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trustno1 - Mother Bunny knew

trustno1

Mother Bunny knew

08/12/09

L'amateur de prog' 70's ne peut passer à coté de cette galette, ce serait un crime - ne serait-ce que pour l'extraordinaire morceau d'ouverture, entre le plus pur style Genesis 73-76 (période planante et symphonique, donc), et le Steve Hackett (forcément) des débuts. Progressions d'accords dramatiques, sons vintage - quel son de mellotron, mes aïeux, on s'y croirait - fines interventions de la guitare, etc. En ce moment, beaucoup de prog' nostalgique sur Jamendo pour ceux que ça intéresse (Cakeflap, voire Ear3 qui est plus 80's, etc.), mais cette suite de 15' est à placer directement au haut du panier. Je l'ai écoutée un bon paquet de fois déjà, et c'est toujours le même ravissement.

La suite de cet album instrumental, même si elle est d'excellente qualité, me convainc un peu moins, car je trouve que cela traîne un peu en longueur (beaucoup de nappes et de moments qui se ressemblent), et que les mélodies et autres passages "prog'" (entendez par là les développements instrumentaux en tout genre) sonnent un peu plus stéréotypés. Cela étant, le jeu de guitare de Trustno1 est un vrai plaisir, et ce sur tous les albums que j'ai entendus de lui.

Une référence dans le genre !

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Cakeflap - The Bakery Is Open

Jouer aujourd'hui du jazz-rock progressif inspiré par les références des 70's est un beau défi. Il est déjà difficile, techniquement entre autres, de reprendre les morceaux des maîtres (en France, Flytox y arrive très bien, mais les échecs sont plus nombreux que les réussites, et cuisants), mais évoluer dans ce style, en écrivant des compositions personnelles, ça devient une gageure ! Les "vedettes" du genre, comme les Flower Kings par exemple, qui ont bien rafraichi le prog' au début des 90's, ont fini par se perdre dans la démonstration stérile et les "epics" interminables. Cet avis n'engage que moi, bien entendu.

Cette longue introduction a pour but d'amener ceci : dans ce style périlleux, Cakeflap frôle, à mon avis, la perfection. Cela fait plusieurs jours que j'écoute ce morceau fabuleux plusieurs fois de suite - chose que je ne fais jamais - , et je ne m'en lasse pas. Tout a été dit sur la technicité parfaite des musiciens, la finesse de leur jeu, la construction ambitieuse et rigoureuse du morceau, les références - Yes en premier -, qui sont parfaitement assimilées, et loin d'être envahissantes (j'ajouterai d'ailleurs, à la liste déjà exhaustive proposée par les commentateurs, le méconnu Return to Forever de Chick Corea, pour l'aspect jazz-rock mélodique très présent ici). Contrairement à beaucoup de ses confrères prog', comme les (néanmoins talentueux) Ear3 par exemple, Cakeflap crée quelque chose de totalement personnel, sans enchaîner les citations. Et puis, comme le Transatlantic le plus inspiré, Cakeflap n'hésite pas à faire parler la poudre quand il le faut, quitte à donner dans la cavalcade presque heavy... ça le fait !!! Et même si je n'irai pas jusqu'à dire, comme Piednez, qu'on rivalise ici avec Yes ou Genesis, dont les musiciens ont (avaient, pour certains) cette "patte" inimitable qui distingue les maîtres et les disciples, je reste sidéré par la richesse de cet album, qui semble se bonifier à chaque écoute. Je mets 9, car 10, ce serait pour Yes ou Genesis !

Eh les gars, vous nous pondez d'autres morceaux ?

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Comme les autres commentateurs, je suis séduit par ces presque 10 minutes de rock mélodique et atmosphérique, cachées derrière une pochette affreuse qui laisseraient craindre une obscure production techno cheap... Les références sont certes appuyées (le début du solo de guitare est pompé sur Gilmour ("Another brick in the wall", pour ceux qui n'auraient pas suivi...) et le solo de clavier, au milieu, évoque immanquablement, comme l'a bien remarqué Spitsfire, le Marillion période Fish - et on pourrait multiplier les exemples. A cette valse des références d'ailleurs, j'ajouterais le Porcupine Tree des débuts (période "Voyage 34"), pour l'intro du morceau, qui sonne assez moderne, avec ses samples, son bon groove de basse et ses rythmiques de piano électrique.

Malgré cela, les dix minutes passent toutes seules, tant le morceau est bien construit et bien joué - j'avoue l'avoir, moi aussi, écouté plusieurs fois en boucle avec grand plaisir !

A écouter sur une plus longue durée, avec des "citations" moins ostensibles peut-être ?

