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Bonjour bonjour. Je viens de voir que l'ami Saint-Jean connaissait Cali, et moi qui suis fan de la gestuelle de l'artiste, j'aurais voulu lui faire part de toute mon admiration pour tout ce qui tourne autour de la nouvelle scène française. Pensez-donc, pendant que certains patientent des jours pour pouvoir le voir, c'est comme un grand corridor qui s'offre à moi, et je ne puis que sauter dessus. Merci, vraiment. Pour ce qui concerne ma critique, qui se doit d'être courtoise, je commencerais par dire que, on a beau être un modèle de vertu et d'exemplarité, il y a toujours quelqu'un pour vous ramener à la triste réalité des choses. Et la conséquence est que, parfois, cette rude injustice retombe sur le nez d'un badaud pétri d'humanisme et de communautarisme. Comme ils étaient bien mal en point, les riverains qui ont vu leur voiture brûlée, alors que toute leur vie ils avaient voté Robert Hue. La vie est vraiment injuste, et je dirais que sont les bien-pensants, qui produisent des monstres à la morale vengeresse et surcompensatoire. Mais assez tergiversé. Heureusement que la musique est là, pour nous mettre du baume au coeur et nous prouver qu'il existe encore une humanité une et indivisible. On se croirait un peu à la fête de la frite un 14 juillet, et je dirais qu'on a qu'une envie, c'est d'aller embrouiller les bien-pensants à coups de cutter. Bref, c'est comme si on avait envie de mettre son grain de sel dans la farandole. Comme si on avait envie d'aller corriger les humanistes. Il apparaîtrait que les belles paroles, elles soient bien jolies, mais que malheureusement, elles soient en contradiction totale avec la réalité des faits. Je dirais qu'il y a comme un schisme, qui fait que le gentil paternalisme, on a comme l'envie de lui mettre trois gros coups de rangers dans sa face... Mais tout ceci n'est que divagation, je le conçois, mais comme ici c'est un peu de la politique en musique, j'aurais comme du mal à intrinsèquement séparer les deux. Mais la musique est très bien, oui oui, très bien faite, et puis la pochette étant si discrète, j'ai failli passer à côté. J'aurais même tendance à dire que l'élève donne à son maître une vraie leçon niveau musique, et que tout ceci n'est ni plus ni moins qu'un bon moment, forcément un peu trop pétri de sentiments, qui aurait un peu tendance à confondre Goulag et Cuirassé Potemkine, et qu'un bon moment, eh ben c'est cinq. Voilouche.

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La chanson ayant comme thème les vernissages, j'avoue qu'à ma connaissance, je connaissais pas. C'est donc dans une brèche qui n'appartient qu'à l'artiste lui-même que nous somme emmenés, et ce pour le plus grand déplaisir des oreilles - en feuille de chou, apparemment. Je dirais qu'au fond, il n'y a jamais eu qu'un seul Gainsbarre, et qu'il est mort sur la croix. Je saurais pas trop comment dire. C'est comme si ces gens-là n'étaient pas faits pour la musique; et bla bla bla, et bla bla bla, j'ai des difficultés pour imaginer ici autre chose qu'un whisky et un cigare, bref, quelque chose d'ultra-laxatif. Il y a dans l'idée que, dans son Odyssée, Ulysse ne put résister au chant des "muses", tellement il était attirant. Eh bien là, j'ai plutôt comme l'envie de ramasser l'auteur à la petite cuiller. Je dirais que le son de l'artiste s'apparente plus à celui d'un troquet, que de celui d'un irrésistible mirage. Voilà. Après tout, chacun son ballon de rouge. Le Monsieur a farpaitement le droit d'avoir sa sexualité, et de l'exprimer comme il l'entend. Je dirais que les bobos savent goûter le beau, mais qu'ils ne savent pas vraiment l'exprimer. Un peu comme la vision Houellebec de la vie; ça fait mal à voir. Je dirais qu'être intellectuel, ça ne passe pas du tout par le mépris du corps. Bref, je pense que ces gens-là ont tout compris, mais que ce qu'il leur faut seulement, c'est un othophoniste. Afin de pouvoir bien prononcer les mots qu'ils pensent. Mais le whisky n'arrange rien à l'affaire, je le conçois bien. L'idée, c'est que je m'attendais à être charmé, et que je ne trouve qu'un type mal rasé et pas chanteur pour deux sous. Bref, niveau speed-dating, je trouve que ça tient pas la route. Je n'ai absolument pas besoin d'un raconteur de bobards qui soit-disant hait les vernissages. Il y a quelque chose dans la musique qui s'appelle l'"harmonie", et je dirais que l'harmonie, c'est incompatible avec le cancer du pancréas. Voilà. Bon courage pour la suite de vos recherches sur le sens de l'existence, et puis à jamais.

