Douvres la délivrande ( 14 ) - France
Admin of artists : Pied d'nez Dedales Missancha
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Joined : May 10, 2006
Rock, chanson, Progressive rock, Jazz
Fresh Body Shop c'est d'abord un timbre de voix assez unique, un rock teinté d'electro tout en finesse, une belle maitrise technique et musicale, un vrai sens de la mélodie, une dynamique implacable mêlée d'une sensibilité extreme, le tout semblant naturel, presque facile... un cauchemars pour les "créateurs" n'atteignant pas ce talent malgré de rudes efforts.
Seulement voilà, contrairement à ce que je peux lire dans les premières critiques de cet opus, je n'ai pas la sensation d'un quelconque renouvellement. Ces titres pourraient être issus d'Orgamilk ou de Tasteless. Le son a toujours été excellent (en terme de qualité, pas forcément d'originalité), difficile de faire mieux. Mais mélodiquement, vocalement et surtout rythmiquement, rien de neuf.
Bref abum super péchu et agréable à écouter, très pro, comme toujours chez FBS. Personnellement, je ne regrette que ce côté répétitif d'albums en albums. Il suffit de ne pas enchainer l'écoute de l'ensemble de l'oeuvre.
Quoi qu'il en soit, FBS met de bonne humeur de bon matin. J'en prescrirai une dose quotidienne, en guise d'anti-dépresseur, tout en insistant sur le respect de la posologie (pas plus d'un album par jour).
Ils annoncent la couleur dès la jaquette, typographie en noir sur rouge, plus en adéquation avec le genre développé que ne pouvait l’être la pochette de « Ou pas » (qui était néanmoins réussie)…
Et dès les premières mesures se confirme l’esprit estampillé par la jaquette. Mélodie sur-vitaminée, distorsions implacables, lignes de batterie et de basse, bien léchées… voix toujours aussi singulière et totalement en accord avec la musique, et des textes en français qui collent parfaitement au rock anglo-saxon (c’est si rare)…
Le côté « dynamite » de cet album (comme du précédent d’ailleurs) provient à coup-sûr d’une session d’enregistrement étalée sur quelques heures (concept du « live-studio »). C’est d’abord une performance, à l’heure ou les studios sont loués durant des mois pour réaliser des opus ou rien ne dépasse, totalement épurés d’humanité… Là, on sent un album déjà rodé en répétitions voir surement en live et qui est tout simplement plaqué en direct sur la bande (ou le disque dur) tel quel.
Cela dit, on aurait pu imaginer, un travail plus fin sur le mixage. Par moment, la voix est bien trop en avant, à d’autres c’est la basse que l’on perçoit à peine. En fait, je pense que les morceaux sont plus forts que sur l’album précédent, mieux maitrisés dans l’ensemble, mais pas mieux mis en valeur dans le mixage. C’est le point faible. Et toujours un effet trop prononcé sur la quasi-totalité des pistes voix… Le timbre de Laurent n’a pas besoin d’être soutenu par un quelconque effet, elle se suffit à elle-même !
Les arrangements me semblent aussi moins homogènes que sur « Ou pas ». On attendrait peut-être un peu plus de variétés rythmiques ou mélodiques.
Côté pistes, un morceau sort du lot. « L’archipel » au texte signé People ignore who I Am (autre artiste Revolution Sound Records) est une vraie bombe en tout point. Le riff de base et la rythmique sont vraiment efficaces, le texte semble avoir été écrit pour la musique, la basse saturée, le jeu de batterie… la ligne vocale et les touches de chœurs, tout est là.
Pour le reste, des bons morceaux qui, sans rien apporter au rock, rappellent à la fois le rock des seventies par les mélodies, et celui des nineties pour le son global.
« Pas comme ça », résonne comme du déjà entendu, que ce soit par Otis même ou par d’autres. Bonne entrée en matière qui sans casser des briques nous place dans l’ambiance.
« Miracle ». L’intro semble fadasse. Mais dès qu’Otis insuffle ce riff de guitare à tendance funk, on se prend au jeu de ce funky-rock typé fin seventies. Et à nouveau ce mélange Français-Anglais, qu’Otis affectionne.
