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Belle partie orchestrale, parfois évocatrice du travail solo de Jon Lord, qui mène à un thème guilleret, léger, champètre. (Je précise que Mr Jon Lord n'a, jusqu'à preuve du contraire, jamais été inspiré par Michel VieuxChamp et rien que pour ça il mérite d'entrer au Panthéon).
J'aime bien la basse et le thème, en s'intensifiant, devient mémorable. Je ne peux m'empècher de penser à "Quartet" d'Anderson-Bruford-Wakeman-Howe quand j'entends ton thème.
Une petite nappe de synthétiseur très fin des 70's (PG II, où es-tu ?) et vient la suite, plus lourde, plus sombre presque.
Comme toujours avec Squonk66, ce sont des musiques très génératrices d'images, de films. De documentaires, presque.

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J’ai l’impression, en écoutant ta première ‘chanson’, que tu préparais le terrain, en douce, entre autres avec « Dark Side ». Tu explorais des sons puissants qui se devaient, un jour ou l’autre, d’appeler une voix puissante pour créer un climat presque violent. Ce que j’ignorais, c’est que cette voix serait la tienne.
Ce que j’ignorais aussi, c’est que tu ferais cela si facilement. Se laisser aller à des délires instrumentaux est une chose, composer quelque chose d’aussi consistant pour un premier jet en est une autre. Je ne ressens aucune hésitation, aucune timidité, j’ai l’impression que tu as fait ça toute ta vie.
Je me suis dit que si tout le monde te comparait au Gab, j’allais éviter le sujet. Mais je ne peux pas. La ressemblance est trop frappante. Je pense que c’est dû en partie à la recherche sonore poussée et puissante, qui renforce le côté peut-être déjà gabrielien à l’origine de ta voix. Tout comme Trevor Horn sonnait comme Anderson et Collins comme… tiens, Gabriel.
Et j’adore la basse ! Elle ne fait certes rien pour gommer les influences de l’ancien chanteur de Genesis, vu qu’elle me rappelle un peu ce que faisait Levin avant d’adopter le stick, mais après tout on s’en fout, c’est vraiment bon. Elle donne l’énergie là où il faut.

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Squonk66 avait donné un grand coup de marteau ou de menhir à ses fans en présentant son « Dark Side Of Mind », qui marquait par rapport à « Back To Life » une évolution aussi grande que celle entre, par exemple, « From Genesis To Revelation » et « Trespass » d’un petit groupe au batteur aussi chevelu que le claviériste est souriant. « Dark Side Of Mind » était puissant, rentre-dedans et reniait
Boosté par cette réussite artistique, Squonk66 remet le couvert pour un inspiré « Old Stones Memories ». Va-t-il cette fois virer punk ou prendre tout son monde par méga-surprise en se lançant dans l’ambient ésotérique ? Aucun des deux mon général !
Je dirais (et cet avis n’engage que moi, et d’ailleurs je ne m’engage pas non plus. Pouêt !) que les Mémoires des Vieilles Pierres offrent aux ambiances visuelles du Retour à la Vie la puissance et le professionnalisme du Côté Obscur de l’Esprit.
Le style général est un documentaire sur la nature sans images, comme l’était « Back To Life », que d’aucuns compareront à Mike Oldfield ou Vangelis. C’est léger et très coloré. Le travail de percussions est à lui seul une raison d’écouter, mais ça va plus loin, tant la recherche sonore est brillante, au point parfois de faire de l’ombre aux mélodies, présentes mais timides. Sans surprise, le ton oscille entre 70’s et 80’s (en même temps les 90’s et 2000’s n’ayant rien apporté de nouveau, on ne s’en plaindra pas).
L’album propose les deux parties de « Old Stones Memories » et une friandise anthonyphillipsienne nommée « Jellyfish Walk », intense mais un peu courte. L’accord final est purement et simplement genesien. Oui madame !
Quelques écarts à la ligne de conduite au long des deux « Old Stones… » rendent l’ensemble plus consistant (percus fortes quand on ne s’y attend pas, légers moments funkisants, piano électrique magnétique).
Avec « Old Stones Memories », Squonk66 s’affirme comme un dangereux concurrent des intrumentauxtistes (musiciens qui enregistrent surtout des albums instrumentaux). A quand une BO ?