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19/05/08

Je trouve tout ceci partiellement intéressant. Je dirais que l'artiste est un grand sensible. En tout cas, c'est de la belle facture, et c'est plutôt nouveau sur la forme, dans le sens où on y trouve des jolis pianos, eeeh oui. Je dirais que le hip-hop, comme on ne peut pas compter sur les mélodies, il faut s'attacher aux accompagnements, voire aux arrangements. Ce qui me fait dire que les Dj's ont, quoi qu'on en dise, comme une certaine faculté de créér des jolies musiques parfois. Et d'ailleurs, il ne faut pas croire que ça s'improvise comme ça d'être un hip-hopeur. Oh que non. Tout ceci demande beaucoup de dextérité. Je dirais que dans le hip-hop, la musique et les paroles sont indissociables, bien que çe soit un peu le cas pour toutes les musiques, en fin de compte; je crois que ce que je veux dire, c'est qu'il y a comme une unicité qui fait que le flux des paroles est comme intrinsèquement lié à la musique, ce qui n'est pas le cas des musiques chantées, où la mélodie est parfois extractible. Bref, je dirais que c'est l'harmonie qui fait le hip-hop, même s'il apparaît que les artistes tirent un peu beaucoup sur la corde sensible, et qu'ils apparaissent conscients de le faire. J'ai comme l'impression que tout réside dans l'accumulation des maux, comme une sorte d'énumération, et que la signification des paroles dépende en grande partie des harmonies. C'est très mal dit, mais je me comprends. Exemple. Je prends un thème de quatre beaux accords, et je joue chaque fois la même note en guise de mélodie; eh bien la fameuse note n'aura pas la même couleur selon l'accord joué. C'est pour ça que je dis que ça tire un peu sur la mièvrerie, car c'est un procédé esthétique un peu facile. Mais le tout est de bien le faire; et je dois avouer que des fois, ça énumère, ça énumère, à ce point qu'on en tendrait à culpabiliser. Bref, je dirais que la recette a fait ses preuves, et que le tout parfois me touche. Voilà. J'aime bien DJ Shawan. Et puis y joue bien du piano. Bref...

