J'ai été attiré par le tag "indus", mais je ne retrouve pas les ambiances qui ont "bercé" mes jeunes années, dans les années 80 (P231, Test Dept, Neubauten, etc.). Certe, il y a un fond sonore légérement bruitiste, mais je trouve qu'il est gâché par l'omniprésence d'un son de synthé aigu trop impersonnel et des lignes mélodiques trop attendues. Dommage, car certaines idées, plus épurées ou plus approfondies, auraient pu sonner nettement plus indus/bruitiste ou plus violentes. Ca vaudrait le coup de retravailler tout ça en vous débarrassant de ces sons limite "trance techno" pour plonger plus réellement dans l'indus/harsh-noise. De toute manière, comme vous ne passerez pas en boîte avec ce son, que risquez vous à le durcir ?
Cordialement
J'ai été attiré par le tag "expérimental", mais un peu déçu tout de même. Les sons font furieusement penser à du midi, du midi torturé sans doute, mais sonnent un peu "cheap" quand même. Ensuite, au niveau des structures de composition, ça reste très linéraire et la programmation de la boîte à rythme ne s'éloigne jamais du 4/4 de base et ne varie que très peu entre le début des morceaux et leur fin. Peut-être que c'est à ce niveau que l'expérimental pêche le plus souvent, d'une manière général. Et votre musique pourrait gagner en profondeur en provoquant plus d'étonnement chez l'auditeur si vous retravailliez vos compositions et vos rythmiques.
Cordialement
Oeuvrier métallurgiste capable de créer des ambiances stridantes aussi bien qu'aquatiques, l'artiste en travailleur de la mer comme en manufacturier sait se décadrer des productions parfois convenues de l'electroacoustique. Bien sûr, ici pas de rythmique (pas sur que le tag "electro" soit vraiment à sa place...), mais c'est pas moi qui m'en plaindrait car l'ensemble n'est ni statique ni lassant, bien au contraire. Pour les lives, une seule solution, l'Ircam ou des festivals de musique electroacoustique, parce qu'en club, ça prendra pas hein ! En tout cas, ça fait plaisir de voir que ce type de production arrive sur Jamendo, il n'y en a pas tant que ça d'intéressantes.
Tiens, de l'XP, comme on dit... D'assez bonne facture, diversifié, etc. Ceci dit, il m'est difficile de rester à l'écoute de ce type de "déconstruction" sur la durée de l'album car il me manque... la construction préalable, le chemin qui, partant d'une musique plus "construite" (avec des rythmes, voire de la mélodie), aboutirait à ce type de déconstruction sans plonger d'emblée l'auditeur dans de l'abstraction. Je suis frappé par le fait que nombre d'exprimentalistes contemporains (re)découvrent les "recettes" pratiquées dans le champ de l'electroacoustique, sans vraiment les revisiter à fond ni, à mon sens, les rénover.
L'univers de cet album est intéressant, même s'il s'inscrit dans un genre un peu rabattu (le trip-hop), mais - car il a un "mais" - un certain nombre de choix d'orchestration me posent problème. Je pense à certaines napes de synthé "à la Eric Serra" (à la limite du pompeux), comme le faisait remarquer quelqu'un dans une critique. Autre chose : les riffs de guitare sont vraiment trop redondants par rapport à la mélodie ou alors pas assez violents pour inscrire une vraie rupture d'ambiance (par exemple, à mon avis le riff de Stop! réduit sérieusement l'intérêt de ce morceau et mériterait d'être retravaillé). Bonne continuation, en dépit de cette critique !
Il y a de bonnes idées, en particulier quand vous vous inscrivez dans la lignée de Dither (par exemple dans le 1er titre). Je suis moins convaincu par le côté electro-indus des titres suivants, que je trouve plus attendus. Peut-être à cause des choix mélodiques qui gagneraient à être plus aventureux.
Bonne continuation en tout cas.
Salut,
Techniquement, c'est très bien foutu, et ça trouvera son public, y compris en live. En revanche, je n'accroche pas du tout aux choix mélodiques trop consensuels à mon goût, et c'est là que ce style de musique (trip-hop) pêche un peu trop souvent. Parfois, une petite dysharmonie serait la bienvenue, car sans quelques "laideurs", l'ensemble risque de sonner plus "variété" internationale qu'autre chose.
Hello,
Suis tombé par hasard sur cet album car il parait, d'après Jamendo, que ça "ressemble" à ce que je fais. Bon, je ne suis pas sur que les critères de ressemblance Jamendo soient bien calibrés, mais je suis bien content quand même d'avoir découvert votre travail que je trouve éclectique et prenant. Vous vous foutez des registres stylistiques (c'est là qu'on se ressemble, à mon avis), et on sent une recherche poussée de sonorités (sans que ça sonne à la "mode" expérimental-electro) et dans les compositions. Paroles intéressantes, également. Bref, continuez à ne ressembler qu'à vous !
+A+
Bugcore, ça devrait être un tag à part entière ! Ca donne envie de rédiger une critique à la hauteur, et sur le même ton :
if
{bugcore(1.1.2.3)
425q4s240q240q2.4d0q20
qs2sf2s27qsfskkkkrrrkkrkkr
30.4.4540.5040//////
pict. gif.
}
THEN {ELSE}
Cntrl Alt Suppr
En tout cas, j'adore le grain de folie qui émerge de cet objet sonore qui revendique l'erreur technologique comme fondement de sa pratique : ça nous change des apôtres du progrès technologique !
Indéniablement, il y a la recherche d'un son et d'un groove spécifiques, et c'est franchement réussi. Même sans adhérer pas forcément à tout l'album (qui pèche un peu par certains effets de "virtuosité" un peu trop appuyés), quelqu'un qui aime l'electronica "pointue" pourra s'y retrouver aussi bien que l'amateur de tek 8bits ou de Plastikman. Ce qui ne veut pas dire que l'album soit consensuel ou hétéroclite : il y a une vraie unité, et une égale exigence, même si ça s'inscrit dans un genre habituellement plutôt kitsh et ludique (je pense à l'esthétique 8bits). En tous cas, un titre comme Robotic love est franchement intéressant avec ses développements mélodiques inattendus. L'album peut également sonner plus dur avec un titre comme Hotbreaks qui vire au brutal industriel. Bref, une réussite.