Rares aujourd'hui sont les albums progressifs (ici et ailleurs) qui, comme à la grande époque, sont aussi complexes dans leur conceptualisation, celui-ci déroge à la règle en imposant un progressif pur dans l'esprit de ce les ainées pouvaient produire.
Les grands noms du progressifs sont visiblement dans les influences de it-alien (King Crimson, Yes dans la période Wakeman, Pink floyd, Franck Zappa, Genesis de la période Hacket/Gabriel...). Yes étant pour moi la dominante principale quand même.
On se ballade au travers des styles du jazz au rock en passant par le piano classique joué façon virtuose avec grandiloquence comme il se doit.
Le tout est parfaitement carré et maîtrisé. Par moments, ça sonne musique de films, vous savez ces films muets que l'on a sonorisé plus tard , ces films Expresionnistes Allemands (Le cabinet du Dr Kaligari de Robert Wiene par exemple), ce par le côté piano virtuose doublé du côté totallement instrumental et ces mélodies elles-mêmes torturées.
C'est très fort ce que fait it-alien. Le style rock le plus difficile à développer est ici joué comme si ça cela coulait de source (même sensations d'ailleurs qu'à l'écoute de Close to the Edge ou Relayer des sus-cités Yes !)
Seul point négatif, le son... la lourdeur des batteries et orgues (distillée entre 1969 et 74 sur les albums progressifs), est ici remplacée par de sonorités synthétiques manquant manifestement de profondeur. Abstraction faite de ce point de détail, je salue la virtuosité des musiciens et la qualité de compositions des différentes pièces constituant cet album.
Vraiment Bravo.