« Com[m]e on ». Bien vu le texte, et la tension se dégageant de la mélodie est vraiment palpable. La lead guitare ne serait pas tout légèrement désaccordée ? Peut-être est-ce voulu d’ailleurs, puisque ça donne bien au final !
« Suis-je prêt ? », celle-là fait un peu trop. Trop vite, trop saturé, pas assez de jeux entre les 2 guitares. Même la lead manque quelque peu de caractère.
«En passant ». L’intro sonne U2 des débuts (riff de batterie / reverb en son clair sur la lead). Etonnant chez Otis, mais finalement pourquoi pas ?! La voix est trop forte au moment ou Laurent la pousse le plus… un peu dommage.
« Lisou ». Rien de rare à nouveau, si ce n’est une ligne de basse extrêmement fouillée. Le titre balance bien tout de même.
« Responsables ». Alors cette intro (et le pont à la batterie) rappelant le « Territorial pissings » sur-saturé de Nirvana, me rappelle surtout ma jeunesse. Encore une fois, je trouve que c’est un peu trop, peut être même légèrement désagréable pour l’oreille... La basse est un peu loin dans le mix par moment.
« Trop de pas assez » et son intro étouffée rappelle The Police (Every breath you take). Là encore une référence que je n’aurai pas donné à Otis. Cela dit, texte bien écrit, mélodie accrocheuse, c’est réussi ! Les envolées vocales (puissance) sont à nouveau trop en avant dans le mixage.
La nouvelle version de « Mauvais réveil » nous montre les progrès de Laurent vocalement. En ré-écoutant la version précédente, on s’aperçoit, que le timbre était poussé semblait moins naturel qu’aujourd’hui. Sympa aussi de ré-entendre ce titre mais avec un bon son cette fois. Espérons que l’on retrouvera d’autres titres 1er opus ré-enregistré de la sorte.
Enfin «Les choses vraies ». J’attendais un truc sortant du genre habituel (comme le dernier titre de « Ou pas » qui était très différent des autres). C’est moins flagrant cette fois. A noter, le riff (mélodie/arrangement/chant) de refrain qui rappelle Lez Zeppelin. Très bon morceau que celui-ci.
En bref, un album globalement sympa, mais qui donne surtout l’envie de vivre Otis en Live, car c’est face au public, qu’il doit se révéler magistral.
Belle continuation à vous.
On connait Jeremy Dewinter dont les albums étaient très suivis (nombre d'écoutes et de critiques) il y a quelques années ici. Et puis il a enlevé ses premières productions, pour ne publier que ceux qu'il considère comme vraiment aboutis dans son travail. Ces 2 albums (+ 2 singles), n'ont pas attiré autant qu'ils le mérite (et le phénomène s'accentue toujours et pour tous les artistes ou presque)!!!
Aujourd'hui Jeremy est en groupe. Stan'za, publie son 1er EP, et... aucune réaction, un nombre de téléchargement minime, et nombre d'écoutes guère plus satisfaisant.
Je milite pour un retour à 1500 albums sur jamendo. A l'époque, on pouvait tout écouter, tout découvrir, discuter entre auditeurs et artistes, de bons moments et de belles rencontres via le forum du site.
En ce qui concerne l'EP en lui même , je ne peux pas vraiment, en parler, faisant partie de la "stan'za team" à l'occasion de ce concert justement. Juste (re)dire que j'ai passé un excellent moment lors de ce concert.
Et que ces 3 titres sont les plus représentatifs aujourd'hui. La vie que je veux, est parfaitement maitrisé, on sent qu'il est le titre le plus travaillé. Je rêve est magnifique, très bel arrangement. Louis, est un bon morceau, qui mérite encore un peu de travail je pense.
Belle continuation à Stan'za !!!
Je dirai peu de choses, à part que dans un genre que j'écoute peu et que je ne connais pas vraiment, je me laisse bercer par l'harmonie se dégageant de l'ensemble des titres. Les mélodies bercent et transpercent à la fois. Sonorités assez riches et pas vraiment cliché quoi que n'étant jamais d'une originalité percutante.
C'est tout juste, un album extrèmement agréable d'écoute. Et n'est-ce pas ce que l'on attend de l'émotion musicale ??