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Phil.G - Ton Regard

Phil.G

Ton Regard

24/11/10

Une jolie mélodie et des arrangements lo-fi assez plaisants. Le seul problème est le manque d'assurance, mais avec le temps cela s'arrangera. Ta voix prendra une belle tournure avec un peu de pratique car le timbre est joli.

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1. Time to start
Wow, ça c'est un départ ! De 0 à 100 en une milliseconde ! Les arpèges de synthé ont un côté Phil Glass 80s (aussi dans la suite harmonique) et la voix d'outre-tombe, combinée aux percus survitaminées, fait merveille. Quand ça se calme avec les clochettes, ce serait parfait si les 't' ne passaient pas si mal dans la réverb. Peut-être est-ce un choix artistique, après tout. A part ça, s'il y a un classique ici, c'est bien "Time To Start". Et c'est parfaitement jouable live. Ah et la guitare torturée ajoute du piment.

2. Springtime hymn
J'aime le clavier obsédant qui soutient la voix caverneuse, le tout enrobé d'une batterie tempétueuse. La guitare destroy n'est pas dégueu non plus. Et jolie finale paresseuse.

3. Time is now
L'intro bancale pourrait presque évoquer un Magma proche du coma éthylique, avec en prime la voix qui plane comme une incantation. Juste au moment où je m'attendais à entendre un poème kobaïen, c'est un synthé presque acide, sorti de la noirceur des groupes indés du début des 80's, qui pousse la voix du Muz comme un équipage pousserait son chef à sauver le navire. Le tourbillon fini, c'est un piano volontairement (?) hésitant, évoquant un petit garçon répétant avant l'arrivée de son prof de piano. La porte claque et l'ambiance redevient glauque: le prof de piano fait les gros yeux. Du bruit dans l'escalier et Muz nous sort la compil "The best of electronic music" et termine la pièce sous un rythme technoïde.

4. Into the blue
Jolie nappe et piano. Faut bien respirer. C'est un paysage qui s'affiche. On prépare les champs de blé pour "Four Horizons"...

5. Four horizons
Quatre horizons et deux guitares: une électrique destroy et une acoustique dont la lourdeur me plaît plutôt bien. Puis ça devient plus léger, les scouts dansent autour du feu. Puis ça s'accélère (ils s'enfuient quand ils savent que Mr Le Curé est en chemin pour leur réciter Urbite et Orbite). En fait cette petite épopée de guitares est une très bonne surprise. L'idée n'est pas loin du "Black Mountain Side" de Led Zep. Ne manque plus que le tabla. Champêtre.

6. Miniatures
Comme un concert des années 70, chacun fait son solo: après la guitare, c'est au tour du piano. Le côté bancal passe moins bien que dans "Time is now". Mais les idées sont toujours intéressantes. En fait c'est parce que les idées sont bien que l'ambiance cours-de-piano passe moins bien. Ce qui serait top c'est que tu joues cette "Miniatures" sérieusement, ou que tu confies la tâche à un(e) pianiste pro. Ce serait d'enfer.

7. Coconut's dream
Joli titre et musique qui, dès lors, prend le goût de lait de coco. C'est l'exemple de ce que j'appelle "cute music". La musique qui a le goût de bonbons.

8. Gulliver's travels
'Gulliver's Travels/Gulliver's Ends' ? Intro très dissonante pour un morceau complètement muzien dans son approche. Vlan, on vire carrément heavy-metal. Que va donner la voix ici ? Dommage, pas de chant. Le piano revient, avant de laisser la place à des percus séquencées du plus bel effet. Oh, le piano c'est comme les oignons de Maïté la cuisinière: on les fait revenir alors qu'ils n'étaient pas partis. La compile "The wonders of Electronic muzik" revient aussi avant de laisser la place à une b-à-r, celle dont Ant ne se sert plus depuis son album "1984". Là le piano hésitant donne une belle palette de couleurs. Très réussi ! Ah, la gratte acoustique. Aussi un beau moment. Puis aïe, la leçon de piano fait son retour, là on s'essaye à du Emerson, ça va pas, alors vite on ressort le séquenceur du frigo (il s'y était caché avec les oignons de Maïté). Puis quoi, c'est fini ? Ah, monsieur le curé a avoué ses crimes. Les boy-scouts peuvent respirer. Enfin... pas vraiment. C'est que le procès s'est déroulé (comme dirait Jason Derülo) sous le Haut Patronage de Sa Merderie le juge Burre-Gow, et ce dernier à décidé d'envoyer quelques innocents de plus à l'ombre. (par avance, je m'excuse auprès de Muz de salir son album avec d'aussi abjects personnages que le très petit juge et le chanteur de arèneubi le plus soporifique depuis, oh, au moins Usher. Mais j’ai évité de parler du mariage de Benoist Hammond et de Marine Nationale Le Pène, tu auras remarqué.)

