Une des meilleures surprises que j'ai eu sur Jamendo. Je ne m'en lasse pas, bravo !
On se laisse prendre au charme de la voix de la chanteuse, mais cet album va bien plus loin, j'adore l'ambiance musicale, plein de choses à entendre de tous les côtés, c'est recherché et on est loin mais loiiiiiiiiiiiiiiiin de la variet'. Bravo, merci de me faire rêver.
J'ai écouté la première chanson en entier et une partie des deux suivantes, cela ne m'a pas donné envie d'écouter le reste.
Sans être nul, beaucoup trop sombre pour moi ;)
Après avoir écouté le deuxième album de Lonah (c'est de la faute de Jamendo si je n'ai pas suivi l'ordre chronologique aussi, les albums sur la page des artistes sont présentés n'importe comment, il n'y a pas d'ordre), j'hésitais à y revenir...
Eh bon ça aurait probablement changé pas mal de chose (mais j'en veux à Jamendo, vraiment!), je serais affilié au gros buzzteam et un étrange effet papillon m'aurait sans doute fait aimer le second opus. Mais non.
Même si la voix de la chanteuse reste le point faible de Lonah le groupe, voilà de bien belles chansons. Je compte au moins 2 tubes (Catin d'Harmonie et Paris la Mort), j'aime aussi beaucoup 'Les Amants de Cristal'. L'orchestration est souvent inspirée, l'emploi des mêmes sonorités au fil des chansons renforce le style, donnant de l'unicité et un sens à ces 'Pièces', qui pour finir ronronnent comme moteur V8 bien réglé.
Brillant!
Melki
Chronique également disponible sur le webzine www.asaprod.com
« Artiste » est onirique. Tempo ralenti, basse tranquille et batterie posée. Chant envolé, suave et fort. La guitare n'est pas loin, saturée mais pourtant éloignée. Tout est doux ici, les roulements de tomes, le chant ennivrant. Plus rock, le morceau se durcit ensuite grâce à quelques effets vocaux plus sombres et devient plus carré, rendu plus doux par quelques notes de piano. Que des choses simples, mais liées en un tout prenant, planant, convainquant, autour de cette voix aux mots justes.
« Catin d'harmonie » se veut plus directe, avec une guitare plus rapprochée. Le chant est toujours aussi irrésistible et si le morceau se veut plus formaté, plus calibré, il n'empêche qu'il fait mouche dès la première écoute. Refrain imparable, paroles savoureuses et encore une fois, cette ambiance vaporeuse, patchwork de piano, de guitare brute. Ambiance enfumée et quelque peu jazzy, l'on se prend facilement à scruter les lèvres de Raphaëlle pour reprendre avec elle les paroles. Cuivres discrets et utiles, le morceau se déroule, les paroles coquines nous emmènent pour une douce promenade au charme enjôleur.
« Paris la mort » est un poème récité sur un piano. Plus subtil, doux et personnel, ce morceau n'en reste pas moins d'un accès aisé. La mélodie est conquérante, simple et accrocheuse. Un léger clavier ajoute une touche carillonnante et lumineuse qui contraste avec la basse plus sombre et profonde et les percussions aux bruits sourds. L'on ne manquera pas de saluer le chant toujours aussi juste et aérien. Personne n'en fait trop et c'est encore une fois une réussite.
« Crépuscule » démarre ave un piano nettement plus sérieux, plus ambitieux et arrogant. Cette intro passée, le chant s'envole et déclame ce qui s'avère être un poème d'Apollinaire. Rythmé par un tic-tac d'horloge, le texte rend bien. Aucun souci dans les montées vers les aigus. Un violon se fait parfois entendre. Le chant est un peu plus malaisé dans les moyens et les graves du refrain, mais la mélodie et le feeling contrebalance largement ces défauts riquiquis. Contrairement à Catin d'harmonie, ce titre se veut plus doux et trainant, mais le résulat est tout simplement beau.
