Quand on atteint un tel équilibre entre l'imaginaire musical d'un artiste et la mémoire musicale d'un public, c'est qu'on tient en main une oeuvre, malgré ses petits défauts.
Peut-être ton "enfant honteux" tant l'autocritique, quoique salutaire, a ses raisons, que ne porte pas forcément l'oeuvre vue ou entendue par les autres.
N'empêche! ces "15 courts-métrages" augmentent le plaisir de la lecture sur un fauteuil douillet face à la fenêtre côté pleine lune (pour ma compagne) sinon de la création sur une table à dessin juste en-dessous d'un portrait de Rodchenko et Stepanova (pour moi). Deux exemples concrets de deux univers, deux écoutes, deux réactions sensibles à un album qui, pourtant, "manque de créativité". Finalement, c'est peut-être ce mélange d'impressions contradictoires, le plaisir transcendant l'insatisfaction, qui fait le charme réel de ton "enfant honteux".
Allez! aime-le un peu plus, c'est quand même une partie de toi!
Je ne suis pas loin de le considérer comme mon préféré à date sur Jamendo. Pourquoi? Hum! question de sentiments, d'état d'âme probablement. Ne suis-je pas un enfant des temps modernes?
Je le classe en tant que "bon album", et c'est peu dire dans ma vision souvent très critique de ce monde...