Beppu, Brussels, etc...
Admin of artists : Beppu Nights by AWAKEN (別府NIGHTS)
Website : http://www.awaken.be
Joined : February 18, 2007
Cool mood, especially "Liars Numbers", which conveys influences from Bowie and Roxy Music (am I right?), sung in Spanish.
I like the voice too.
Pas toujours facile de se plonger dans un univers très différent du sien, mais, comme I Am voici quelques années, je me laisse tenter par ces chansons réfléchies et finalement très prenantes.
Ainsi donc Trustno1 explorerait une face plus sombre de la musique, du disco qui décape chiquement en coulisses le samedi soir aux guitares profondément pourpres qu’on écoute sur un parking à trois heures du matin (à la sortie du disco, comme ça tout y est). En fait, je ne trouve pas « Sit Down & Clap Your Hands » si différent des autres albums de Trustno1. Certes il a son identité un peu plus axée vers des rythmes plus funk –mais toujours avec une certaine retenue. Certes les guitares sont plus énergiques que d’habitude –mais chassez le naturel, il revient au galop non plus dans le parking, mais dans le Vieux Champ. Car le fantôme de l’homme aux 1000 cloches tubulaires (les 1000 étant le nombre d’albums portant ce titre) a décidément du mal à laisser les jeunes musiciens en paix.
Il y a bien un délicieux clavinet dans « Knuckles » et « Gentle Rider », des guitares plus funky et des batteries groovy, mais ça reste une évolution plus qu’une révolution. C’est du Trustno1 qui a pris l’air, a respiré quelques gaz d’échappement, a fait les vitrines pour voir quel tatouage se faire faire, mais qui finalement est retourné refaire le monde dans l’herbe, en se disant que tout ça c’est bien beau, mais pourquoi faire maintenant ce qu’on peut remettre au surlendemain.
Je me suis secrètement pris à espérer que Trustno1 irait plus loin dans le funk, comme l’ont fait Jeff Beck et Glenn Hughes en leur temps. Plus fort dans la hargne. Bah...
Intéressant clin d’œil à Genesis (la fin de "Cornered") et tout se termine avec une petite gâterie musicale (je précise bien : « musicale », au cas où Giscard passerait par là) irrésistible : « That’s All Folks ».
“Diamonds In The Rough” is an album of classical music played on electronic keyboards. One could think of Rick Wakeman’s “Cans & Brahms”, but Martin Gross doesn’t really adapt the music to synthesizers: he plays it with the sound that is supposed to be the real one if there was an orchestra around. That’s where nowadays sound modules still show obvious limits when they try to replace real instruments. But that feeling doesn’t last all through the album, since the pieces are interesting and contain enough substance to catch the listener’s ear. I especially like the “Harpsichord Sonata in D major”, where the ghost of Keith Emerson is never far away. The mechanical feel can sometimes make think of those old-style street organs.
“Diamonds In The Rough” has a variety of styles and instrumentation and I think is a good starter for thos unfamiliar with some kind of classical music.
Now I’m waiting for a version played by real instruments. Martin Gross’ composing skills deserve it for sure.
Intéressante sensation qui vient à l’écoute de ces « Larmes De Sirius » : l’impression d’avoir enfin entre les oreilles un album tant attendu, et répondant pleinement à nos attentes. Qurtis, comme pour se faire pardonner d’avoir repoussé la sortie de la galette aux calendes grecques et même aux calandres romaines (ne nous privons pas d’un jeu de mot foireux), nous en donne pour notre argent à chaque chanson. D’autant que c’est gratuit.
« Les Larmes De Sirius », c’est un peu comme ces albums des années 70, avec 5 pièces très distinctes en face A et une longue en face B.
Références et clins d’œil à profusion (ah les Rencontres du 3ème Type), rien n’est laissé au hasard. Chaque pièce est visiblement ciselée et a dû être pensée et repensée et refaite jusqu’à plus soif.
Il ne reste pas grand-chose du précédent opus « Quiet », si ce n’est un petit beat electro dans le cinématographique « Mondwest » et une qualité générale assez bluffante.
Les instruments ont été tellement travaillés que les voix détonnent quand elles apparaissent, surtout dans « Mondwest ». Elles auraient à mon avis mérité un peu plus d’effets. Elles sont trop proches, un peu comme un branquignole qui enregistre sa voix au-dessus d’un enregistrement pro et met ça sur Youtube pour épater sa voisine qui de toutes façons n’en a rien à foutre parce qu’elle est déjà fan d’Awaken et que sa grand-mère ne jure que par Sousbock. Dommage, car le duo de « L’Arène des Fous » est plutôt bien torché, les deux voix se complètent bien et la mélodie vocale est très réussie.
