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Lyrics
Sira cavalait toujours à pleins poumons, terrorisée. La peur la lacérait de l’intérieur et lui insufflait une énergie fortuite, entraînant son petit corps au delà de ses limites. L’étrange boule grondait et nouait son ventre alors qu’elle fuyait à toutes jambes. Elle connu pour la première fois une parfaite sensation, et l’inconnue noyait ses perceptions, déferlait dans ce qu’elle ne croyait être jusqu’alors qu’une carapace creuse, éventrée dès sa naissance par le néant.
Le flot la submergea et irradia ses sens. Alors qu’elle atteignait les tréfonds de ses forces, elle s’aperçue que les croassements derrière elle n’étaient plus.
Ses membres cédèrent et elle finie sa course sur le sol blanc. Son cœur battait la chamade et ses poumons réclamaient de l’air à outrance. Elle sentait le sang affluer et refluer frénétiquement. Elle réprima un rire nerveux.
Puis, la permutation la choqua enfin. Le sable n’était plus. Elle se trouvait maintenant habillée d’une épaisse pèlerine de neige. Son corps qui avait brulé d’une hardiesse nouvelle n’avait nullement ressenti le heurt de cette variation.
Dans son épreuve, le sable avait laissé place à la neige, et la température chutée en conséquence.
Quelque part, elle se sentait de retour chez elle bien qu’elle refusait cette demeure, ces racines déracinées. L’absence de béton à l’horizon la rassura, mais le ressenti était amer. Car un paysage dépouillé similaire s’étendait inexorablement. La même pureté inquiétante et invariable, hormis la température désormais rafraîchie et tolérable.
Sira perçue une lueur non loin et la vision l’envahi de soulagement. Elle chemina d’un pas décidé vers celle ci et il ne lui fallut que quelques minutes pour en atteindre la source.
Ici, au beau milieu de rien, le spectacle qui se tenait était insolite. Toutefois, après avoir entendu des volatiles dotés d’élocution, l’intrigante scène ne la surpris que brièvement.
La lumière découlait d’un unique réverbère au style étrange, séculaire.
Au coté de cet éclat blafard se tenait un vieil homme assit sereinement sur un banc de bois sombre aux tenant ferreux.
Sira s’approcha timidement et remarqua que l’ancien la dévisageait déjà, comme s’il eu attendu sa visite. Il fumait flegmatiquement de sa pipe et patientait d’une allure chaleureuse.
Alors que la jeune n’était plus qu’à quelques mètres, il mâchonna un mot puis une interface de vie se concrétisa dans l’air à portée de sa main. Il ne se releva pas pour accueillir Sira, tétanisée.
05 - Oblivion Lumina
Old man:
Welcome in Lumina, my little Sira…
Now, let us look who you are.
Open the seals of memories hidden in you.
Sira:
Oblivion Lumina, where am I heading for?
Old man:
Well it is up to you...
But you can't stay forever on Hyphen.
Just let me take a look, I want to know what leaded you there.
So please set down, let us watch the tear-jerker of you're life.
Let's start the show
Sira:
Here I am wandering trough a cold winter night,
On this old misty rooftop that serve me as a home.
Awaken to this narrow-minded sorrowing fate...
Old man:
Have you ever been?
Have you ever intended to care of others?
You're just like a lonely bird.
Sira:
Who are you to tell me what I am?
Did they turn their muddy eyes up to the deepening universe?
I was just all alone in this filled emptiness, waiting for a hope...
So you can't understand the one who breathe alone in this hell of automatics puppets
I’m awake! And no matter who you are, you can’t feel this pain!
05 - La lueur oubliée
Vieil Homme:
Bienvenue en ma lumière, cher enfant…
Scrutons de plus près votre Etre dérivant:
Ouvrez donc les sceaux de votre mémoire
Ensevelis au fond de vos idées noires.
Sira:
Lumière oubliée, dites-moi où je me rends… ?
Vieil Homme:
Tout dépendra de votre bon vouloir...
Mais vous ne pouvez rester éternellement sur Hyphen.
Laissez moi juste connaitre ce qui vous à mené ici.
Si vous voulez bien vous asseoir,
Que nous puissions visionner le triste film de votre vie...
Sira:
Me voici, errant au travers d’une froide nuit d’hiver,
Sur ce vieux toit brumeux qui me sert de repère.
Eveillée à cette destinée arbitraire et monotone...
Vieil Homme:
N’avez-vous donc jamais été?
Ne vous êtes vous jamais intriguée d’autres personnes ?
Vous n’êtes qu’un de ces oiseaux esseulés.
Sira:
Qui êtes vous pour me dire ce que je suis?
Ont-ils levé leurs yeux boueux vers cet univers grandissant?
J’errai dans ce vide de plénitude, cherchant l’espoir au cœur de la nuit
Alors vous ne pouvez comprendre celle qui seule respire dans cette enfer de mannequins divagants.
Je suis éveillée! Et peux m’importe qui vous êtes, vous ne pouvez comprendre cette douleur!