Pochette: Muz se met à la gravure.

Album: Bien qu'étant parfois un peu dubitatif quant au piano à la bancalité mal assumée (à mon avis d'auditeur), je trouve l'ensemble excellent et assez cohérent. S'il y a vraiment un album de Muz à écouter, c'est celui-ci. Ou bien mon avis est biaisé, ou bien tu t'améliores à chaque sortie. Ou alors un peu des deux.

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Qurtis - Miniatures 1 - artefacts

Qurtis

Miniatures 1 - artefacts

22/05/10

616 ! Pas moins de 616 mini-Qurtis nous regardent au travers de la pochette de « Miniatures », non pas de Muz, mais bien de, vous l’avez deviné : Qurtis.
Alors, que contient ce mini-album de 9 minutes et 24 secondes ?
Qurtis nous offre le prototype du « For Fans Only » : une anthologie typiquement faite de petits bouts qui ont par la suite mené à de vraies chansons.
For fans only. En effet, il faut connaître le dernier album du Qurtis pour vraiment apprécier ces documents sonores qui, selon moi, auront du mal à convaincre les newbies.

Heureusement, on ne tombe pas dans la vulgarité des making-of’s actuels, qui sortent simultanément avec l’album et qui dès lors cassent la magie de la musique.

« The Perfect Moment » est l’heureuse surprise du mini-album : joli duo de voix, piano léger et vaguement bancal, et mélodie fine.

Les 3 autres plages sont intéressantes mais je ne pense pas que si je ne connaissais pas « Les Larmes de Sirius » j’aurais été convaincu. Puis 9 minutes, c’est court. De plus je ne suis pas fan des albums en kit. Le fan fait son album lui-même. Bientôt le fan fera ses propres mixages et… ah, on me fait signe : Peter Gabriel offre déjà ce service démago sur son site. Bof bof… Moi j’aime que l’artiste impose et que le fan dispose. La démocratie c’est au gouvernement qu’elle a sa place, pas sur un disque. L’art a besoin de dictateurs ! Je dois être de la vieille école.

En conclusion : imprégnez-vous de l’album « Les Larmes De Sirius » d’abord, pour pouvoir ensuite apprécier pleinement les démos et autres chutes sur « Miniatures ». Après tout, les Beatles ont quand même attendu plus de 30 ans avant de sortir leurs anthologies.

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C'est "The Angel's Coming" qui me charme le plus. Superbe atmosphère et orchestration inspirée.