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18/05/08

J'aurais beaucoup de mal à décrire ce que m'inspire le slam, et je ne regrette qu'une chose, c'est qu'il ne soit pas resté dans le milieu clochard duquel il vient. Je trouve en effet bien malheureux que l'on vienne me bombarder de ces inepties de bas-étage, tout en me faisant croire que c'est le dernier courant à la mode. Je dirais, en toute honnêteté, que les slamers sont restés en CM2, et qu'ils n'ont pas été pris en sixième pour cause d'illetrisme. Ce que j'aime particulièrement chez eux, c'est la façon dont ils se croient intelligents lorsqu'ils appuient sur une syllabe, afin de bien faire passer leur jeu de mot. Non contents d'être un peu abrutis par la société qu'ils dénoncent, j'ai comme l'impression qu'ils prennent également le public pour des imbéciles notoires. Je n'ai vraiment pas besoin qu'on m'explique des calembours que j'ai déjà aperçus depuis l'âge de trois ans. Je ne l'ai vraiment pas, et pis, je trouve tout ceci dérisoire. Je ne vois aucun avenir à cette idiotie partielle, elle est l'oeuvre d'auteurs qui n'ont manifestement pas fait le lycée Condorcet, et je dirais que leur vision de la vie est égale à celle d'une vache qui regarde passer un train. Je ne puis plus supporter une telle suffisance dans le propos; tout ceci est de la pensée de bobos pas même doués pour la langue. Ce qui me met véritablement mal à l'aise dans cette tragique histoire des temps, c'est que je ne supporte pas que des sous-fifres viennent m'apprendre la vie avec des mots qui ne dépassent pas le certificat d'études. Je dirais que les éboueurs, eux, ont l'insurmontable courage d'au moins fermer leur gosier. Je voudrais simplement que l'on arrête de venir me bousiller le cerveau avec des rimes qu'un enfant normalement constituer peut anticiper, et je voudrais également que l'on cesse de me faire croire que ces victimes de la société sont les nouveaux poètes du temps, et de toute façon, ceci ne fait que confirmer que la poésie ne dépasse pas le niveau du genou, et qu'elle est l'oeuvre d'individus qui se voient un peu trop cérébraux par rapport à ce qu'ils sont vraiment. Je dirais que ça arrive à tout le monde d'écire des conneries après un whisky ou un joint, mais que le lendemain on s'en rend vite compte. Mais là est toute l'immensité des slamers, ils persistent à débiter leur texte digne d'un schizophrène exhibé dans les foires. Ce n'est pas que ce soit véritablement de l'art brut, ils sont même artistes quelque part, mais c'est seulement que je trouve navrant qu'on leur fasse croire qu'ils sont aimés et compris alors qu'ils ne sont qu'un miroir du négatif. Je dirais que quand elle se rendra compte que tout le monde se fout d'elle, Sandy Sanders se posera des questions; eh bien il en va de même pour les slamers. Aussi voudrais-je dire à ces messieurs du bas de se regarder en face et de s'avouer, oui, d'avoir le courage de le faire, qu'ils ne méritent qu'une chose, c'est le bonnet d'âne, pour cause de très mauvais résultats en français: sur le livret scolaire, je marquerais: "Est un âne bâté, mais se croit pertinent". Voilà. Comment conclure. Les slamers m'apparaissent être de simples idiots, qui récitent des textes d'attardés, et qui viennent me pourrir la vie à chacune de leurs interventions. Je leur prédis autant d'avenir qu'aux boys-bands, et pour cause, ils ne valent pas mieux qu'eux. Et encore, je ne trouve pas les mots véritables pour décrire ce que provoque en moi cette agression quotidienne. Si un clodo me vendait des vers, dans un bon jour, j'en donnerais un à deux euros; mais je ne supporte pas tout ce tapage médiatique pour des SDF à la vision de la vie manifestement borderline. Lorsque j'entends du slam, il ne me vient à l'esprit qu'un seul mot: merci. Merci de m'avoir ouvert les yeux, merci de m'avoir donné ma leçon, merci de m'avoir décrit le monde. Nan, je déconne; vous êtes des crétins, et je dirais que la substance d'un crétin, c'est qu'il le sait pas. Voilà. Je dirais que j'ai décrit, selon mes propres mots, cette benne à ordures que m'apparaît être le slam.

