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Reviews for "Le chemin du rêve"
30 reviews
Depuis son astrolabe de Puichéric dans le Minervois, le poète Bernard Pochet réussit à décrire avec beauté et élégance les choses du monde, la vie et les petites morts, les renaissances et l'appel des océans, la proximité du corps et l'infini des sentiments. La rime est belle, elle sonne et rebondit dans la musique, les adjectifs sont toujours judicieusement choisis. Le Verbe est parfait. Les thèmes populaires, satyriques, généreusement moralistes et surtout parfaitement modernes! L'artiste est intact. Avec ses faiblesses et ses couilles au cul.
Voilà comment on véhicule des images avec les mots, j'ai adoré!
Melki
Putain !, vous avez fait là un magnifique album, avec une jolie voix à la "reggiani". Parfaitement à l'aise dans ce style à la fois conteur et chanteur. J'en dirait pas plus, il faut simplement écouter.
Je ne comprends pas la critique d'Isobel ! Ce disque est tout simplement du plus haut niveau dans la chanson dite "à texte" que je qualifierai ici d'art & d'expression. Un 10 mérité tant sur l'ensemble que par chacun des titres. Cette voix est tout simplement magique, elle ne vient pas d'outre-tombe, mais des entrailles, elle porte les mots, elle imprime la musique. Tout est projetté avec soin et talent. Si nous étions encore à une époque où la télé et les radios étaient à l'affut du meilleur, sûr que cet artiste serait plébiscité. On est du côté des Dimey, Caussimon, Gougaud, Glenmor... J'attends la suite avec impatience.
Alors. Quel est le principal défaut de Bernard? Non pas qu'il soit égoïste, comme tout poète se doit de l'être, mais c'est qu'il met trop, beaucoup trop de reverb sur sa voix. La reverb, loin d'être un appui, est un piège, et il apparaît que l'artiste est tombé dedans quand il était petit. Mon prof de piano, à propos de la pédale de "sustension", parlait d'un "cache-misère". C'est aussi le cas de la disto, par exemple. La reverb a ceci comme défaut, qu'elle m'incommode: l'auteur, cultivant l'art des mots de telle manière, que l'on n'y comprend pas grand'chose, semble avoir une voix d'outre-tombe, et un certain malaise me gagne; pourquoi tant de reverb? Est-ce que dans un monde moyenâgeux post-atomique, le trouvère possède une telle voix de mort-vivant? Je conçois bien que du fond d'un donjon, la voix doit apparaître bien écho-ifiée. Il est bien amusant de jouer avec les échos. Le delay est bien plaisant également. l'artiste devait s'y mettre; ceci rajouterait à sa voix un plus dans le caractère morbide de la chose. Toujours est-il que le tout m'incommode. Je ne prends aucun plaisir à écouter l'auteur, et sa prose me prend tout simplement la tête. Qu'y a-t-il de post-atomique ici, je ne le sais pas. Mais ce que je sais, c'est qu'il est manifestement surnoté. Il prend ce qu'on lui donne, et c'est bien normal. Mais la qualité sonore, outre un onanisme verbal de chaque instant que je me passerai de commenter..., n'est pas même au rendez-vous du poète.
Etant plus jeune et ne comprenant rien du temps ou je j'écoutais cet album c'est à dire en 2007, je me suis remis à l'écouter en cette année 2011 et je dois dire qu'en prenant du recul que sa me plaît beaucoup. Surtout la gabelle qui retranscrit très bien ce qui se passait du temps ou il fallait payer la taxe sur le sel, ainsi que d'autres impôts du temps des liens féodaux vassaliques. De plus même si le vassal servant le seigneur, voulait la liberté ce système hiérarchique était catastrophique et extrêmement violent. Bref, J'ai aimé aussi les autruches bleues, il est vrai que si on continu comme sa, sa m'étonnerait pas qu'un jour les animaux mutent de manière assez surprenante mais dans longtemps j'espère. Peut importe ce que je vous raconte sur vos musiques, j'ai beaucoup aimé et je vous remercie de le faire partager sur jam et je suis sur que vous avez fait d'autres musiques et si vous pouviez les mettre sur jam ce serait super. MERCI L'ARTISTE.
P.P
Voici ce que j'en disais sur mon site perso le 3 juillet 2009 ( http://www.androktone.fr/index.php?mod=news&ac=commentaires&id=76 ) :
"Bernard Pochet puisque c'est de lui dont il s'agit signe des textes vraiment géniaux.
Il manie notre langue avec poésie et vérité.
Impossible de se lasser.
Je ne regrette qu'une chose, que pour le moment il n'ait écrit et laissé qu'un seul album sur jamendo.
N'hésitez pas à le découvrir et dites m'en des nouvelles."
c'est une splendeur de poésie, n'en deplaise aux rimailleux.....très touché merci chapeau bas MONSIEUR
Merveilleusement beau et monstrueusement drôle... Bref! Tout est bon! Rien à jeter.
Bravo! Que dis-je? Je me lève pour une ovation!
Des textes bien pensés, au vocabulaire riche et qui parfois surprennent. Même si je n'en ferais pas mon ordinaire, c'est agréable d'entendre des chansons qui pour une fois ne se limitent pas à des textes simplistes sur des thèmes rabachés sans cesse.
Bernard Pochet, avec sa trogne cramoisie de soleil, de vignes, de rires et de colères, avec ses mots qui parlent mieux que beaucoup ne pensent (enfin, ces chanceux qui y parviennent à grand peine…), mots qui peuvent assassiner par un bout mais ressusciter de l’autre, avec ses instruments aux faux airs de je-vous-fais-du-simple-comme-ça-vient-les-mecs, instruments qui, mine de rien, nous jouent les Trois Airs celtes avec une rare et redoutable efficacité… Tu nous transperces ! Nous te bénissons pour ces délectables blessures que tu nous infliges !
Hein, Bernard Pochet, je n’ai pas tout dit encore.
Bernard Pochet, sous ses airs de barde érudit connaisseur des choses rudimentaires de la vie, anciennes, actuelles et prochaines, sous son pull sans gueule qui sent probablement la feuille morte à cette heure et l’huile de tronçonneuse, et derrière ces lunettes du borgne à qui rien, je dis : rien n’échappe…
Bernard sous sa barbe n’a pas besoin de murmurer « écoutez-moi mes amis » car on se tait sans même y prendre garde…
Eh bien, voilà : Bernard Pochet n’est autre qu’un vrai, un vrai druide.
Et c’est la vérité, pas de la télé.
Maintenant, vous savez – un peu, car on ne le sait jamais qu’un peu – ce qu’est un vrai druide.
Lorsqu’un tel homme nous montre le chemin du rêve, ne nous y trompons pas, nous n’aurons jamais plus belle réalité. Alors… comment ne pas se sentir empli de gratitude ? On ne tague pas de tels chemins, on les emprunte, on les empreinte de nos semelles gourmandes de vie.
Seul bémol au tableau, qui n'engage peut-être que moi, je n’ai pas Bernard pour grand frère… décidément, mes parents ont tout raté!
Bernard, espèce de vieil ours converti au miel, viens là que je t’embrasse ! Et reste encore un peu avec nous…