Malgré une pochette catastrophique, je trouve cet album excellent, à part... et bien au dessus de la masse des productions électro.
Ici les meilleures références du Krautrock me paraissent parfaitement digérées, assimilées et surtout dépassées.
De vieux souvenirs de Faust, Amon Düül, Neu! ont refait surface lors de l’écoute, Kraftwerk aussi.
Mais contrairement à l’album CôNE (moins écouté pour l’instant) où ces influence 70s sont trop appuyées à mon goût,
Extra systole / Bureau des Fluides possède une identité propre et un son en dehors du temps.
Un curseur invisible semble se déplacer de manière aléatoire, entre Dance music et Electro Indus, créant ainsi des climats sonores étranges voir inquiétants.
C’est assez subtil et c’est dans ce brouillage de pistes que se trouve à mon avis tout l’intérêt de cet album.
En fait aucune piste ne me déplaît, mais j’apprécie particulièrement Extra systol 1, Chinese Burn, Revisitée et Zacharie.
Le nom « Bureau des Fluides » évoque bien cette ambiance « de surréalisme passager ou naissant » que décrit Morgan rtz.
J’attends le deuxième avec impatience.