Le ton général est intemporel et finalement, on n’a pas tellement l’impression de laboratoire, tant les expérimentations sont ici au service de la musique plus que pour frimer. Belle maîtrise.
Juste une question : mais pourquoi dès qu’un artiste se lance dans la musique instrumentale, il se sent obligé d’être inspiré par Mike Oldfield ? On a déjà assez avec le vrai et ses 524.210 « Tubular Bells », alors parfois j’aimerais que vous plagiiez d’autres musiciens que ce quelque peu surestimé Vieux Champ… (là j’attends les coups de bâton ou les appels à la démission par le PS).
En conclusion, s’il y a un équivalent au terme « beau livre » pour les disques, on pourrait sans trop hésiter l’employer pour qualifier le nouveau Qurtis.
PERCUSSIONとギターと優しい声のミックスは素晴らしくリラックスだとおもいます。
SECRET・OCEANのアルバムは冬の暖かさで、夏の涼しさです。いつも良い気持ち。
『Analog』と言う歌は僕の一番好きなの。
おめでとう!
Trustno1, de retour de sa promenade dans l’espace, s’est acheté un métier à tisser. Les ficelles sont remplacées par des cordes de guitare, et notre ami s’est mis dare-dare, sinon Dard-Dard comme dirait un Antoine pas si Saint que ça, à l’ouvrage : il tisse, retisse des ambiances, des vagues nouvelles, de la nouvelle vague, mais il n’en a ‘cure’ : il n’y a rien de tel que les fantômes, surtout ceux d’une époque flamboyante appelée les années huitante. Comme toujours, Trustno1 prend le temps de faire monter la sauce, mais a levé le pied quant aux synthétiseurs, ici relégués au rang de gentils accompagnateurs, laissant les guitares rythmiques mener la danse. Oui, car si c’est un album de guitares, ce ne sont point des soli malmsteeniens qui innondent les haut-parleurs mais bien d’éthérés accords ou arpèges, plus propices à l’introspection qu’à s’inscrire à un concours d’air-guitar. Parfois, inattendues, elles se métallisent sans crier gare, comme sur « Classical Dance Lessons » aux accents dirigeables, oserais-je dire à-la-page, puis reviennent à de plus douces intentions, soutenues pas une basse parfois trop discrète à mon goût. Ambiances plus que mélodies, sauf peut-être la quasi-catchy « Too Much Happiness » menée à la baguette par une guitare volubile, ou la délicieusement surannée « It Couldn’t Be Better » et sa mélodie Club-Med gothique lors d’un concours de sosies d’Hank Marvin. Le reste est quand même nettement plus sombre, tel ce « Parachute » plus angoissant que doré ou le très beau « See You Tomorrow ».
Trustno1 assume ses influences, mais cette fois les canalise avec plus de finesse, et a peut-être enregistré un album que beaucoup auraient aimé voir sortir dans les bacs vers 1981 : sonorités new-wave au service d’une œuvre purement instrumentale.
Avec son petit dernier, "Dreamtime", Muz nous gratifie d’un album toujours un brin difficile d’accès pour qui espère des chansons au sens propre du terme, sans être rebutant, bien au contraire. Pour avoir eu l’occasion d’écouter et apprécier quelques œuvres de notre ami, je pense que "Dreamtime"est le plus compact, sans être forcément le plus mature. En fait, la comparaison avec les autres albums est si difficile que je ne peux dire s’il s’agit d’une évolution ou d’une autre voie que Muz suit.
Oh certes il y a des points communs, comme le côté conceptuel, la diversité des thèmes, tout en appartenant à la même ambiance globale, la présence de guitares acoustiques dans un univers plutôt synthétique, ou encore le fait que les machines sont plus au service de la musique que l’inverse.
Comme souvent avec ce genre de musique (mais quel est-il réellement ?), les notes ont une certaine puissance évocatrice, plus forte encore que si le format était plus traditionnellement orienté ‘chansons’. Je ne peux pas parler de musique instrumentale, puisque Muz chante sur certains titres, d’une voix particulière qui sied parfaitement bien aux ambiances de l’album.