Un opéra rock…
Mais de quoi parle t-on me dis-je en arrivant sur la page ? Il y a bien eu les grands Tommy ou The Wall, mais plus récemment il y a surtout eu les Starmania, les Notre dame de Paname, les Roméos… brrrr ça me fait froid dans le dos !
Oscar propose donc une farce musicale sarcastique ou une réelle pièce musicale magistralement orchestrée ?…
10 secondes suffisent pour planter le décor et rassurer l’auditeur assoiffé d’extase musicale orgasmique que je suis… C’est bien de la grande époque du rock symphonique que s’inspire Oscar Brent. Un risque de plus, Oscar ose et osera décidément tout. Mais s’attaquer à un opéra rock est ambitieux et courageux.
On trouve dans cet album, du rock distordu, des cordes et cuivres -certes synthétiques l’orchestre de Radio France ou le Philarmonique Londonnien n’étaient pas disponibles- des envolées de guitares cristallines et oniriques, des voix criardes, d’autres douces et poétiques, de l’anglais, du français, des atmosphères lourdes, d’autres tout en finesse et douceur...
Pourquoi faut-il qu’on rapproche toujours une œuvre neuve s’offrant à nos esgourdes , d’autres déjà parcourues en long en large en travers ? Je ne sais pas. Toujours est-il que je vais jouer à ce petit jeu. L’opus est floydien, c’est assez limpide. La voie sur le fil de Waters, limite juste parfois criées au maximum des possibilités vocales , les guitares cristallines de Gilmour, les synthés, un cœur qui bat, un bébé qui crie, les atmosphères post psychédéliques …
A tout ceci, Oscar vient coller des voix tout juste chuchotée sur la musique… des textes poétiques qu’auraient pu déclamer Christian Décamps après avoir écouter du Gérard Manset (La mort D’Orion) ou du Yves Simon (Intempestives)…
Oscar sait nous surprendre, on le sait. Mais là, aidé par Marie, qui vient adoucir le timbre criard des voix, ainsi que la patte du duo Bernard/Chantal (Moving Sand) bien palpable par moments, l'album et l'artiste se trouve "augmenté" d'une véritable valeur ajoutée. C’est donc par l’ensemble que l’on est surpris. Le pari tenté est réussi.
Oscar se casse la voix sans nous casser les oreilles donc c’est un mal pour un bien. Et ces atmosphères, d’oniriques à cauchemardesques, sont méthodiquement mêlées. Les thèmes s’entrecroisent, sans que cela devienne lassant. On pense parfois à la BO complète d’un film. Mais on sait que les BO possèdent un thème majeur, souvent excellent, mais qui repris à toutes les sauces fini par gaver un peu. Point n’est le cas ici. Ainsi, prendre le risque de parler de chacun des titres serait peut être fastidieux. L’opus est un ensemble fonctionnant sur son unité. Le redécoupage permet une écoute plus ciblé, mais l’ensemble est clairement en une seule pièce...
Je n’en dirai pas plus. Cet album s’écoute, se ressent et s’imprègne surement différemment selon les personnes. Le risque était grand, le pari osé, mais la petite perle proposée est une pépite.
>>Press Replay>>
Ce n'est pas une critique, vu que je participe au projet (pas de note donc...)
Juste pour dire que j'ai été déçu de ne pas voir ce titre sur la tracklist de Certitudes, j'avais pris un vrai pied à bosser sur Louis.
Alors je suis heureux de le voir en ligne.
En esperant qu'il recevra plus de commentaires que l'album et le 1er single... et que ces réactions amèneront les auditeurs vers les autres productions de Jeremy et pour les nordistes, un nouveau public pour les concerts de Stan'za...
Guillaume.
4 titres bien agréables à écouter, quelque part entre U2 (mélodies et rythmiques) et Cris Réa (voix).
Très jolis arpèges tout en finesse, et belle atmosphère se dégageant de mélodies pop-folk (et non indie electro à mon sens, comme annoncé dans le genre de l'album).
Appréciable également, le timbre et les lignes vocales, tout en nuances, les crecendo maîtrisés, le trémolo "ni trop ni pas assez".
Dans le détail, j'aime beaucoup l'esprit lancinant, sombre et entêtant de Chicago, pourrait facilement être intégré à une BO de film.
