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Lyrics
Passé ouvertement déphasé, interagissant avec les vagues imperturbables, celles qui caressent les récifs de béton, bordés de sable Blanc, à l'ombre des palmiers ... Le santal m'entoure de ses bras protecteurs et nourrit de ses aiguilles parfumées les quelques remous hasardeux qui rythment la tranquillité des tropiques.
Au delà de la barrière de corail, l'océan bleuté et ses nuances infimes tranchent avec la clarté du lagon, soutenue par la silhouette sombre des pins colomnaires qui élancent leurs cimes dans l'azur.
Toi, tu te dissous au sein d'une plante :
un vieux chêne vert t'aspire dans sa sève, sous la forme d'une substance organique.
Tu te trouves à l'état minéral, et dans une dimension hors du temps, sous les effets conjugués de l'acide gibbérellique et de l'auxine, ton esprit carboné lève sa dormance et se diffuse dans l'albumen. Je me faufile entre les papilles du stigmate et pénètre dans le style ; nos membranes pectiques sont hydrolysées. Je m'insinue dans ton endoplasme, ton entité électrochimique par le micropyle ou le chalaze. Et lorsque au niveau des synergides, mes 2 noyaux entrent dans la cellule polaire, le temps inversé me renvoie dans le parenchyme horizontal puis dans les auxiblastes.
Et je me plombe dans l'averse des nénuphars, mon disque dur à branchement externe rouillé et dévidé par le sel des alanchastères cannibales qui gravent ma mémoire vive sur les valises de tes seins arrondis.
Programme sinistre et évasif vers un japon d'avant-guerre fondu au vitriol de geisha, celles qui sucent lentement.
J'en prends une et me la tape sur un tapis à la con mais cette salope est une androÏde de qualité 2, j'aurais du me fourrer une pute de luxe qui turbine au charme oriental et qui cause… de métaphysique.
Mais non, je dois garder les pieds sur terre au risque de m'envoler et de me cramer méchamment les ailes. De quoi faire un barbecue céleste pour planer vers les planètes roses bonbon où l'herbe est bleue comme l'azur et les femmes exotiques, prêtes à baiser pour le plaisir,
et pas pour le plaisir de la reproduction sélective. Bon dieu de mes couilles de girafes, tant de culs à fourrer, de chattes à enfiler, de nichons à tester et le désert des sentiments à la place !!!! Le matérialisme bourrin et normatif du couple moderne comme horizon unique, c'est décidé je me barre en Italie, sur les traces d'un embarcadère vers les étoiles, je vais rejoindre l'infinitude des perles noires des fonds marins tahitiens, je boufferai des coraux urticants au lance-flamme à la moutarde.
Le trip franchement bandant.
Et d'ailleurs je me tape de ces bouffonneries merdiques d'occidentales en mal de cul, je les prends si je peux et je les baise. Et j'emmerde tous ces connards d'occidentaux moyens qui s'imaginent que le romantisme sert à la promotion sociale et qui courent après le blé foireux, pour que dalle.
Et la mer, indéfiniment, m'emporte au large, comme une noix de coco qui dérive…
au centre des courants privés