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Cosoid 3.5 - Toscano - Mojo

Cosoid 3.5

Toscano - Mojo

23/01/12

Un conseil qu'on donne en littérature et qu'on pourrait donner en musique également, c'est : faites une musique que personne d'autre ne fera. J'aime l'attitude de cet italien que rien ne prédestinait au surréalisme, avec son chapeau et son cigare omniprésent dans la bouche. Puis ça ne triche pas, l'approximation de certains passages est palpitante car super bien gérée. Puis, ça fait du bien, on a le sourire, la musique raconte la complexe histoire du Titanic, du point de vue de l'Iceberg. Cosoid 3.5, une vraie personnalité ! Grazie mille !

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Sacub & Co. - Opus 2

Sacub & Co.

Opus 2

14/01/12

Plus sombre et plus grandiose que le précédent opus, l'album s'ouvre en grandes pompes (funèbres) sur une prison aux allures médiévales et gothiques d'un côté, et féériques de l'autre, au-delà des murs, où dansent mille fées, bonnes ou malignes, colorant la lune de sons futuristes. Un dongeon musical avec le bel canto Cire enchaîné, chantant ses complaintes et sa solitude. La musique de Dom n'arrange rien à l'affaire. Splendide, deux mondes s'interpénètrent : celui du classicisme des chants originels à plusieurs voix, devançant la Renaissance, Gesualdo, et celui de l'électricité. Puis on tombe des nues dans une toute autre ambiance avec Alpha Hydrae qui nous offre ici un peu de repos, la clé des champs peut-être, une dérobade à la guitare, tantôt acoustique et tantôt finement électrisée. Une danse. Notre Cire sorti de sa folie marche à présent, avec l'auteur Scratch L., dans la ville apparemment désolée. Une route pleine d'étonnements où une discothèque fantômatique et bien étrange les attend. C'est là que se prépare une "after" aurorale orange et rouge, avec la chaleur réconfortante de la musique de Southman qui vient redonner de l'espoir à la petite bande en cavale. Yvalain, plus en forme sur ce disque, commence un nouveau jour ! Avec ses allures désertiques teintées de mirages et d'oasis aux horizons, tandis qu'un soleil déjà brûlant et prometteur monte vers le zénith. Les peaux meurtries et calcinées trouvent enfin l'eau et sa plus belle image : celle d'un homme qui étanche sa soif après un voyage ou un travail. Enfin, notre Cire de Sacub et ses acolytes de l'équinoxe d'automne peuvent rejoindre les hauteurs enneigées du Kilimanjaro, à l'équateur, d'où émergera une nouvelle saison musicale. On sort d'un rêve pour entrer dans un autre...

Merci à vous tous.

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Je n'ai pas grand chose à rajouter après ces nombreuses critiques : j'adore ! Avec une mention spéciale pour "Junkie Relics", un blues réinventé absolument génial et que j'ai bien dû écouter déjà une cinquantaine de fois.

Bravo à tous ! et un grand merci.

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Très bon disque pour un "touche à tout les styles". Mon attention s'est portée particulièrement sur les pistes 5 et 6, "Kurt'sister next song", et "Over the Hills", qui s'enchaînent merveilleusement bien. Compte tenu de leurs durées respectives, ces deux morceaux mis bout-à-bout feraient un tube radiophonique et un très joli single dans la constellation des oeuvres de Dom The Bear. J'adore. Pour changer, le disque monte en puissance au fur et à mesure de l'écoute, ce qui n'est presque jamais le cas : les gens ayant tendance à placer leurs meilleurs chevaux en pole position; on les comprend vu la déferlante de musique mais bon, ici, ce n'est pas le cas. Dom est un homme de modestie et d'humilité. Merci.

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Affreux. SaReGaMa ferait mieux de retourner à ses flûtes et autres instruments traditionnels, qui, à vrai dire, le dépassent aussi un peu. Je savais bien, avant de déballer son "petit cadeau" envoyé en MP, que monsieur SaReGaMa n'aime pas ces MP promotionnels pourtant (voir sa critique de "Rough Turn Of A Butterfly" sur son profil de membre). Surtout je savais que j'assisterais à un beau foutage de gueule de sa part. Même pour quelqu'un qui se fait photoraphier dans une prairie avec des chiens, cheveux au vent, ce n'est pas très cordial. Mais ce n'est rien, il aura quand même une étoile pour son cadeau et pour mettre au-dessus de son sapin en plastique. Bonne contnuation l'artiste !