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Quelques notes volantes, comme échappées des Portes du Délire de chez Jon-d’en-face, nous mettent immédiatement dans le ton. Vraiment ? Non, il ne faut pas plus de quelques secondes pour qu’une séquence stricte comme un cours d’Allemand dans une école de Berlin-Est (avant que Monsieur Nicolas Bruni ne casse le mur, si si c'est lui, on a vu les photos chez PPDA, ah non, chez Laurence Ferrari) ne vienne nous réveiller. Et là une évidente évidence se fait sûre d’être certaine : on a entre les oreilles une production calibrée pour faire de l’ombre aux ténors TrustNo1 et Qurtis. On murmure même qu’Amanyth et Sousbock seraient en train d’envisager un exil à The Farm pour faire concurrence à ce « Dark Side Of Mind ». Roger Waters, lui, est resté silencieux.
L’inspiration musicale n’est pas si éloignée que ça du très imagé « Back To Life », ce sont toujours d’habiles successions d’atmosphères, sauf que les idées qu’on sentait vouloir éclore dans l’album à la tête d’un monsieur à vivabilité réduite (peut-on encore dire « mort » en 2010 sans risquer un procès d’associations pleurnichardes ?) sont ici devenues bien réelles.
Oserais-je réclamer un Goncourt si je disais que ce qui frappe ici c’est le son de batterie ? (frappe, batterie, ah ah ah) Car oui, les percussions NirZediennes ne font rien pour calmer les ardeurs de la musique de Squonk, enfin libérée des contraintes dues à, je pense, la modestie un peu trop maladive de Monsieur 66. Fini le temps où Squonk passait son temps à s’excuser d’avoir peut-être dérangé si le volume de son synthé couvrait légèrement le bruit des mouches qui volaient sur le cadavre des cloches tubulaires. Maintenant, tel un Obélix vexé de tant d’années à jouer les seconds rôles derrière cette mauviette d’Astérix, Squonk s’affirme. Il ajoute ses orgues rageurs, des voix distordues, fait appel au très demandé TrustNo1 (qui joue aussi sur le prochain Awaken, comme le hasard fait bien les choses) pour l’épauler et, soyons justes : il épate son monde.
J’ai un faible pour la part II de « Dark Side Of Mind », sa puissance, ses coups de butoir, et la conclusion « Mamina » qui est de toute beauté. Cette dernière m’évoque un peu le Tangerine Dream des 80’s, le séquenceur en moins. Le piano qui termine est un régal de délicatesse. J’ai presque l’impression qu’Hoggy va débouler, tous chevaux lâchés, toutes voiles dehors, et lancer avec rage : « Todayyyyy, I saw music in the skyyyyyyy ».
Puis-je néanmoins sortir de ma réserve pour émettre une réserve ? (bon, Monsieur Goncourt, tu vois que je fais des phrases bien chiadées, hein ! Je te jure qu’il paraît qu’Eric Naulleau se fait des petits plaisirs solitaires rien qu’en lisant mes œuvres, même que c’est Zemmour et Mâame de Fontenay qui l’ont surpris dans la loge de Ruquier un samedi soir. « Sortir de ma réserve pour émettre une réserve », c’est pas ce Baudelaire et ton Albert Camus qui auraient pu écrire avec autant de finesse, t’es d’accord ? Alors pourquoi tu refiles toujours tes prix pourris à Beigbeder ou l’autre zouave avec ses chapeaux, Amélie Nothomb ??? Il faut sniffer de la poudre sur le capot d’une Merco pour avoir droit à tes faveurs ou juste porter des fringues ridicules ?)
Bon, revenons à notre album (Squonk pardonnera aisément mon cri de désespoir, et s’il ne veut pas, ben euh… c’est le même prix), et effectivement une chose me dérange : la durée. Autant j’aime le format mini-album quand il s’agit de chansons, autant je trouve qu’en instrumental imagé (c’est le terme que j’utilise pour ta musique) c’est un peu court. J’ai besoin des 40 minutes légales pour que le climat s’installe vraiment.
Mais en résumé: bravo Mr le Squonk !

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1 - Ce coeur qui bat
Probablement le morceau le plus sousbockement correct, dans la lignée des albums précédents, mais plus épuré, plus naturel, plus sur l’émotion tranquille que forcée. 14 minutes qui passent comme une lettre à la poste (pour les jeunes, la poste c’était des emails en papier, si on veut). Les chœurs sont particulièrement réussis et la retenue dans le chant de Seb évite le sujet (ambigu) de devenir larmoyant.

2 - La tête en avant
« Deux adolescents dans leur garage », oui, c’est ça, c’est un peu le Sousbock de 99 en répète, quand ils faisaient claquer les distos, sauf qu’ici, avec l’expérience, c’est devenu classe. Aurélien réussit à faire quelque chose d’intéressant tout en restant simple. Chouette basse sauvage et guitares sous caféine concentrée.

