref, tout ça pour dire que c'est à un album odieux, dans tous les sens qu'il comporte, que l'on a à faire là. C'était pourtant bien prometteur.