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Houlà, quelle intro ! "Barcelooooona", j'ai pensé. Tu vas la rejouer à l'église en Alsace celle-là, si j'ai bien lu ? Le deuxième morceau non plus ne me fait pas vraiment penser à l'esprit de Noël, musicalement, mis à part le texte new-age rempli de bonnes intentions, ce qui est de circonstance c'est vrai. Merci, j'ai bien aimé.

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Une musique totallement futuriste, des suites d'accords qu'on reconnaîtrait partout, beaucoup de rêve, des rythmiques qui parfois s'évanouissent et reviennent à la vie, syncopées, comme des pas hésitants sur un lac gelé. Une ambiance unique qui est la marque de fabrique de Pascal Ser'Jacobs. J'adore. Merci pour ce partage.

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Tu n'essayerais pas toi non plus d'entourlouper l'auditeur sur la marchandise ? Je n'entends aucune véritable basse ici, ou alors dans "la prophétesse", mais passée au flanger ou je ne sais quoi. Cet album est surnoté, incroyable. Je comprends que tu rencontres des problèmes avec une telle pochette, la politique de Jamendo comportant sûrement quelque censure à l'égard du suicide chez les jeunes. Je ne supporte plus très bien ce vieux style jarresque qui fait encore recettes en Pologne, ça ne passe plus très bien dans mes oreilles. Peut-être suis-je moi-même déjà proche d'une autre musique, dans un autre monde, avec des claviers de 5 mètres à 40 octaves, je ne sais pas. Je n'ai rien contre tes opinions métaphysiques celà dit, à chacun sa Foi très certainement; où va l'énergie du cortex du crâne, et la mémoire des zones du cerveau qu'on a plus ou moins allumées durant sa vie ? toute cette architecture électrique comme une signature ? ... au moment de soupirer ? Mystère tout ça. Ton disque fait peur mon gars, et je ne resterai pas ici une minute de plus.

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Hu Creix - Gorgeous sins

Hu Creix

Gorgeous sins

12/12/11

Avant d'aborder ce disque, je me suis juré de l'écouter en entier. J'ai vu la liste des instruments et j'ai dit en moi-même "allez go". Le premier morceau ne m'a pas déplu, comme dit Dom The Bear c'est de l'ambient du bon côté de la Force. Mais pardon, deuxième morceau, le mec y sait pas chanter quoi. J'ai réfléchi pendant les 8 minutes, en positivant, en imaginant un David Bowie qui aurait réglé son micro. Mais pas ce son mal égalisé (même si c'est au reflet du texte désespéré). Une groove box ? mhhh, je ne crois pas un mot de toutes ces histoires; ou alors le mode d'emploi est encore sous plastique. Je ne cherche pas à ennuyer l'auteur, mais déjà, avec le disque de Xcyril, je passe une soirée mortuaire. J'espérais au moins que toute cette mélancolie serait sérieuse, mais elle part dans toutes les directions, ce qui la rend kitsch. J'ai donc baissé le volume et joué avec le chat. Je reste convaincu que Creix devrait collaborer avec d'autres musiciens pour sortir la tête hors de l'eau. Par contre, je ne donnerai pas une mauvaise note, je ne voudrais pas lui casser sa moyenne à l'approche des Fêtes. Merci.

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Le genre que j'aime le moins en musique est l'ambient : c'est irritant, faussement calme et sans consistance, car souvent ça ne repose que sur le besoin purement personnel du compositeur à chercher l'évasion, et l'ambient à mon sens se communique très mal. Avec Turjan, ce n'est pas du tout le cas. Si je parle de celà, c'est parce que j'ai vu souvent des auditeurs commettre des raccourcis mélomaniaques qui rapprochaient la musique traditionnelle et l'ambient; surtout si l'on entend un peu de modernité à l'intérieur d'elle. Ici, un synthé sert la musique et non le contraire. Je suis en hypnose avec cette musique, comme si elle était jouée à l'extérieur, dans les vallées du Caucase, dans les montagnes spécifiques et au sommet de l'Elbrouz. C'est un vrai voyage, vivifiant, qui permet une réelle méditation. Turjan, dans ses recherches originelles, s'est totallement investi pour rendre le coeur de son pays, de sa région. Et le résultat est magique, je suis sous le charme. Merci beaucoup !

 

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