« Les amants de cristal » est plus électro, plus ambiant. Par delà les samples et les instruments, c'est encore une fois la voix qui lie le tout. Performance vocale, ligne de chant aérienne aux sonorités parfois infimement dépaysantes, le tout se veut calme et évoque une rivière s'écoulant dans une forêt. La longueur du morceau ne dérange pas, comme une bonne ambiance qui perdure.
« Les effacés » garde encore une fois un tempo assez lent. Un piano mélodique se greffe sur un chant plus alambiqué qui relève plus du murmure et de la lamentation. Le morceau se révèle plus difficile d'accès, plus imperméable à l'image de ces samples de voix peu enjouées. Néanmoins la qualité est là, complexe certes, mais ce morceau garde une personnalité forte malgré une certaine sensation de vouloir s'égarer un peu trop loin, là ou nous ne sommes pas invités.
« Fractale » revient à quelque chose de beaucoup plus simple. Le clavier simple, mixé en retrait, est accompagné d'une rythmique également épurée. Le chant lui même est parlé et parfois en anglais, après une jolie envolée vocale. Le morceau peine un peu à séduire, mais l'on reconnaît sans peine l'ambiance personnelle du groupe. La gratte reprend par moment la mélodie du clavier. Relativement expérimental, ce titre quitte le schéma de la mélodie et des accroches envoutantes pour essayer d'autres ambiances. Malgré tout, le résultat est loin d'être ininteressant.
« Keep walking » est groovy avec une basse franche. Le chant contraste en gardant cette légèreté. La gratte est également plus directe. Bref, le morceau est moins déconstruit et la rêverie générale se veut plus entourée, plus cadrée par la section rythmique. Bref, moi qui ai bu beaucoup de Keep Walking dans ma vie, j'apprécie le morceau et son titre.
« Smoking » est une petite perle, particulièrement au niveau musical. Cuivre et basse offrent un beau tempo sur lequel le chant continue de captiver. Jazzy, groovy, le rendu est excellent et le disque reprend du poil de la bête. Très construit, ce morceau ne se perd jamais mais ne rompt pas non plus avec la personnalité de l'ensemble. Interprétation carrée, basse et sax au taquet, chapeau.
« Ombre » revient à la simplicité ensorcelante. La tessiture plus grave et moyenne est ici bien utilisée et un peu mieux maitrisée. Voix et carillons, voilà tout et il n'y a guère besoin de beaucoup plus pour enchanter.
« Visage d'ébène » clôt la galette numérique avec un bel exercice vocal. Percus et piano forment un piédéstal ambiant afin de permettre au chant de décoller. L'on en revient à ces ambiances diluées pourtant encadrées de manière plus franche grâce aux percussions au tempo constant et au piano qui ne se perd pas. Le morceau ne se perd pas en chemin et fait son boulot. La guitare offre un beau travail sur la fin du morceau.
« Le roi se meurt » est un nouveau pont entre la littérature et la musique. Le roi en question est donc Béranger I et l'on retrouve ce larron dans la pièce de Ionesco. Quant à la musique, elle est belle, douce, se mariant encore une fois très bien avec le chant. Les petites trilles de piano sont agréables. Face à l'inéluctable, Béranger se rebellait avant d'accepter son destin. C'est un peu pareil pour nous, cherchons, cherchons les défauts, nous ne pourrons qu'aimer Lonah. D'ailleurs, tout nous rappelle sans cesse, guitare, piano, batterie, saxophone, violon, chant, que Lonah, c'est beau.
