John Dowland, XTC, Vic Bondi, Tom Verlaine, Tori Amos, Thomas Fersen, The Gun Club, The Triffids, The Strokes, The Fall, Nico, Robert Wyatt, Lhasa, Nick Cave, Natalie Merchant, Giant Sand, John Lurie, Leonard Cohen, Elliott Smith, Brad Mehldau, Bob Mould, Dominique A
...pas déplaisant
De bonnes mélodies, complexes et bien construites. un rock nerveux qui oscille entre Echo and the Bunnymen et Julian Cope, mais sans jamais atteindre l'évidence de ses modèles.
Sans doute autant le regard plein de respect d'un homme pour son grand-père que l'évocation d'une vie. Cette page musicale d'une intense beauté semble effectivement riche de tout les instants de l'existence, instants laborieux, instants de quiétude, instants de réflexion. Comme toujours, la musique de Pierre Marie est pleine d'élégance et séduit dés la première écoute, par sa grande qualité d'écriture, et par sa profondeur d'évocation.
Un excellent EP, ou plane comme cela a déjà été dit, les ombres de Mike Oldfield et de Genesis. Des ombres, il y en a beaucoup d'autres, étranges et captivantes, des ombres lentes qui hypnotisent et inquiètent comme sur 'Rushes', ou bien des ombres profondes et compactes comme sur 'DarK SidE Of MinD ( part 2 )' habitées de rêves fantastiques et torturés. Torturée, la matière sonore l'est également, heurtée, étirée, écrasée, malaxée, par une volonté expressioniste très élaborée. les mélodies, propices aux voyages intérieurs emprunt de mystères servent de guide et montre le cap, au fil de cette déambulation à la fois contemplative et mouvementée. Mamina conclut le périple par une sorte de fin ouverte, un espace figé sur un horizon délétère et mélancolique. Néanmoins, si la suite comporte d'aussi belles séquences que celles qui nous sont présentées ici, ce sera sans effroi que nous poursuivront cette pérégrination au coeur de la face sombre.
Des titres folk-rock plein de caractère chanté avec talent mais "bénéficiant" malheureusement d'une prise de son exécrable et d'un mixage affreux. Dommage de ne pas avoir pu sursoir aux insuffisances matérielles, cet inconvénient constituant un obstacle de poids à une écoute sereine. On en est réduit à imaginer ce que serait cet album nantis d'un qualité hifi correcte, certainement un très bon disque. Prenez néanmoins le temps d'écouter 'Dopokąd' et 'Mówię Ci'...
Du slam plein de classe et de grâce. Bravo pour les textes. La voix fait vraiment penser à Grand Corps Malade.
Excellent Ep, je rejoins la critique de djanubis, un concentré d'émotion et une suite d'interprétation inspirées qui laissent l'impression d'un live tant le jeu des musiciens est habité. 'Gone' est absolument sublime.
Voici un album de... heu... c'est quoi les tags déjà? ah oui: 'pop rock sensuel chanson francaise'. Bin voilà c'est tout à fait cela: pop rock sensuel en premier lieu, et en plus, chanté en français :-) Plus sérieusement, voici un disque remarquable dont la recommandation discrète dormait depuis plusieurs mois dans un coin de ma boite mail. Coup de foudre dès la première écoute... l'atmosphère générale de l'album est riche de multiples réminiscences très bien assimilées. C'est envoutant, subtilement mystérieux et beau. La voix fait penser souvent à Philippe Pascal (dit Marc Seberg, chanteur de Marquis de Sade ou d'Octobre pour ceux qui connaisse), Je fais cette remarque parce que je trouve bon nombre d'affinités entre les deux. Et les textes, très joliment écris, qui parlent d'amour et de rencontres d'une prégnante sensualité, de Lady massage ou de Lady pas sage, cela dépend des chansons (dont on peut d'ailleurs aller lire les paroles en cliquant sur les titres, une fonction très utile puisqu'elle peut être ensuite exploitée par le moteur de recherche de Jamendo et je me demande toujours pourquoi aussi peu de musiciens l'utilisent, mais je m'égare) sont remarquables. Musicalement c'est assez rock, guitare, basse, batterie et percussion (accessoirement un clavier), on pensera à plein de monde suivant les titres, mais sans que les clins d'œil ne soit jamais pesant: Jean Louis Murat pour 'Où dorment les rêves', Thiefaine pour 'Sclupture lente', Noir Désir pour 'Nos serments', etc... et puis il y a une merveilleuse chanson sertie au beau milieu des autres, un petit bijou de poésie atmosphérique qui brille comme un diamant, introduit par un son de flute à la Tangerine Dream, une composition tout à fait sublime que j'aime énormément: 'Sur le fil'.
On est ici entre le jazz et la musique ethnique comme le précisent les tags. Et contrairement à ce que l'on pourrait attendre, très loin du trip new age de la world music. Mais plutôt proche d'une sorte de folklore ethnique imaginaire nourri de réminiscences planétaires. Les compositions sont épurées, d'une sobriété exemplaire et jouent habilement de ces deux influences sans jamais donner la primauté à l'une d'elles. Ce qui fait tout le sel de cet album inattendu et qui ne ressemble à rien d'autres. On navigue de manière inspirée de la Patagonie à l'Afrique noire en passant par les Andes sans jamais perdre le fil directeur de cet ensemble particulièrement homogène. 'Wind Voices' est magnifique.
J'adore ce style expérimental totalement dans la lignée d'ARFI (groupe de jazz à géométrie variable créé en 1978 qui appliquait à la musique la démarche créative de l'Oulipo). Je retrouve dans un premier temps ce gout iconoclaste pour les improvisations ubuesques, avec par instant un penchant qui me rappelle aussi les meilleurs moments du 'Lounge Lizzards'. Puis on se rend compte assez rapidement que les compositions sont très travaillées et construites avec beaucoup de rigueur. Cet album hors-norme irritera bien des oreilles rétives à l'abstraction débridée en matière musicale, cependant l'objet présenté ici, nourri de contemporanéité (de Bartok à Boulez) possède toutes les qualités que l'on peut attendre d'un tel groupe.