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Au début, l'homme commença par entendre des sons. Toutes sortes de sons, comme le bruit des gouttes d'eau sur le sol, ou encore le cri d'un goret qu'on assassine. Puis en même temps qu'il commença à peindre des scènettes sur les parois des cavernes, il se rendit compte qu'il pouvait moduler des sons avec sa voix, comme quand il appelle sa femme pour qu'elle vienne faire cuire le jarret de mammouth. Alors, il découvrit la musique. Il se passa fort longtemps avant que tout ceci ne devienne codifié et tienne lieu d'activité humaine exemplaire. Sautons une grande période, et venons-en tout de suite à la période, que l'on appellerait Classique, bien qu'elle se décompose en autant de parties qui la composent. Qu'y entend-on? Un instrument, puis un autre, puis un autre, puis encore un autre, lesquels viennent s'emmêler avec d'autres instruments encore; on y perçoit des rivières, des fleuves, des vallées, des continents, des pulsions, des émotions, on y entend des gens qui chantent comme il n'est pas possible de le faire, de siècle en siècle, d'époque en époque, les compositeurs se sont légués des influences, des savoir-faire, jetant sur la partition l'essentiel de leur humanité, tout ceci pendant des heures et sur des kilomètres de papier: la musique commence, puis elle progresse, elle fait intervenir des sentiments, et telle une bise se répandant par-delà la lisière d'une verte clairière, elle signifie, elle montre, elle dit, elle représente, elle explose, se calme, revient à la charge, tout ceci à l'aide d'instruments savamment travaillés par de dignes artisans, et sous la houlette d'un grand inspirateur, le chef d'orchestre, toute cette communauté d'esthètes, brillament réunis autour des drames et des tragédies de l'humaine condition. Puis vinrent des gens comme Edouard Busa. Une batterie, une guitare, une basse, un chanteur, quatre accords minables et des paroles à en mourir de honte. Je ne peux vraisemblablement pas parler de "musique" à propos de ce type de démarche. Tout ceci n'est qu'une accumulation de percussions synchronisées, et le bruit d'une scierie n'a jamais été de la musique. Je serais curieux de savoir ce qui pousse l'auteur à se croire artiste. Je le vois là, muni de son manche, en train de produire des sons dans un microphone, mais je suis totalement consterné par le fait que l'on puisse appeler ceci de la musique, à ce point que je trouve que quiconque s'apparente de près ou de loin à cette façon totalement quaternaire de faire, devrait s'abstenir de se proclamer musicien ou d'uploader ses oeuvres sur un site dédié à la "musique". Je crois qu'il faudrait trouver un autre mot pour terminologiser cette façon de gesticuler en rythme. Mais là, j'avoue, j'ai pas assez d'imagination. De quoi parle-t-on, en fin de compte. J'ai du mal à voir ici autre chose qu'une boîte de camembert recouverte de coquillages peints. J'en suis bien désolé, mon bon Monsieur, mais de la verte clairière à ce que vous présentez, il y a comme une dérive; il y a dû y avoir comme un clash quelque part, et je crois qu'à ce moment, on aurait dû..., changer de nom. Car non, vous ne faites manifestement pas le même métier que certains autres, et laissez-moi vous dire que votre conception du chant des muses me paraît bien triviale à côté de ce qu'on entend au Covent Garden. Vous-même, seriez bien en mal d'expliquer en quoi ce que vous faites se rapporte à ce que nous autres, lettrés, appelons de la musique. Oui, vous le seriez bien, car c'est tout simplement indéfendable. Bref, je vous conseille ardemment de revoir votre conception du rapport entre les objets, et, avant de venir intoxiquer le monde de l'art encore plus qu'il ne l'est déjà, de vous poser des questions sur la nature de choses.

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Rentrée 2001. Michael Jackson, accablé de tourments et d'accusations, plus méconnaissable et pâlot que jamais, au crépuscule de sa carrière, sort le damné "Rock my world". Tu as bouleversé mon monde tu sais que tu l'as fait, et je ne sais quoi encore, tout ça sur fond de basses et de guêtres. Le succès commercial a été énorme, même si pas tant que ça, Michael Youn le passait tous les jours entre deux poissons rouges, et le monde m'emmerdait royalement, pour ne pas dire impérialement. Chanson complètement nulle, fabriquée, sans âme, recrachée d'un autre clip, tout ceci rime avec une période plutôt suintante et brûmeuse. Mais il faut croire que, malgré tout, ça a marché, puisqu'on en retrouve, sept ans plus tard..., des pâles copies sur le marché, et le tout en V.F., s'il vous plaît. Je veux vivre ma vie, ma vie je veux vivre, oui oui je veux la vivre, oui la vivre je le veux. Ce que je me suis toujours demandé, en fin de compte, c'est la signification profonde de cette expression, "vivre sa vie". Il apparaît qu'elle ne veuille, en réalité, rien dire du tout, et qu'elle soit le produit d'une néo-classe à tendance "Groseille", laquelle croit vivre sa vie en accomplissant la pulsion profonde de son être, il faut le penser. Suis ta voie, aurait dit Lao Tseu, et bien selon Hannah John, il faut vivre sa vie. Il faut s'éclater quoi. Faut pas s'excuser d'exister... Il faut mettre un terme à cette pauvre et minable existence faite d'esclavagisme quotidien, et marcher dans la vie, le torse bombé. Bref, elle en a marre et elle le dit en rythme, d'où le "rythm" and "blues", on l'aura compris. Qu'ajouter? Est-ce elle sur la pochette? Si tel est le cas, elle vit rudement bien sa vie. Elle est "de luxe", ure, come qui dirait. Je trouve le maillot de bain totalement avant-gardiste, et là, je dois dire que c'est un bon point. Bref, que faite-elle sur cette si amicale plateforme de gens qui vivent leur vie? Il y a fort à parier pour que la diva soit déjà sur Myspace. Je crois qu'en fin de compte, il ne faut absolument pas confondre Myspace et le libre. En témoignent ces centaines de cafards, qui gèrent leur image de marque, flanqués d'un néo-impressario, avant même d'avoir commencé quoi que ce soit. Bref, à quoi bon. A quoi bon réfléchir corps et âme, sur la substantiquissime moelle d'une chanson pour, au final, se retrouver à avoir l'air d'un cabillaud qui n'a manifestement pas la taille réglementaire. Ainsi conseillerais-je au royaume de la musique sur Internet d'aller vivre sa vie ailleurs, car elle fait plutôt pitié à voir. Mais, pourtant, de dignes et héroïques survivants, forgés d'une résolution impourfendable, résistent, et montrent à eux seuls, qu'il existe une véritable morale esthétique sue cette toile à tarentules. Vivons nos vies, mes chers frères, oui, vivons-là, pendant qu'il est encore temps, en un mot comme en cent, vivons nos vies! Comme les choses on bien changé en trente ans. En 77, Fabienne Thibeault s'égosillait pour qu'on la laisse mourir, et en 2008, Hannah John s'époumonne pour qu'on lui laisse vivre sa vie. Je ne me sens absolument pas coupable. Et je dirais même plus, qu'elle aille vivre sa vie où ça lui "chante", je l'encourage même à vivre sa vie de façon libérée et autonome. Les débuts ne seront peut-être pas très faciles. Il lui faudra s'émanciper d'un certain nombre de choses, et reprendre les choses à zéro, mais que voulez-vous, dans ce monde de tapettes machos... En conclusion, je dirais: la musique est nulle, puisque recopiée. La voix est inexistante, et je dirais même plus, criarde. Les paroles, malheureusement, n'existent pas dans le dictionnaire... Mais il y a le maillot de bain. Eh oui. Ce qui nous fait comme annoncé, un très échancré un-sur-dix.