Le départ est donné sans ménagement, A NEW DAWN, sa basse acide aux délicieux accents new-beat et ses nappes intrigantes soutiennent une voix qui scande plus qu’elle ne chante et des cymbales rappelant qu’on n’est pas là pour un rêve à l’eau de rose. Bien qu’un brin moins marquante, STOP TO DREAM continue dans le ton, la voix de Muz semble effrayée, même la gentille guitare acoustique a du mal à calmer les ardeurs du diable qui semble chercher sa proie. Et c’est alors qu’une respiration, un peu comme sur un vieil album d’Al Di Meola, nous est offerte sous la forme d’une adorable petite danse au synthé virevoltant, MIDNIGHT DANCE. On imagine presque le feu de camp. La danse se fait valse, les masques ne tombent pas, la voix quasi-parlée a un accent germanique, est-on à Vienne ? A Venise ? La valse continue, TIME TO DREAM nous remet la guitare acoustique dans les oreilles, le synthé soloïse sur un swing un peu bancal, les claviers servent de fond à la voix bizarre, avant de devenir l’interlude DEADLY DREAM, servi par un solo de guitare aérien. Tout ça pour nous préparer à une très jolie petite pépite, THE NYMPH. La voix de Muz colle parfaitement à ce morceau presque poignant, qui arrive à point nommé dans le déroulement du concept. Les clochettes (FM ?) de DREAMING sont magnifiquement limpides et les images de dessin animé surréaliste ne sont pas loin. Elles s’épurent et font appel à une batterie qui se fait plaisir, suivie par une basse qui lance ses notes on ne sait exactement où, c’est faussement bancal (un peu comme King Crimson, une fois de plus), c’est presque dansant –mais il faut bien s’accrocher là ! C’est la bien nommée RHYTHM OF DREAM, qui s’enchaîne très joliment avec RIDING CLOUDS, autre perle de cet album, autre preuve que la voix bizarre de Muz est bien plus qu’une simple curiosité. Le synthé qui parle beaucoup est tout bonnement délectable par la tension qu’il crée, sur une beau tapis de guitares acoustiques. A peine le temps de comprendre que la basse insistante du début revient, et Muz rechante de manière plus inquiétante, c’est BOTH WORDS VIEW. La basse aux accents de clavinet, ne démords pas de son rythme, même quand la guitare électrique se fait une petite place au soleil. Soleil est un bien grand mot tant cet album semble, à mes oreilles, évoquer un rêve tourmenté plus qu’un doux moment à rêvasser. Les synthés, fort jolis, reprennent le relais, et nous voilà au long SLUMBER PARTY à l’intro caoutchouteuse. Synthés et clochettes continuent le boulot, c’est presque du Disney, on est dans la phase lumineuse du rêve, jusqu’à ce que la voix et la guitare reviennent ajouter leur touche de noirceur. Voix très expressive. Un long et beau morceau, mais si on ne regarde pas le sillon du LP, enfin je veux dire le déroulement du lecteur mp3, il est difficile de savoir ce qui appartient à une chanson ou à des passages séparés. C’est un vrai concept-album dans ce sens. Et comme parfois avec des albums concept, la phase finale est presque bizarre, presque trop simple (cf "Brave", "The Wall", "Magnification"-restons dans la Dreamtime attitude :D). Un peu de folk, un synthé et une guitare essayant chacun de se frayer un chemin, puis sans savoir s’ils vont s’entendre, c’est fini, il est temps de se réveiller.
La pochette : Jolie. Il semble que Madame rêve de formes oblongues, comme le chantait celui qui avait crevé l’oreiller parce qu’il avait rêvé trop fort. Accents whitesnakiens, David Coverdale doit être jaloux de ne pas avoir eu un si joli graphisme pour son "Love Hunter".
L’album : toujours aussi dense, plus structuré, peut-être un brin moins déjanté, quoique comme d’habitude Muz nous met un bandeau sur les yeux et nous lâche dans son labyrinthe sonore en nous disant "Débrouillez-vous". Comme dans une histoire de Philémon, on ouvre de nombreuses portes et on tombe sur des chambres à chaque fois étranges, parfois rassurantes, souvent inquiétantes. Le rêve de Muz n’est pas de tout repos, je peux comprendre que certain(e)s décrochent et se réveillent avant la fin. Mais les amateurs de musique riche, libre et inventive doivent vraiment essayer Muz, il propose un art ambitieux et onirique suffisamment ambigu pour garder son mystère et… l’auditeur aux abois.
Muz chante d’une voix qui surprend mais dont les ‘défauts’ n’en sont finalement pas. On peut comparer avec Ian Curtis, qui possédait également un organe vocal étrange, mais sans qui Joy Division n’aurait pas eu ce cachet si particulier. En souhaitant à Muz un destin plus heureux que pour le pauvre Curtis !