Bref, un excellent album rempli de bons et jolis moments. Musicalement artistique, Pièces, parfois décousu, parfois recousu possède tout de même quelques défauts. La composition s'étire parfois (rarement) un peu trop. Un ou deux titres sont moins faciles d'accès mais cela ne remet pas en cause leurs qualités. Ceci est particulièrement valable pour Les Effacés et Fractale, bien qu'ils participent évidemment à la congruence de l'ensemble. L'on ne jettera aucunement, ni blâme sur ces morceaux, ni ces morceaux aus orties mais disons que l'état d'esprit nécéssaire à leur absorption ne s'atteint qu'après moults grammes (d'un peu de tout). Malgré tout, cette critique n'est qu'anecdotique comparé à l'ensemble de l'album. Lonah fait avant tout de la musique pour Lonah. La chance, notre chance, c'est que nous aimons nous aussi ce que fait Lonah et nous disons grand merci à Lonah de donner la musique de Lonah à qui n'est pas Lonah. Et tant pis pour nous, grand malheur à nous si nous avons un peu de mal parfois à suivre Lonah. Heureusement, Lonah, dans sa promenade, s'arrête, attend que nous revenions et repart et cette fois ci, nous n'allons pas nous laisser distancer. Car, quand on y regarde bien, sommes-nous saisis et touché par Lonah? Faisons-nous bien attention à la technique qui se trouve dans Lonah? Attendions-nous vraiment de la double, des septolets, des descentes de tomes, ou des anacrouses marquantes? En vérité, toutes ces questions n'ont pas d'importance. L'on peut disséquer, mais l'on ne trouvera pas grand chose. Car Lonah, c'est un peu de vent et beaucoup de travail. Et du travail qui paye, du travail d'artiste, de celui qui façonne le simple à la sueur du front. Derrière les secondes planantes, se cachent les heures, celles qui effacent les ruptures, celles qui gomment les instants ou l'on sort de la musique. Car Lonah ne fait pas dans le conventionnel mais dans la rêverie. Dans la moquerie aussi. Au moment ou l'on veut leur repprocher leur esbrouffe, un point de doute s'empare de nous. Et si c'était notre faute? Lonah est une charmante alchimie, une science et un art, encore pur et frais, peu corrompu. Lonah joue avant tout sur le feeling. Dotée d'une chanteuse à la voix captivante et qui sait largement faire oublier ses imperfections, la musique entraîne et enchante grâce à des musiciens subtils, prudents, compétents et délicats. Les côtés positifs de Lonah sont largement plus nombreux à cataloguer mais aussi plus difficiles à exprimer. Au fond, une chanson de Lonah c'est comme une bulle de savon, parfois les couleurs qui dansent à l'intérieur captivent et hypnotisent, néanmoins, à certains moments elles en sortent et quittent la parfaite rondeur de la bulle. Bref, l'on pourrait disserter longtemps, chercher les petites bêtes mais au final, comme c'est moi qui ai la parole, je dis juste que j'aime Lonah parce que c'est beau comme un charme.
Note générale: 4/5
Production: 4/5 (pour une auto-prod)
Packaging: -
Style: electro pop rock
Lonah ne ressemble à rien de déjà entendu. Lonah nous plonge dans son univers riche, multiple, intelligent. C'est le rock du XXIème siècle: poétique, urbain, onirique. Un fabuleux melting pot sonore, avec une voix qui émeut, jeune et déjà profonde. Bref, un groupe de vrais créateurs magnifiques.
Dans une écorchure musicale plein de poussière féérique, Lonah nous plonge dans son univers musicale pop/rock pointé de substance capable de nous captiver et de nous libérer seulement à la fin de l'écoute.
Vous serez emporté au fil des titres dans un monde propre à Lonah. A l'aube, au crépuscule, pas encore le jour mais déjà plus la nuit, c'est ici que vit cet album.
Cet album est fait pour être écouté, pour être retenu, et pour revenit sans cesse dans la cage exigu de notre cerveau.
Je t'ai découverte sur Muziko et je te vois sur Jamendo.
Je ne pouvais faire autrement que de te dire un grand bravo pour ton ensorcelante musique.

| Genre | Electro-pop-rock hallucinée | ||||||||||||||
| Sortie | 09 avril 2005 | ||||||||||||||
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