Ceux qui ont su se fabriquer la clé permettant d'accéder à cet univers étrange entreront sans difficulté aucune dans ce nouveau jardin. Les autres, non initiés, erreront, désappointés ou incrédules, à distance ... Il n'y a pourtant, à ce petit royaume, aucune porte (ni aucun gardien), excepté celle qu'il faut accepter d'ouvrir au cœur de soi pour que les effluves étourdissantes et fantasmagorique de cet album (l'un des meilleurs de Miryam Matoussi) enivre votre âme.
... On partira du principe que vous possédez la clé. Entrez sans attendre, découvrez 'Mechi ou le doumia Mechia', poésie envoutante et sombre aux ombres violacées, qui précède le magnifique 'Couteeau lapstomee', dispensateur de fascinants vertiges. Dansez langoureusement avec les Lynx, et puis dansez encore sur les rythmes syncopés de Darda. Et laissez vous emporter enfin par le magnifique 'Douce sone jet black' ... sublime ivresse.