Kill Munky poursuit au travers de recherches électro-acoustique, dans un registre proche des expérimentations de Pierre Henri (La reine verte, Variations pour une porte et un soupir... ) auxquels s'ajoutent diverses instrumentations, et par moment des rythmiques électro grinçantes et hypnotiques, l'exploration d'un monde que l'on perçoit intime, organique, vivant, mystérieux. Pour certains, ce sera très noir et inquiétant, pour d'autres (dont je suis), ces climats d'une beauté saisissantes seront une source d'images mentales passionnantes inépuisable. Si l'on s'en tient aux titres, le propos est sans doute violent. Paradoxalement le résultat, à la façon des drippings de Jackson Pollock, voisine souvent avec un sentiment d'une incroyable sérénité (exemple: http://www.numartis.fr/wp-content/uploads/2007/12/jackson-pollock-3.jpg). l'œuvre de Kill Munky, c'est aussi le parcours sans fautes et supérieurement abouti d'un compositeur fidèle à ses obsessions et intransigeant dans son travail.