Vais-je me laisser impressionner par un Nazgul? Non, apparemment, car si la présentation apparaît impressionnante, la musique l'est beaucoup moins. Après les très impressionnants Maya de Luna et Nehoryn, et il faut le dire, c'est, avec ces deux albums, un très grand moment que l'on est en train de vivre, c'est une très grosse déception que cet electro-breakbeat-triphop. C'est ultra-facile. Dites-moi jeune homme. Il ne suffit pas de balancer trois pauvres drums, et ceci sur 45 minutes, pour être un killer. Je suis assez consterné, dans le sens où, étant donné ce qu'il est donné d'entendre dans les raves sauvages, c'est du sucre-glace qu'on entend ici. Les plus grands moments de "créativité" techno, au vrai sens du terme, se sont faits seconde moitié des années 90, et c'est à la déliquescence de l'art que l'on assiste ici. On s'ennuie. On s'endort. Tout ça pour ça, se dit-on, alors que l'artiste s'ensable dans une parodie électro fondée sur deux rythmes, voire trois, agrémentés de quelques basses et d'un pull over à capuche. Non... ces choses là ne sont pas si faciles. Je suis assez étonné par le manque de véritable créativité que connaît la musique libre en matière de véritable tech. Il faut le dire, c'est la diaspora des trippés. En tout cas, je ne suis pas convaincu du tout, et je ne veux pas en entendre plus. ça me fait penser à un truc minable que j'avais déjà eu l'occasion d'écouter. Jamais deux sans trois, me suis-je dit, mais non, ça ne sera pas pour cette fois. On pourrait dégager de tout ceci quelque chose de conceptuel, de recherché, mais l'on peine à le trouver et c'est uniquement pour sauver l'auteur. Bref, il ne lui reste que son pull capuche, et on ne va pas lui enlever, il se retrouverait tout nu sur la voie publique, et c'est interdit.