Admin of artists : The Melchiades Estrada Band
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Joined : January 08, 2007
Quand j'ai découvert Syntharmony, il faisait son Jean-Michel Jarre et je me rappelle très bien que j'avais beaucoup aimé. Je trouvais qu'il était bon dans ce style rétro et nappé de sons oldstyle, planants et cosmiques et optimistes. J'avais même décortiqué son pseudo : Sainte Harmonie (un terme que j'emploie plus largement). C'est pour dire. Ici, j'en retrouve de l'harmonie, malgré l'aspect darkounet du single, mais il vous est proposé de l'écouter gratuitement; c'est peut-être l'état d'âme le plus sincère de l'artiste, un après midi de chien, le mauvais temps, le solstice d'hiver, tout notre esprit bouillonant qui voudrait tellement plus et l'implaccable saison qui fige la vie dans la glace d'une mort toute relative. L'hiver aussi a ses couleurs. Syntharmony déçoit-il son public ? La mort serait-elle quelque chose de plus noir encore ? De quoi débattez-vous ? Quand un homme craque, l'ombre d'un noir instant, les loups rappliquent. Et les fameux mélomanes (la Voix du Silence), nous font la morale. Je te remercie pour ce single, je le prends en favori.
PS: mon adhésion malheureuse à la critique de la Voix du Silence ne s'est pas effacée après que j'ai écrit mon ressentiment. Pourquoi ? encore un bug ?
Je ne sais pas à quoi ressemblait le morceau "ROTATIVE" de Jean-Pierre Mounier, mais là j'entends ce que j'entends lorsque je vais au supermarché. Ce n'est pas grand chose, mon cher SebuZ, ça passe le temps, ça peut aider à se rappeler la liste des commissions, à la rigueur. Je préfère de loin le silence, tant qu'à choisir. Pour les supermarchés, par contre, c'est tout bon : on n'entend pas les gens péter, renifler, râler et cogner leurs caddies, et surtout, leur saloperie d'impatience à la caisse avant de rentrer à la maison sévère. Ma foi, je mets la moyenne.
Un craquement, un tabouret, un piano. Un enregistreur, à la limite. Nous sommes dans la tête d'un homme, il nous parle d'amour avec ses doigts. La pièce est profonde, romantique, pluvieuse, urbaine il semblerait. On marche sous la pluie, les yeux dans l'horizon étroit et sans issue d'une rue du vieux Paris, on remonte le temps plusieurs fois, jusqu'au pont des Soupirs, la musique est ressassée comme si cette étreinte et cette déchirure avaient toujours existées. Le temps en fera son affaire, et on est tout grelotant de froid jusqu'aux dernières notes arc-en-ciel. Merci.
Après une étrange reflexion, s'il me fallait partir sur une île déserte, et que je ne devais emporter avec moi qu'une seule musique, ce serait la musique de Fanfan l'Eléphant. Cette musique est très proche de son auteur (je ne vois pas les influences), et elle est entourée d'un océan aussi tranquille qu'effrayant. Les notes semblent se "courber" et changer d'aspect dans une sorte de refraction lumineuse, c'est très mystérieux, ça me fait penser à une forme de vie évoluée et "silencieuse", comme un rêve tangible et futuriste, quelque part dans cet Atlantide si cher à l'auteur. Une musique qui n'a pas besoin de technique, qui n'a pas besoin non plus d'un son pro (celà ne changerait rien), une musique qui ne triche pas et qui se fait l'echo d'un coeur d'enfant. Malgré toute cette douceur (trop, pourrait-on dire, mais on n'est jamais assez doux), Fanfan est un des rares musiciens à n'en faire qu'à sa tête, ceuillant le Beau et le Doux, à son rythme, et nous offrant le meilleur de ses sentiments. Merci Fanfan !
Ah ben voilà, c'est pile ce que je voudrais entendre quand j'allume la radio. J'ai aussi envie d'écouter ces chansons sur du bon matériel, et pas sur un gsm, soit en concert ou sur une sono digne de ce nom, et pas compressé. C'est vivant, c'est du rock généreux et sans consensualité. Cet album donne envie de graver sur du solide, ça donne tout simplement envie de faire un bon vynil ! FBS a écrit des chansons plus mélodiques, mais comme le signale justement Pied'nez, on s'attache très facilement à cette voix sensuelle. Bonne continuation et longue vie à cet excellent groupe !
On voit sur votre jeune visage romantique la bouche généreuse et rouge d'un coeur palpitant et passionné. J'aimerais pouvoir jouer comme vous, mais sur un excellent piano. Celà doit être un régal d'être à vos côtés pour vous entendre. Merci.
Je suis agréablement surpris. C'est vraiment beau, et en effet le dijeridoo omniprésent est subtilement manié. La combinaison avec l'effet phaser au milieu de l'album est intriguante, on dirait à cet instant qu'on entre dans une ambiance sacrée, réellement, et comme j'ai rarement pu le ressentir. Il ne m'étonnerait pas que l'auteur écoute les étoiles et les résonnances du chaos avec un instrument de mesure bien à lui, et un énorme casque à connexion dorée. Merci beaucoup.