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S'il est une musique sans frontières, c'est bien celle de Gaby Cardoso ! Après un début assez étrange, voire dissonant, une ballade fantomatique nous amène de la Cordilière des Andes (les sons de flûte de pan, les percus et le rythme presque "en apesanteur" caractéristique de la musique amérindienne) à... la Pologne, grâce à la voix récitative de Hari. L'expérience, passée ce début un peu perturbant, est originale et déroutante, et après les quelques écoutes nécessaires, on se perd avec bonheur sur les sentiers vierges de la musique de Gaby. Le mélange français-espagnol fonctionne, on le savait - cf. l'intervention maligne d'Oscar Fantôche sur l'album "a la ficcion" -, mais là aussi, malgré l'éloignement apparent des cultures, la fusion est réussie. Ceux qui connaissent l'attrait de la chanteuse tchèque Marta Topferova pour la musique d'Amérique du Sud ne seront pas surpris, cela étant dit en passant.

Bon, le titre bonus, un faux tango souriant et décalé, comme aime nous en servir le sieur Cardoso, est un brin plus anecdotique, mais conclut avec fraîcheur cet EP réjouissant. Vivement le prochain album, tiens !


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creix - Deep in sadness

creix

Deep in sadness

24/11/09

Il y a quelque chose qui m'attire dans la musique de Creix, quelque chose de fondamentalement sombre et chaotique, à l'image de ce "Deep in sadness" tribal et perturbant. Les errances de la trompettes, la basse lunaire et les percus diaboliques dansent une danse macabre des plus enivrante, racontent, chuchotent, effraient. Je suis moins séduit par "Tears...", qui part sur un terrain trop expérimental et "free-jazz" pour moi, mais qui complète tout de même bien le premier titre.

Un son unique et des compos toujours intrigantes...

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Je ne suis pas un fan d'electro - on pourrait même aller jusqu'à dire, sans risquer de me vexer, que je n'y connais rien - , mais j'ai été captivé par ce morceau étrange et original, aux sonorités hors normes et à l'ambiance inquiétante !

Bravo !

Great work !!!

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Daisylis la conteuse ouvre son livre devant nous, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Fermons les yeux un instant et savourons ces deux petites perles que sont Tome 1 et Tome 2...

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Je découvre Amanyth avec ce single qui, mine de rien, fait un petit buzz en ce moment sur Jamendo et sur Dogmazic... Difficile, comme l'a remarqué Squonk, de ne pas être captivé d'entrée de jeu par ce piano saturé inquiétant, ou comment installer une ambiance excellente en deux leçons ! Le reste est du même acabit, très prenant, finement composé et arrangé, les sons de claviers sont planants mais pas envahissants, et les guitares sonnent superbement. Une atmosphère très "neo-prog" plutôt que Floyd à mon avis, cela étant dit pour chipoter sans doute - la voix, d'ailleurs, m'évoque les Allemands de RPWL. Seul petit regret, mais alors vraiment minuscule : un accent français un peu envahissant. A écouter en boucle !

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Blues rock à l'ancienne - entendez par là graisseux, enregistré dans un garage sans doute, un peu hard parfois - , la musique de NiPU a peu de chance de séduire les amateurs de productions léchées, modernes et techniquement parfaites qui fleurissent par ici. Pas de métronome, de la fuzz partout, de l'énergie et un bon doigté de guitare, qui compense une voix faiblarde (fausse, même, par moments) : voilà les ingrédients. Cela dit, le tout est joué avec conviction, et on se remémore par instants les Yardbirds (toutes proportions gardées, hein), Ten Years After ou, si on est d'humeur vagabonde, le méconnu Blue Oyster Cult. Pourquoi pas quelques groupes baba post-Beatles, tant qu'on y est : Aphrodite's Child, Rare Birds, etc. On a même droit au solo de batterie indispensable (sur "Tego..."), bien qu'un peu rachitique, et à une cavalcade rock'n roll sur l'excellent "Spod").

Voilà : rien de neuf, et des faiblesses qui en rebuteront plus d'un, c'est sûr, mais de quoi passer un bon moment, chaleureux et nostalgique.

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Ecouter Daisylis, c'est se recentrer sur les choses importantes : la douceur, le bonheur, les rêves, l'amour, le plaisir... En toute honnêteté, je ne suis pas toujours fan des arrangements musicaux, qui évoquent pour moi de la musique d'ascenseur - c'est le piège de ce genre d'exercice. Mais les textes sont très beaux, très colorés, d'une grande finesse d'écriture et d'observation - écoutez "Le chocolat", c'est dingue de réussir à écrire une telle perle ! - , et la voix, récitée, les met en valeur d'une façon théâtrale et évocatrice, sans jamais tomber dans l'excès. L'émotion est omniprésente, palpable, jusqu'au magnifique "Arbre fier", qui ne laissera personne indifférent - l'exercice était périlleux !

...N'oubliez pas, tout le reste "n'était qu'un mauvais rêve"...




 

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