Un album qui sort des sentiers battus !
Report this review (spam, insults, etc.)Maya de Luna • 2011-02-18 14:19:22
#12 this weekTrip solombre
| 1 | 2:36 | 6216 listens |
|
||
| 2 | 5:27 | 5441 listens |
|
||
| 3 | 3:54 | 3284 listens |
|
||
| 4 | 4:16 | 2107 listens |
|
||
| 5 | 4:53 | 1762 listens |
|
||
| 6 | 3:34 | 1238 listens |
|
||
| 7 | 4:01 | 1024 listens |
|
||
| 8 | 2:43 | 916 listens |
|
La pochette est une photo crée par Stéphane de Sacub ( http://www.flickr.com/photos/stephaneb44/ ).
Toutes les musiques sont composées et interprétées par Olivier. Toutes les voix et quelques bruitages sont composés et interprétés par Cire de Sacub.
L’album est publié en musique libre sous licence Créative Commons.
Le titre renvoie aux deux langues utilisées sur cet album : l’anglais et l’occitan. Trip signifiant ici la transe extatique et voyageuse du chamane, et Solombre, l’ombre du soleil à savoir l’obscurité ; ce premier volet des aventures musicales de Shamatronic est donc un voyage obscur dans les plis de l’inconscience humaine… Nul ne saurait faire le tour de sa propre ombre sans se retrouver à un moment face au soleil dont elle dépend.
Composé instrumentalement en janvier 2003, le chant a été enregistré en septembre 2010. Etrangement, ce morceau figure en tête d’affiche du premier album de Shamatronic alors qu’il a été le dernier du premier volet à être finalisé.
Pèire Cardenal est connu comme le plus satirique des troubadours (1180 - 1278) occitan au moyen âge. Les paroles sont des vers extraits d’une chanson qu’il aurait écrit entre 1215 et 1224 ap. JC et intitulé « Tan vei lo segle cobeitos ».
Une traduction des paroles utilisées sur cette chanson donnerait approximativement ceci : « Je crois que dans la mort nul n'emporte ni richesses ni parures, mais seulement ses actions. Je vois le siècle si cupide ; c'est pourquoi je m'en trouve si soucieux. Que ne vivons-nous en un monde différent ?! Contre deniers, auprès d'eux, vous trouverez toutes indulgences ; tout pour l’argent, tant ils sont cupides »
Qu’il est aisé de transposer le sens de ces paroles 800 ans plus tard !... Elles sont d’une actualité encore plus brûlante. Ainsi Péire Cardenal dénonçait ce que nous pourrions appeler aujourd'hui « l'obsession du retour sur investissement...»
Il est l'un des plus vieux morceaux composé par Olivier et utilisé dans le cadre du projet Shamatronic ; il est sorti du néant audio-vibratoire en janvier 2003. Il s’intitulait déjà Trolls et il a certainement été celui qui a demandé le plus de travail à Cire de Sacub.
Ce dernier a utilisé des paroles en occitan de sa composition (avec l’aide de Sarg, musicien occitan d’Eydolon). Finalisé en juillet 2010. L'instrumental flirte avec le style techno-ambiant orienté tribal. L'ambiance du morceau a largement été inspiré par l'atmosphère des productions ambient de Bill Laswell.
Le texte poétique traite de ce moment si singulier où notre planète a vu émerger des océans les premiers vertébrés, ceux qui ont donné à la vie un nouveau territoire, un nouveau défi évolutif. La science est encore peu certaine sur l’identité du premier vertébré explorateur de l’aérien ; et s’il s’agissait d’une petite horde de trolls ?
Ce morceau a une saveur toute particulière pour les deux créateurs du projet Shamatronic. C’est en effet celui qui a vu naître cette nouvelle collaboration musicale. Grâce à la techno-magie de l’internet, Olivier a présenté cet instrumental (composé en juillet 2005) pour faire un essai, et Cire l’a transformé en lui proposant une approche intense et instinctive. Le morceau n’a guère évolué depuis (mars 2010).
En plus du chant, Cire de Sacub crée des bruitages de craquements avec un fil de nylon et du bambou.
Texte en anglais écrit par Martine d’Onurb et Cire de Sacub. Il traite de cette volonté, inscrite au plus profond de nous tous, de vivre pleinement et intensément… mais peu d’entre nous s’y autorisent réellement. Nous sommes nombreux à nous conformer au regard de l'autre et ainsi peu à peu nous construire ou nous creuser une maison intérieure qui ne nous ressemble plus trop... C'est cet univers en décalage avec notre essence, sombre, humide et froid que l'on peut visualiser grâce à l'atmosphère instrumentale du morceau.
Composé instrumentalement en janvier 2008. Finalisé en avril 2010.
En plus du chant, Cire use de son tambour avec d’étranges baguettes synthétiques, mélange de l’ancestralité et du modernisme, concept à la base de Shamatronic. Cette technique lui vient de Caroline Leméhauté, artiste plasticienne montante avec qui il a partagé de magnifiques trips musicaux dans le cadre d’un projet précédent.