My misfit ways, rythmique sympatique, très joli son de guitare acoustique, un titre sonnant début des 90's. La mélodie est très acrocheuse, bien que ce soit l'arpège qui apporte l'interet principal du titre.
The feather man, même esprit que la précédente, et qui en est du coup la parfaite face B ne possédant pas le côté "tubesque" de misfit ways.
Overnight s'intercale bien dans le reste de l'albumpossédant les mêmes atouts que les autres morceaux... une vraie homogénéité de l'ensemble.
Un EP prometteur, un artiste à découvrir.
Belle continuation.
A l'écoute de ce que l'auteur présente comme ses débuts, on se dit que la pop est un style peut porteur question créativité. Seulement, à l'image d'un autre artiste américain sur jamendo, Slim, Josh Woodward fait tout simplement de la pop FM classique, mais bien mieux que les artistes que nous rabachent les FM...
Ce genre musical qui se meurt sans mourir depuis presque ses débuts, et dont l'apogée des 90', semble être à jamais imitée, copiée, jamais dépassée (au contraire du rock qui continue d'évoluer purgeant dans les autres styles pour grandir encore), possède pourtant des albums visiblement incontournable (et la disco complète de Josh en est la preuve) dont les FM (européennes en tout cas) se désinteressent au profit de singles et artistes éphémères, mineurs pour l'histoire de la musique... Je pose donc la question pourquoi ??? J'imagine en écoutant Josh Woodward, qu'il a les moyens de vivre de sa musique tout en l'offrant au public ici même... la réglementation américaine en termes de droits d'auteurs est surement plus viable que notre bonne vieille SACEM...
Pour revenir à Here Today, il n'est pas à mon sens le meilleur Woodward disponible ici, Mais un titre comme Dust possède un vrai supplément d'âme, comme stickybee ou I want to destroy something beautiful (sur la quasi parfait "Dirty wings").
La rythmique et l'arrangement de Troublemaker (ou de nothing in the dark) à tout d'un vrai tube pop, avec une certaine inventivité à noter.
Tout l'impact de la guitare acoustique post folk, un jeu merveilleusement maîtrisé (très bel arpège de House in my head) et ça et là un accord qu'on n'attend pas, refroidissant le climat pop pure, au profit d'une touche presque progressive...
Et même les titres qu'on a l'impression d'avoir déjà maintes fois entendus (Learn to fly par exemple), gardent un atrait, une accroche particulière et c'est la marque des bons arrangeurs hors pair, fair passer un titre rabaché à nos oreilles pour du nouveau son...
Un album qui acompagne un petit matin tranquille au réveil, ou en sourdine le soir...
Merci à Josh Woodward de laisser ses productions à nos oreilles curieuses. Belle continuation.
Précisons d'abord, que ce style est assez éloigné de mes goûts habituels...
Cet album est excellement mis en oeuvre. Si je lis bien la description je vois "home made"... j'avoue être époustouflé par cette production si elle est vraiment faite maison !
N'ayant pas vraiment de référence en la matière, je parlerai de ressenti...
Aussi distordus soient-ils, ces morceaux gardent une puissance et une vraie cohérence mélodique. En clair, les compositions sont recherchées et les arrangements excellents (quelques perles d'enchaînements d'accords vraiment bien trouvées).
L'utilisation de nappes sythétiques est discrète et agrémente bien l'ensemble. J'apprécie aussi les guitares acoustiques preuve (s'il en fallait encore) que meme pour un son brut, l'agrément acoustique apporte une certaine humanité, presque une "douceur" dans un ensemble brut de décoffrage.
Vocalement, c'est également très bon. Que ce soit masculin ou féminin, l'organe vocal colle bien aux mélodies (pas toujours une évidence sur un tel genre musical...).
Rythmiquement, peu de choses à dire, les batteries et basses n'apportent pas vraiment plus qu'un soutien aux guitares. Pas de démonstration, donc, et c'est peut être pas plus mal... (ici en tout cas).
J'ai lu des références dans les autres critiques, notamment King Crimson, et j'aimerai qu'on m'explique ou cette influence se ressent... pour moi, absolument rien à voir.
Je vous souhaite une belle continuation musicale, cet album est une vraie réussite qui sur scène doit sincèrement déménager.