Un premier opus dont les paroles semblent être dans la vague des discours post-adolescents de la génération des années 80... tout au moins à la première écoute. Puis, au-delà de cette première sensation, on touche du doigt la profonde tristesse et l'immense colère que l'on peut ressentir lorsque l'on se sent prisonnier d'une solitude à laquelle on ne comprend rien...
Un subtil mélange de Raphael et de de Téléphone, ( tant pour la voix que pour le son) mais en beaucoup plus puissant. Des paroles qui nous invitent à l'introspection mais sans tomber dans le descriptif, ce qui dénote une maîtrise avancée de l'écriture.
La répétition de certaines phrases, loin d'alourdir les thèmes, nous indique à quel point le monde nous pèse lorsque l'envie de le vivre n'est pas là...
Voici un album court, mais extrêmement homogène. Les morceaux sont tous bons.
04 - Transporterraum aurait peut-être mérité une meilleur mise en valeur de la voix, mais je vois qu'il a été enregistré en live; ceci explique cela...
Malgré la noirceur du thème (le titre de l'album explique tout...), voici un excellent opus. Attention cependant à ne pas sur-exploiter ces thèmes de désespoir qui pourraient lasser à la longue.
A quand le prochain CD?