Je pense que SebuZ est peut-être le seul artiste de Jamendo à totaliser plus de critiques que de téléchargements. Le fossé est d'ailleurs impressionnant et le "cas étrange de Sébuz", dans l'histoire de la musique, c'est dû à quoi ? Il ne faut pas que l'artiste prenne peur mais c'est à un genre de perversion moderne qui a eu pour causalité ces chiffres étonnants, auquel nous avons affaire. Ok, il faut dire qu'il n'y a pas plus grand "demandeur en amitié" que SebuZ, c'est effrayant, soit, à chacun sa petite technique de persuasion, moi je n'en ai aucune. La musique putain, la musique !! Bref, ce que j'écoute en ce moment ne m'égaye pas du tout, et ne m'émeut ni ne m'amuse. On dirait vraiment du Jean-Marie Liégeois, musicien et chanteur villageois et néanmoins très bon père de famille de ma pitoresque région. Jean-Marie-Liégeois ? Non ? Pourtant, quelque part, cet homme est très connu. Moi, perso, je le trouve un peu, hum, comment dire, "chanteur d'appoint", de village quoi, mais il passe bien, il a ce petit "je ne sais quoi" de fanfaron et ce look affable, communal et communautaire, et mal habillé. Un homme du peuple, proche des gens, accessible, qui a su rester simple, toujours prêt à vous réparer un chenal ou un robinet qui fuit. Le genre de calvaire incroyable quand, dans un bal bucolique, rien ne passe comme émotion qu'une fausse curiosité de part et d'autre. Comment garder le moral quand le public vous rejette ? Il en faut du courage, il ne s'agit pas seulement de briller au stage d'été de guitare de la commune, à la soirée de gala du Rotary Club, parmis les catholiques et les vieux. De faire même un spectacle à l'école avec à l'esprit cette fâcheuse arrière-pensée de : "Est-ce que je plais aux gamines ?", quand on a 50 ans ?!? Bref, le genre de chanteur pour enfants dont il faut se méfier, tout de même. Bon je ne comprends pas cette chanson, je n'y comprends rien au texte, voilà j'avoue, dois-je me poser des questions à cet effet ?
Un premier morceau très inspiré "tracker", avec l'esprit demoscene, bien que l'espèce de micro-korg émulé à la fin me dérange et me chatouille les oreilles; il est détuné et ça ne passe pas trop bien. Les 2 pistes ensuite m'ont beaucoup moins intéressées/ Le final, "UFO part 4" m'a bien plu. Pour l'intro et la clôture de cet EP, et la technique et les sons employés, assez rétro, je donnerai une bonne note.
Houlà mes enfants, comment suis-je arrivé ici ? ah je me rappelle, c'est en cliquant sur l'avatar de cette dame, RAF, qui, à une certaine époque, m'avait traîté de pornographe alors que je publiais des photos de moi très artistiques et habillé d'une simple guitare. Coupé dans mon élan par la modération et les quolibets, je m'étais alors éloigné malgré moi de ce maudit forum. Je vous remercie donc, RAF, d'avoir osé poster à votre tour une photo de vous. Je ne suis guère rancunier hélas. Alors je vais vous dire, chers collaborateurs, j'aime cette chanson. Non pas qu'elle fût la digne suite de "Goodbye Marylou" de notre terrible et super lointain Amiral, mais elle est réaliste, bien qu'un peu naïve dans sa forme; c'est normal, il s'agit de faire une chanson et non pas une thèse. Je ne peux pas mentir, c'est un sujet sensible et bien traîté. Je ne ferai pas non plus de philosophie de comptoir ici, mais les amours virtuelles sont proches des amours platoniques, en ce sens qu'elles sont cérébrales, bien qu'en fin de compte, celà se termine souvent de la même manière que les couples réels : l'éjaculation, et parfois aussi une vibration aléatoire chez la femme, surtout si elle est seule. Ça dépend de l'amant (virtuel) et des illusions ça. C'est très cérébral donc, l'amour. Je retiendrai deux phrases qui m'ont bien plu: "Lui ne peut pas la prendre, mais peut bien l'attendre". J'aime bien ce futurisme et on sent l'écriture féminine, pas trop pressée. C'est un hymne à la masturbation, c'est sympa. En effet pas de MST. Et, une phrase dédramatisante qui m'a fait sourire : "Pas besoin de serviette, ils sont déjà secs". Voilà, ça fait de la lessive en moins. Dommage pour la vaisselle cependant. Donc moi j'adore votre chanson, c'est le principal. Même si vous datez un peu, RAF, en pensant qu'il n'y a pas échange de photos, ou qu'on n'utilise pas la webcam de peur de se trouver moche ou trop con, qu'il n'existe pas des vagins en plastique et autres objets de luxure bientôt livrés en USB. Plus sérieusement, il y a des amants réels qui se servent du Net parce qu'ils sont séparés par le boulot. Mais c'est un autre sujet. Donc bravo ! je vous colle un 10 sur 10, parce que j'aime assez, et c'est tout. Et peut-être parce que j'ai l'impression ce soir que tout fout le camp.