Osnabrück. Ses hôtels, son université, son nom imprononçable.... et son artiste maison, j’ai nommé Nobody. Osnabrück est jumelée avec Angers, la patrie des Thugs et des Dirty Hands autant dire la mecque de l’underground français (curieuse coïncidence). Ce garçon est encore un "je fais tout tout seul avec mes dix petits doigts".
On sait juste que Nobody est allemand, et qu’il a choisi le nom de groupe le plus tordu pour jamais apparaître dans Google en première page... Et si c’était fait exprès ? En tout cas, il a prouvé par cette petite merveille d’album pop, qu’il n’y a pas que Kraftwerk au pays du cervelas et qu’il est possible de mélanger des guitares en bois fendues dans le pur esprit low-fi et des percus "viens on va faire un feu et je vais te montrer, moi, comme j’en joue, des bongos" sans qu’à aucun moment on perde de vue les mélodies, superbes, entêtantes, lumineuses. On pourrait penser aux berlinois de Tarwater ou à la troupe des énervés d’Animal collective, voire un T-Rex enfumé de ganja (pour la préhistoire) posant des yoyoyo à la fin de toutes ses phrases, sans que ce soit vraiment ça non plus...
Comme il dit si bien : "For me only one rule is important : makin’ really simple songs ". On veut bien le croire.