Tout d’abord je suis épaté par la créativité de Mr Muz. J’ai écouté plusieurs albums et ai eu du mal à en choisir un à chroniquer. C’est que la musique de Muz est, sans être rebutante, difficile à transcrire en mots. Pas question d’évoquer un refrain qui tue ou même un solo dévastateur, non, Muz fait dans un autre registre. Alors quoi, des ambiances de musiques d’un film imaginaire ? Oui mais non. Pas tout-à-fait.
D’abord tenté par "Miniatures", puis le "Dreamtime" au titre magnificationnement yessien, à la belle pochette serpentblanchement whitesnakienne, album sur lequel Muz chante d’une voix particulière, mais j’ai finalement choisi "It’s Scrumdidlyumtious" comme première approche, peut-être par facilité, puisque cet album me semble celui le plus lié à des références qui ne me sont pas étrangères. Je voulais aussi chroniquer un album sur lequel je sois certain de revenir, de réécouter, de profiter. "It’s Scrumdidlyumtious" est, à coup sûr, de ceux-là.
Plus par l’esprit que par le résultat, mais j’y retrouve un esprit de ‘bordel calculé’, cette impression que tout est là par hasard alors qu’une petite voix me dit qu’il y a là un gros travail de précision, un souci du détail, une remise en question permanente des choix artistiques. Cet esprit que j’aime chez King Crimson et Magma, par exemple.
Le musicien essayera de dénicher en la musique de Muz la part du vrai et du faux : qu’est ce qui joué, loopé, samplé ? Pas important, tant la musique est prioritaire et le musicien redevient auditeur, puis se laisse fondre dans le tableau d’ambiances.
"It’s Scrumdidlyumtious" donne des impressions de départ en couilles, d’anarchie (le piano final de "Lamed wufniks", le saxo-synthé bavard de "Lost in space" qui meurt sous un tapis de clochettes et un filet de strings -magnifique), des sons détournés (la mélodie de "Fair is foul...") me rappelant le Manfred Mann’s Chapter III.
Des guitares acoustiques très rythmiques ("Bis ans Ende der Welt") tissent un canvas sur lequel la mélodie se fond en solo, ou alors est-ce l’inverse ("Fair is foul..."). Le délicieux séquenceur ou arpégiateur de "Divina Commedia", avec ces petites notes de guitare-synthé ( ?), tout cela est vraiment plaisant. Avec Muz, on ne sait pas si les monstres sont gentils ou si les anges sont méchants, la musique ne cesse de nous donner des fausses pistes qui rendent son écoute très intéressante. Presque comme une douleur peut-être agréable, la fin brutale de "Divina Commedia" se fondant, avec force, dans "Promenade", et le temps qu’on ait apprécié cet intrus arrivent les sons dérangeants de "Spleen et idéal". Après une petite bagarre, la guitare reprend le dessus, se calme et égrène de gentilles arpèges, comme o nparle de tout et de rien.
"It’s Scrumdidlyumtious" bouscule agréablement, surprend sans choquer ou alors choque sans surprendre ? "It’s Scrumdidlyumtious" est la porte d’entrée au répertoire (déjà vaste) de Muz. Voyons donc la suite...
Let's write on this album:
-MISSISSIPI KITE:
Gros son, voix féminine rauque, mélodie entêtante, à la rigueur un peu agaçante. 8) Comme une douleur agréable, si tu vois ce que je veux dire. La madame veut visiblement dire quelque chose sans s'être présentée. C'est pas poli mais l'effet est cool. Chouettes percus, qu'on sent méchantes elles aussi, comme un chat enragé qui gratte à une porte avec ses griffes. Un monsieur lui répond dans une langue que je ne comprend pas, puis elle s'énerve de plus belle. Pour le bénéfice de Mr Kite ?
-A SPECIAL THING:
ah j'aime ce rythme électro, la voix (une autre demoiselle, décidément il y a sur un seul album autant de line-up's que dans toute la discographie de King Crimson !) caresse la mélodie avec une certaine vigueur. La batterie et la gratte entrent en jeu, d'abord pour casser un peu la quiétude (qui vient me réveiller ?) puis rapidement pour faire partie de la danse. Puis la voix revient, soutenue par un orgue floydien. Un solo, chose rare sur "Let's Dream...", court mais bref comme dirait l'autre, tout en nuances, termine ce super morceau.
-SOONER OR LATER:
Tiens ça me dit quelque chose. Je l'avais sûrement entendu auparavant. Une fois de plus le travail de percus est intéressant, avec des sons qui pourraient presque évoquer le Synclavier, en plus moderne : le syndrôme "Silver Rainbow" 25 ans après. Question guitares, il m'est difficile de dénicher ce qui est joué ou samplé, chaque instrument contribuant à une certaine répétitivité, qui elle-même crée une lente mais efficace transe.