Les paroles en anglais ont été écrites par Martine d’Onurb en l’honneur de l’égo surdimensionné de Cire de Sacub ; lui faisant tour à tour penser à un dandy et à un lion, ceci faisant naître un jeu de mot avec Dandelion : dent-de-lion qui désigne en anglais le pissenlit aux feuilles découpées si reconnaissables ; un reste évolutif linguistique de l’invasion normande en Grande Bretagne par le célèbre Guillaume le Conquérant ? Musicalement, Dandelion évolue paisiblement mais sûrement d'un univers doux-heureux ciselé à la harpe vers un tonitruant happy-end aux trombones en demis teintes, chevauchés par une extatique vocalise de Cire. Ainsi progressivement se redresse Dandelion et « vient » en soi l'animal intérieur alors nommé, reconnu et accepté.
Composé instrumentalement en novembre 2009. Finalisé en mai 2010.
Sur ce titre, le chanteur utilise au début et à la fin une voix mixte de « falcetto » (fausset), technique des castrats d’alors et des hautes contres d’aujourd’hui (même si cette appellation ne peut être contemporaine pour certains puristes de la musique baroque).
En plus de son tambour techno-sacré, Cire s’amuse avec un petit carillon.
Texte en anglais de Martine d’Onurb, arrangé pour cette musique par Cire de Sacub ; cette poésie joue autour des sons de cette veuve éplorée et nous amène à réfléchir sur le temps qui passe et qui nous rapproche, inexorablement, vers notre propre fin. Certains cherchent à vivre intensément, d’autres, comme cette veuve, se contentent d’attendre… tic tac tic tac tic tac … jusqu'à ce que la mécanique des heures qui passent devienne insoutenable ; à attendre le retour impossible du corps d'un être aimé disparu... jusqu'à ce que le mutisme dans les regrets ait donné le coup de grâce aux minces relations sociales et familiales...
Crée musicalement en janvier 2007. Finalisé en juin 2010.
Paroles en anglais d’Hélène et Cire de Sacub. Cette chanson traite de cette vaine et éternelle recherche inscrite au plus profond de l’humanité, celle d’un lieu de plénitude, un éden « nirvanesque », un voluptueux repos. Car il faut bien l’avouer, ce monde nous étouffe parfois… Le titre, signifiant « eau » en occitan, est un rappel aux origines de la vie dans les océans. Ce poème renvoyant au mythe de l’Atlantide, cité légendaire, désormais au fond des eaux. Comme le contexte de la chute de ce continent légendaire, l'instrumental est empreint de mystère et de tragique. Il est un écho au poème en occitan utilisé pour Trolls.
Composé instrumentalement en novembre 2009. Finalisé en mai 2010.
Paroles en anglais de Cire de Sacub. Elles sont en lien avec les angoisses qui nous assiègent inlassablement, nous envahissent et parfois même nous submergent. On les appelle angoisses de mort mais elles sont plutôt issues de la peur de vivre ! Peut-être les paroles les plus obscures de cet album… Poussée à son paroxysme, « squatting my head » parlerait de possession, que bien des chapelles caractérisent comme contrôle du corps et des pensées par un ou des démons extérieurs, des êtres malfaisants aux cornes et aux pattes héritées du sain Paganisme ou plutôt volées par l'imagerie catholique au dieu Pan de la mythologie Grecque. Mais ce démon, cet « autre » ne serait-il pas aussi le signe de notre profonde créativité qui ne s’adresserait qu’à nous même ?
A noter un délire à la flûte à coulisse joué par Cire de Sacub au beau milieu de ce morceau… ode à la folie humaine, à l'emprise de l'irrationnel... à la Pan-ique !
Crée musicalement en Mai 2009. Finalisé en juin 2010.
Paroles en occitan de Cire de Sacub (aidé par Sarg, musicien occitan d’Eydolon). « Un sômi » signifiant le rêve. Texte très abstrait, même insaisissable… insaisissable tout comme l'instant de plénitude qui en suggéra la partie instrumentale, au détour d'une ruelle du centre-ville Toulousain.
La majestueuse œuvre musicale de Jocelyn Pook a très certainement profondément inspiré cette création vocale.
77 reviews
Maya de Luna • 2011-02-18 14:19:22
Van Syla • 2010-11-01 18:31:37
san064 • 2010-12-05 22:54:31
SkyFish • 2010-12-04 12:45:50
Paul H • 2011-01-07 22:49:46
RangerSeriesBlack • 2010-12-02 19:13:23
musictomyears • 2010-11-23 19:09:29
Aufklarung • 2010-11-05 15:43:19
marieva • 2010-11-26 11:21:07
cvijaxo • 2010-11-26 14:42:42
Normal version The "normal" version is compatible with most blogs and websites.
Report this review (spam, insults, etc.)
Report abuse or copyrighted content
Report abuse or copyrighted content
Please stay courteous and be sincere (for good and bad!). It can be an interesting read for others, but only if it is constructive and doesn't disparage the artist.
Please write about the music itself and don't be too hard on the sound quality of some demos.
.
A few ideas for your review :