Je suis un peu sceptique par rapport aux commentaires, outre ceux qui ne le sont pas moins, du genre : «Qu'est-ce que c'est relaxant !» D'accord, j'invente, mais je lis ça un peu partout.
Je comprends l'idée de François. Effectivement, c'est très inédit et ça parle «Nature», alors, pour certains, c'est extrêmement suffisant. On peut se contenter de... Mais c'est se contenter tout de même.
Sauf que, deux choses; il me semble que l'art c'est, pour dire vite, de l'interprétation. Si ça peut refléter, ça peut aussi souligner l'aspect surréaliste de toutes choses. Si c'est le cas, je pense que c'est, le plus évident, une dénonciation du formatage, l'appropriation et la banalisation de toutes choses préexistantes par rapport à l'homme, dont «la Nature». Mais où est la colle du collage, la couture, les effets Jingle ? Il y a de quoi faire, de très créatif et de tout autant inédit.
Alors, il est est vrai, que ce serait moins... Relaxant. Soit, alors, dans ce cas, il faudrait aller jusqu'au bout, mon autre point. Quitte à reproduire, autant que ce soit de façon entière et patiente, laisser le hasard et le risque à la... Nature. Enfin, bref, c'est rare et intègre mais déjà un peu digéré et facile, pour l'aspect naturiste.
Si je devais être un peu mordant, je dirais que c'est un peu comme la Messe en Latin : c'est la Messe, donc c'est impeccable (la « Nature », au sens religieux d'ailleurs) et, en plus, ce n'est pas du Latin mais du français, entre Diam's et Laurent Boyer... Comme ça se passe dans une cathédrale, c'est agréable, et les prêchés s'en trouvent convaincus.
Je mets la moyenne, j'ai déjà entendu plus impressionnant et plus captivant (par exemple, ma playlist Bruits du Monde), mais, techniquement, c'est très étonnant et le côté trop parfait, même peut être partiellement involontaire, ajoute comme une ironie : le nez un peu trop collé au hublot, un résumé un peu rapide de... On ne sait quoi; on montre la mer pour parler de la mer, avec un collage un peu dense un peu répétitif et un peu empressé, pour de la musique d'ambiance... La Nature y est disposé comme un ensemble d'acteurs-animaux bien sages, où il fait toujours beau et bien vert. Tiens ! Il n'y a pas de chapitre 4? La chêvre l'a mangé? Ce qui est sûr, c'est que tout y est, du moins, c'est plutôt complet. Et, techniquement il y a pas mal de prouesses. Dernier point positif le Final ressemble à l'Intro, avec les mêmes effets mais, cette fois-ci, on est rendu à la ville, pour dire, justement : «si loin, si proche»