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Je n'aime pas du tout ce sujet. Mais comme je suis appliqué et consciencieux, je décide de le traiter tout de même, puisqu'il m'est offert, et ce pour par un rond, par ce gentil CNED qu'est Oscar Brent. Allons-y, donc, dans la joie et la bonne humeur. On ne peut que s'étonner, au prime abord, de la mise en rapport de ces deux termes, Existence et Evolution, car ce sont là deux termes bien distincts, renvoyant à deux théories, l'une marxiste, et l'autre biologique. L'évolutionnisme de spencer montre que les théories philosophiques évoluent, et ce selon un chemin déterministe; l'existentialisme de Sartre entend que l'existence précède l'essence, en d'autres termes, que c'est l'individu qui forge, au cours de son existence, sa propre essence, sa propre condition. On voit alors là quel est le rapport possible entre "existence" et "évolution". Ceci voudrait dire que c'est après l'existence, lors de la vie, que l'individu construit son essence, et ce selon un schéma évolutionniste et post-déterminé, dépendant des conditions de vie avoisinantes. Bref, ça veut dire ce que ça veut dire, mais je trouve que c'est une belle trouvaille. On notera, d'ailleurs, que c'est à l'âge adulte que l'individu a tendance à regagner sa véritable "génétique", au détriment de son éducation. Quel est le rapport de tout ceci avec la "différence"? Il semble que la différence trouve sa source chez Darwin, lequel avait remarqué que sur des îles voisines, les animaux semblables possédaient des caractéristiques propres. La différence est une chose nécessaire pour la théorie darwinienne de l'évolution, et il apparaît qu'elle vienne fonder le "struggle for life"; c'est parce que l'animal est différent, qu'il exploite ses différences dans son environnement, qu'il est apte à survivre. Pour ce qui concerne Sartre, le problème est plus ardu. Quel rapport est-il possible de faire entre l'existentialisme et la différence? "Différents de tous pays, unissez-vous!", dirait-on, car c'est votre différence qui fera de vous des victorieux. Il apparaîtrait donc que ce soit l'existence qui construise la différence, et la différence qui vienne fonder l'essence. Il ne faut pas, pour autant, sombrer dans du psychologisme de bas-étage, et dire que c'est la différence psychologique qui vient fonder l'existence, qu'elle détermine l'essence. Mais ça a le mérite d'etre dit. Voilà. Pour conclure, il a été montré que les différents étaient différents, et que ça ils n'y pouvaient rien, quoi qu'ils voudront bien faire. Nous conseillerons donc à Mimi Mathy d'arrêter d'exploiter sa différence, c'est insupportable. Ah la la... où ça mène pas la philosophie. A mettre un rateau à Mimi Mathy. Mais qu'elle arrête donc, c'est horrible à voir. Non pas que nous ayons quelque chose contre elle, mais qu'elle arrête, voilà. Pour l'auteur, je vois qu'il cultive la différence dans les cheveux, mais juste dans les cheveux. Son "existence" est dégarnie, je vois. Pensez-vous, l'artiste culte d'Abobo, il fallait que j'aille voir ça. Eh bien, contrairement à ses sujets par correspondance que je trouve très intéressants, je ne retire rien de la bande-originale. On ne comprend pas les paroles. Le tout est très flou. Bref, j'aime pas du tout. Beaucoup de bonne volonté, pourtant, et pour ce, nous passerons de "inaudible" à "inintéressant". Comme le sujet.