3 - Gouttes de pluie
-Allô Wolfgang, ici Salieri.
-Kestuveux me faire chier ducon ?
-Ben c’est rapport à la commande que je t’ai faite.
-Ouais ouais t’inquiète pô, tu l’auras ton opéra. Laisse-moi un peu finir d’honorer ma Constance vu qu’j’étais à deux doigts d’lâcher les colombes et que tu m’fais sonner l’portable au mauvais moment si tu vois c’qu’j’veux dire…
-Tes tribulations libidineuses m’indiffèrent, cher Amadeus. La raison de mon appel c’est que j’aimerais que tu t’occupes de mon opéra avant d’écrire des chansons pour les autres !
-Pour les autres ? Mais je n’ai écrit pour personne depuis que j’me casse les burnes à écrire ta messe d’opéra d’mes deux !
-Ah vraiment ? Et « Gouttes De Pluie » sur le dernier Sousbock, c’est pas toi peut-être ??!!
-Hein ? Sousbock, le groupe du psychotique qui veut qu’on écrive son nom avec un petit ‘b’ ? Tu rigoles ou quoi !
-Est-ce que j’ai une tête à rigoler ? On reconnaît ta patte, ton génie, ton sens de l’Absolu Musical, ton Magnétisme, ton…
-Arrête ton char, je te dis que ce n’est pas moi. Bon je te laisse, j’ai encore une descendance à assurer moi, c’est que j’vais pas vivre jusqu’à 110 ans, moi, je vais pas encore faire des chiares à 65 ans comme l’autre, là, Phil Collins, déjà que j’suis plus aussi dur qu’avant, ah j’regrette le bon vieux temps où j’pouvais soulever l’orgue de la cathédrale de Salzburg rien qu’en pensant à Constance, ah j’te dis pas, même que le curé il était pas content vu qu’après l’orgue eh bien y avait une drôle d’odeur et que la femme de ménage elle devenait toute chose quand elle nettoyait et que…
-OK, OK, ça va, épargne-moi ce genre de détails !
-Allez ciao vieux !
Mozart raccroche. Salieri rumine :
-Je l’aurai, un jour, je l’aurai ! Je suis sûr que « Gouttes De Pluie » c’est la compo de Mozart… Raindrops keep falling on my head…

4 - Horloge interne
C’est ici que l’idée de demander à des compositeurs d’univers différents prend tout son sens : jamais Sousbock n’aurait proposé d’explorer un genre plus AOR si Nico ne s’était amené avec cette musique qui fleure bon le rock west-coast, je pense. En effet, les autres chansons, même si fort différentes du Sousbock habituel, ont toutes un petit quelque chose de sousbockable de par leurs influences. Mais « Horloge Interne » est vraiment celle qui pousse Seb à aller vers un peu plus de négritude, vers des horizons teintés de soul aux yeux bleus, de jazz-rock…
De plus le fait de pousser sa voix un peu plus fort que d’habitude est réjouissant à entendre. Encore quelques une comme ça et les Porcaro pourront tous prendre leur retraite et faire de bons barbecues, oui euh enfin, on se comprend. :D

5 - Lune noire
Ambiance magnifiquement pesante, classy, goûteuse. La tension est à son comble quand les badaboum de batterie apportent un peu de relâchement, avant de reprendre de plus belle cette pression presque douloureuse. Magnifique.

6 - Halo
Tiens Rick Wright fait ses gammes. C’est simple, joyeux, guilleret, basé sur le joli piano du restaurant A l’Auberge de José de Midrone, frais comme un apéro en début de soirée de printemps, sympathique comme un instru de Sousbock –et comme justement c’en est un, on ne va pas se plaindre.

7 - En sursis
Ze mélodie, signée José de Midrone. Quand on sait que ce gars compte parmi ses influences les Bee Gees aussi bien que Tony Banks, le mélange catchy et alambiqué n'est pas étonnant. Le piano est simple comme celui de Maurice Gibb, la compo ambitieuse comme un certain Tony B, la batterie super et les soli brillants. Que demander de plus ? Un thème intéressant ? Ben oui, il y en a un en bonus ! Du tout bon...

