C'est un album d'un genre très inédit. L'utilisation des sons est très basée sur l'effet, mais sur l'authenticité aussi, c'est cela qui est rare. Le problème des effets et qu'ils ont tendance à remplir, et à raccourcir les titres. Contre cela : plus de rythmiques, de compositions, de ruptures, de chapitres et de charpente.
Bon, j'ai l'air d'accumuler des tares mais il y a un peu de tout cela quand même. Et puis cet album cultive l'art de l'improbable d'une façon remarquable.
En fait, c'est très réussi quand c'est assez contemplatif et quand les effets agissent par l'extérieur, discrètement, sur une composition dense, un peu inattendue aussi.
Confused : Une vraie composition originale avec une utilisation de vrais/faux instruments toujours décalée. La frontière entre l'acoustique et l'éléctronique est systématiquement floue, se réinventant mutuellement.
Weary or resigned : J'adore ces effets de transparence et de progression ; plus à base d'effets que de composition d'ailleurs.
Cumbination : Toujours cette recherche du plus beau son possible avec des effets que jouent le mieux avec nos oreilles. C'est un peu en boucle et pas trop rompu.
Toufic : Un titre plus riche ; on retrouve de la rythmique avec bonheur et de la composition. Bizarrement, c'est assez africain. À un moment, il y a un rupture, c'est bien, mais pour pas grand chose, et qui écourte le titre.
The message : Un titre rude et décalé très réussi.
Swoel : Un morceau contemplatif, réussi dans son genre, dense.
Retour : Un titre un peu « fleur bleue » et « doux-dingue » mais avec des trouvailles aussi.
Easy ton popular : C'est en roue libre et pas très beau.
Nichel : Ça se laisse écouter, et de mieux en mieux, mine de rien, avec de beaux sons, enfin, qui sont de la même famille.
Contemplative : Un bon titre, avec un petit peu de tout ce qu'il faut.
Traversée : Ce n'est pas le meilleur titre, pas assez de magie ; c'est toujours assez difficile de terminer un album.