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08/03/08

Alors là, je suis chié...! Moi qui n'avait pas eu d'hommage, depuis quelques jours, comme je viens juste de le dire, j'en perds mes mots. Pourquoi tant de fascination pour ma modeste personne de la part de ce brave peuple teuton, je ne le sais pas. Pourtant, c'est pas moi qui ai été les chercher. Mais trêve de plaisanterie. C'est excellent, vraiment. J'adore tout particulièrement le nom du groupe, pensez-donc, KOUKIBEL, c'est encore plus fameux que le "babybel" et la "vache qui rit". Alors. Pourquoi la vache qui rit, rit-elle? Mais parce que je suis célèbre, tout simplement. Tout ça pour dire que c'est de la vraie musique de faf, mais pas à moitié. Je me suis toujours interrogé sur la fascination que j'exerçais sur certaines personnes, et, je dois le dire, je n'ai jamais eu l'intelligence de savoir pourquoi. Bon. Je vais pas m'attarder. Non merci les fafs.

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08/03/08

Hi hi hi. Je faisais une petite recherchette à propos de moi-même sur Google, et je tombe sur un lien s'intitulant "Laughing about Kouki". Mais qu'est-ce donc? Y aurait-il sur cette grande communauté pleine d'amis qu'est la grand web des gens qui oseraient rire de moi? Bien heureusement, avant toute écoute possible, il faut dire que le ridicule ne tue pas. Il est également à dire que ce sont toujours les "drôles", contrairement aux "drônes", qui repartent avec la fille. Mais passons. J'ouvre le lien. Et je jubile. En effet, ceci faisait maintenant quelques jours que je n'avais pas eu d'hommage pesonnalisé, et ceci commençait à me manquer. En effet, j'étais presque en manque de révérences, et synthiased est venu à mon secours. Qu'il en soit félicité. Non pas que ce soit une dépendance "physique", mais c'est seulement que je suis maintenant habitué à la sensation de plaisir que procure en moi la révérence. J'enfourche mon traducteur. Et là je crois comprendre ceci, à savoir que ce morceau est dédié à son "patron", Kouki, lequel l'a descendu au préalable - dans une très jolie critique, je dois le souligner. Je regarde la pochette, et je frémis devant tous ces gens qui rient de moi. Un vrai rêve. Enfin je suis célèbre. J'ouvre le Jamplayer. Et je suis déçu. En effet, ceci ne colle pas du tout à la splendeur de ma magnificience. L'auteur aurait remixé le "Concerto pour l'Empereur" en le réintitulant concerto pour Kouki, là, à la limite, j'aurais pris. Mais voilà. Tout ceci ne me caractérise pas du tout. J'aurais souhaité de la beauté, de la grandeur, du style, de la masculinité, du velours, de l'or, de l'ivoire, des pierres, j'aurais voulu de la démesure, de la folie, de l'intelligence, de la compassion, de la subversion. Mais non, rien qu'un tout petit sifflet. Autant dire que je ne me sens pas du tout blessé par cette caricature. Premièrement, j'assume mon rôle d'arbitre à bras le corps, et secondement s'il y a bien quelque chose qui me représente sur cette maudite terre, c'est l'impartialité. Combien de fois ai-je sacrifié mes sentiments, au nom de la vérité et de la justice...? Combien de fois, oui, telle est ma question, combien de fois ai-je revêtu ma cape de super-héros, afin de faire régner la morale et la vertu sur cette planète de maudits chiens? Certains comptables, eux-mêmes, seraient bien en mal de le dire. Tout ça pour dire que l'auteur, synthiased, l'un de mes meilleurs amis maintenant, a su me percer par l'une de mes facettes, mais par l'une de mes facettes seulement. Je suis tel un diamant trop bien taillé pour lui, et il n'a malheureusement pas su me caractériser dans ma totalité. C'est bien dommage. Qu'on lui dise que derrière tout objet se cache un être humain. Je suis offusqué par si peu de créativité, et si ça ne tenait qu'à moi, ça ferait bien longtemps, déjà cinq minutes au moins, que j'aurais envoyé tout ceci à la Bastille. De toute façon, je suis toujours le dernier prévenu dans ces histoires. Ce que j'aurais aimé, c'est une petite dédicasse perso, tout du moins un avertissement. Pensez-donc, trois jours que ça traîne, et j'étais même pas prévenu. Je noterai tout de même que l'artiste s'est bougrement amélioré depuis ses fameux "tournesols". ça, c'est l'effet Kouki...! Eh oui, pauvre de vous, mes damnés pêcheurs, Kouki vous sort tous de la fange, c'est bien connu. Allez; à la revoyure, enflure.