-I WAS THERE:
Le slow de l'été d'Amanyth ? :D Ne nous y trompons pas, bien vite un beat de dreumemachineuh et basse vient nous rappeler à l'ambiance de départ. A croire que tout l'album est dominé par une seule ambiance, electro. Et pourquoi pas, hein ? Mais ça ne me dit pas où elle était, la madame, bien qu'elle n'arrête pas d'avouer qu'elle was there.
-WHAT I HEAR:
Quittons provisoirement les 90's pour retrouver une b-à-r plus PhilCo, soutenant un piano aquatique dont la boucle crée la "transe". Le travail au synthé est assez remarquable ici, et volerait presque la vedette à la voix, pourtant essentielle.
-BROKEN:
Retour du trip-hop. Ambiance mélancolique, qui va d'un point A à un point B (ou C si tu veux), une de mes préférées de l’album.
-MOAN:
Fines percus en cristal, l'orgue qui vient gentiment par derrière crée un choc discret comme une bouffée d'énergie après une tasse de café (noir, hein !!! Dire qu'il y a des sauvages qui mettent du sucre et pire: du lait, dans leur café. Sûrement des fans de Céline Dion, en fait...). Ah la madame dit "Let's dream to each other..." et puis quoi, c'est fini ? Shit, je l'aimais bien, c'te chanson-là.
-SUNRISE:
Plus normale, oserais-je dire 'commerciale' ? Les synthés vacillants du fond, couplés à la basse, me plaisent assez bien. Puis les changements harmoniques amènent de la substance. D’abord je croyais qu’elle chantait « samurai », mais non, elle dit « sunrise ». Ca nous fait une belle jambe.
-A TOWN CALLED KILL:
Encore quelques percus électroniques et un orgue discret au Leslie revendicatif, bien vite étouffé par des nappes et une gratte acoustique. Le tout s'enchaîne sans donner l'impression de cassure. Puis un synthé lève le doigt pour s'exprimer, mais il est timide, alors faut mettre un casque pour l'entendre. Et bien vite, il se fait couper la parole par un piano, mais il revient à la charge, avant que les nappes ne reprennent superbement le pouvoir. Mais alors qu'on ne s'y attendait pas, le gouvernement se fait renverser par de jolies clochettes FM et l'histoire se termine là.
-FORTUNE'S STRANGER:
Retour du piano gabriélien, suivi par un étrange synthé limite Stock-Aitken-Waterman (à quand Rick Astley en guest sur le prochain album ?), et tout repart dans le ton de l'album.
-JUST ONE MAN:
Tiens, un monsieur qui chante. Ben oui, il y a juste un monsieur sur cet album, ou presque. Beau crescendo qui mène à une finale puissante.
-L'album: La caractère electro dominant tous les morceaux fait qu'il est plus facile de parler « Let’s Dream… » comme un tout, que des chansons séparément. C'est ce qui fait sa force et sa faiblesse : une certaine linéarité qui peut agacer si on n'est pas dans de bonnes conditions pour apprécier cette douce transe si typiquement electro, basée sur des ambiances plus que sur des performances instrumentales. On peut comparer à Genesis période CAS, Chamfort millésime 97, à certains arrangements de Marillion ou même au Floyd, mais contrairement à ces groupes qui mélangent l'electro à leur musique fortement mélodique, Amanyth fait du pur de chez pur, ce qui nécessite une certaine attention chez un Professeur peu au courant (ah aha, courant, electro, ah ah, même Pierre Palmade n’aurait pas fait pire) des tendances récentes, et qui à chaque fois qu’Il entend un beat electro, se demande quand Hoggy va apparaître pour lancer son ‘wise man once said, a flower is only a sexual organ’. Les chanteuses se succèdent mais il est possible que si je n'avais pas lu leurs noms, j'aurais cru que c'était la même. On reste dans la linéarité.
En conclusion : album à deux visages, qui, s’il n’éveillera pas quelqu’un dont les pensées vagabondent ailleurs (et ce malgré un gros son bien péchu), peut s’avérer superbe si écouté avec l’attention nécessaire.
-La pochette:
Bien que joliment faite, je ne suis pas sûr néanmoins qu'elle m’accroche le regard chez un disquaire. Elle serait noyée dans les compiles electro-lounge et je me précipiterais sur une pochette plus flashy. Juste une question de goût. Et puis comme je vais rarement chez un disquaire depuis la disparition du vinyle, ça ne fait rien.