8 - Rechute
Ian Curtis, reviens ! Les Sousbocks sont devenus fous ! Au temps du lycée, vous est-il arrivé de trouver les dimanches atrocement glauques ? Avez-vous déjà vu un film de Claude Lelouch un dimanche midi pluvieux et, en sortant, de vous demander si la vie valait la peine d’être vécue, alors qu’aucune raison ne vous prédestinait à cette déprime, certes courte, mais suffisante pour qu’on puisse considérer Claude Lelouch comme ennemi public numéro 1 pendant quelques heures ? « Rechute » me donne cette impression. Le texte est assez ambigu pour laisser à chacun le soin d’y voir la rechute qu’on veut, mais les parfums d’hôpitaux, les visages décomposés, les noms barbares des drogues de chimiothérapie et les pleurs des familles sont les premières impressions qui me sont venues à l’esprit.
Mais même si cette chanson pue le crabe-aux-pinces-de-vincristine, elle est superbement à sa place sur l’album, et superbe tout court. Les guitares de monsieur Qurtis alias Korama alias JP alias Polarsun alias FanDePrince ont ce côté ‘expression au-delà de la guitare’, qui vient vriller l’esprit de l’auditeur qui croyait que Sousbock était le Goldman du pauvre ou le Transatlantic du riche. A ne jamais passer en musique de fond chez France-Télécom !

La chanson cachée : cool le clin d’œil. C’est « Amnesia » #546 mais ça marche toujours.

Pochette : Très belle, c’est là qu’on regrette encore plus de ne pas en avoir une version 33t vinyle.

Album : « Lune & l’Autre » est un peu à Sousbock ce que « Purpendicular » est à Deep Purple ou « The Elder » à Kiss: l’album où tout ce qu’on n’aurait jamais osé imaginer apparaît enfin. Seb va encore râler et dire que j’aime tant cet album parce qu’il n’y a pas fait grand-chose, mais même pas. Ce que je trouve si bien n’est pas tant la qualité des compos (pourtant bien présente) que la diversité des ambiances dont Sousbock peut enfin profiter.
Je ne sais pas à quoi ressemblent les autres compos qui n’ont pas pu être retenues pour l’album, mais celles qui y figurent sont remarquablement bien choisies. Et interprétées avec soin, enthousiasme, bref : un album riche et inattendu.

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Comment Muz pourrait encore nous surprendre, après avoir poussé la folie jusqu’à son point de non-retour ? (ou presque : il y a toujours moyen de pousser le bouchon plus loin)

Peut-être en purifiant sa musique, en la rendant intemporelle ? Voyons ce que ces pistes cachées nous montrent. “Hello” déboule avec cette première impression qui ne me quitte plus: en s’acousticisant, Muz se rapproche soudainement de Syd Barrett en solo. “Dreams come cruel” confirme le verdict, puis on se calme avec un “Button’s thoughts” légèrement ummagummien, si ce néologisme soit accepté par les Immortels de l’Académie. En délaissant quelque peu les synthés, Muz n’a jamais été aussi psyché. Aussi difficile à dater. Faites un blind-test à un(e) ami(e) –si tant est qu’il vous en reste-, mettez-lui “Ghost view”, il y a gros à parier que la fin des 60’s sera dans la conversation après quelques secondes. “Love is over” ne viendra pas contredire votre pote, avec ce riff d’orgue entêtant, juste un peu trop mécanique pour une oreille aguerrie. Retour à la nature, “Love is over” et sa flûte enchantée nous mène d’arbre en arbre, avant un “Leave me” très dépouillé, ce qui sidèrera les habitués du Muz électronique. Ceux-ci seront un peu rassurés quand arrive “Running at sun” et sa nappe de synthé n’ayant plus rien à voir avec les sixties. Mais chassez le naturel, il revient par la guitare folk sur “Say after night”, et encore cette petite flûte quelque peu perdue au milieu de ces notes alcoolisées de cordes en nylon. Puis arrive le petit bijou, “Je me souviens”, nostalgique et posé, calme mais tranchant. “Interlude” se jazzifie avec joie et insouciance, avant de nous mener à la pièce de résistance, “The hidden tracks”. Ça commence gentiment, folkement correct, puis une séquence de synthé tangerinedreamesque amène un tourbillon virevoltant autour de la voix toujours aussi étrange de notre prolifique compositeur. Ça continue de plus belle, en revenant vers un style plus influencé par le classique. Puis le vent balaye le sable et nous voilà au-delà de l’arc-en-ciel.

C’est donc en étant le moins surprenant que Muz nous surprend le plus. Et ce paradoxe fait que “Hidden Tracks” devient mon œuvre préférée de la galaxie Muz.

 

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Meomeo ! Nyan Nyan ! 私は寝ている猫だよ!Tôi là Chú Mèo Ngủ Quên đó !