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03/03/08

Bon. Ben je suis un peu gêné, encore une fois, car d'habitude, je ne m'en prends pas aux "mythes". Les mythes, c'est à dire les groupes incontournables du libre, car ils n'ont vraiment pas besoin de moi pour exister. Mais j'ai reçu une recommandation du groupe, qui sonnait comme un appel à critique, et moi qui ne suis jamais avare de "critiques", eh bien je me lance. Par où commencer. ...Anabase* est un groupe "précurseur" sur Jamendo, dans le sens où il est l'un des, le, groupes incontournables, et ce car il a été le premier. Et je me rappelle... de cette fabuleuse année 2005, là où tout s'est joué, pour Jamendo, pour le libre, et pour moi sur un plan personnel. J'y étais. Oui, j'y étais, à ce concert, le premier au monde, où l'on pouvait repartir franco avec l'enregistrement sur son USB. Et je me souviens encore..., des sensations que j'avais éprouvé, face à la charmante Clara et à sa bande de "joyeux" lurons. Le groupe m'avait littéralement charmé, et le Religionnaire, lui-même, était tombé éperdument amoureux de sa chanteuse, à ce point qu'il n'en osa pas aller lui adresser la parole. Mais trêve de flatterie. Je me suis ennuyé. Voilà. Je suis sincèrement désolé, mais vraiment, mais il est spécifié que la critique doit être "sincère". Par où débuter. Le son. Le tout a été masterisé à Londres, mais à ce point que ça crachotte, dès qu'on arrive dans la "puissance" instrumentale. ça doit être terrible sur CD, mais là, c'est plutôt dur de la feuille. La musique. Elle progresse, mais dans la farine, et je ne retrouve pas l'effet littéralement "Portishead" qui m'avait envoûté lors du concert. Troisième point, et là, c'est ce qui est pour moi le plus important. Ceci fait maintenant trois, quatre, cinq..., ans que notre groupe favori se coltine les mêmes chansons, et qu'il refourgue, d'album en album, les mêmes morceaux. Moi qui possède un esprit assez "Factory", plutôt Coca-Cola, qui pense que l'art doit être en perpétuellle évolution et remise en cause, eh bien je trouve que ça donne un peu trop dans la resucette. Qu'ont-ils d'autre à proposer? Est-ce là tout ce qu'ils savent composer? J'aurais, par ailleurs, souhaité plus de "corps", et moins de remplissage. Un peu moins de "flou", quoi. Que dire d'autre? L'enregistrement ne sert pas la voix. Ceci tient de toute façon de la performance d'ingénieur de véritablement faire sortir le "grain" véritable de la voix, mais ici, je constate que Mademoiselle s'est un peu endormie. Voilà. J'ai même pas envie de revenir sur les lieux de crime. Et pourtant, dieu sait si ...Anabase* est un groupe "intello", le plus grand de tous, et que j'aime les groupes intellos. Mais pour moi, ça ne prend pas. J'espère qu'ils me pardonneront pour tant de franchise, mais de toute façon, ce n'est pas moi qui vais remettre en cause l'édifice. Lâchez-vous, quoi. Vous en avez bigrement la possibilité. Au prochain, donc..., et confus. On reste amis?

 

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