Hello Jean K,
‘Tom, Tom Tac’…! Sous une pluie fine aux mille couleurs musicales et l’éveil constructif d’un ‘Hi-Hat’ réglant le temps sur le coeur, l’histoire musicale démarre parsemée de voix lointaines. L’ambiance de départ est une merveille constructive et progressive qui s’engage à 2.34 sous l’annonce d’une hôtesse à la voix charmeuse. Et…, toujours cette pluie étincelante de sons qui traverse la stéréo. Au ‘synthé’ (‘expander’) s’ajoute une structure étrange de voix humaines synthétisées à souhait. Le tout nous plonge dans une salle d’aéroport imbibée de réverbération virtuelle, mélangeant mystère, peur, joie, rire etc. On ‘voire’, (comme on dit du coté néerlandophone (Flamand) de la Belgique), ces gens qui discutent de cet étrange voyage à venir. Et puis, cette voix charismatique, déploie sa foudre, digne d’un polar annonçant le départ de l’aventure musicale. Elle nous immerge dans le rêve vers une ‘Jazz zic’ peuplée d’instruments renversés. Tout pour me plaire. D’autant que la basse centralise le rythme de ses ‘Doum be’ lancinants, accompagnée d’une cymbale, d’un grosse caisse et caisse claire qui éclaircissent le tempo et rendent fluide l’agencement rythmique. Le tout est amplifié, stéréotypé par bris de verres incrustés comme ac’croche’ et puis…, cette guitare au corps Jazz envoie une mélodie que j’adore.
La transgression lente poursuit son petit bout de route parsemée d’élans musicaux renversés pour finir sur un ‘fade’, nous rappelant l’arrivée du prochain titre.
‘Keep cool’. Evidemment que j’adore ce titre et sa ‘Jazzification’. Avec ses guitares planantes et sa basse régulière qui agence avec parcimonie l’ambiance de cette fable vers mes friandes oreilles. Vraisemblablement le moment de l’album que je préfère. Mais bon tu connais mon penchant pour le Jazz. Puis vient ‘Mr Hammond’(orgue). Mr Abogix, quel son tu as trouvé là ! Un peu court cet instant musical, dommage ! Pourtant, toi qui aime les longueurs, tu aurais pu nous (me) gratifier d’un plus long moment ‘Hammondien’. Bon là, je reste sur ma faim.
ET alors…! Démarre: ‘Psychedelic Ghosts and Gobblins’. Tout est dans le titre et bien représentatif de l’envolée musicale qui va suivre. Avec ses mélanges de son ‘extra recherchés’ aux respirations tapageuses pour ne pas dire ‘tabageuses’. Il y a un petit détail sur ce titre qui me dérange. Surtout au début et sur le son de la basse. C’est bien de jouer avec le ‘maximizer’, mais à force de pousser les extrêmes, tu vas finir par faire éclater mes enceintes. (lol). Enfin ce n’est rien, je baisse le son et puis, c’est reparti. Bien vu pour l’ambiance musicale et … ! Attention sur la fin, on va croire que sous les coups de fouet, tu vas sombrer. NON Jean, reste avec nous pour la suite de l’album. (Rire)
Et puis… ! Et puis, vrombissement d’animaux plus étranges les uns que les autres traversent la sphère musicale pour finir sur souffle de synthétiseur au clocher démonstratif de l’ambiance lugubre de ce titre. Ouf…, c’est fini, sans trop de grabuges. Jean, je suis content que tu sortes vivant de cette épopée musicale.
‘Relax mec. Do it’… ! Ok je m’étends sur le canapé et j’apprécie ce qui suit. Bon ! Je n’ai pas de canapé, mais je fais comme si… ! Hé, eh… ! Tiens, tu t’en vas vers une autre direction musicale, un autre paysage s’ouvre sous nos cils. Cette fois, la fresque est teintée de rythmes africains et surmontée d’une mélodie arabisante, ‘japonisant’ ses éclats de voix vers le céleste. Curieuse décision… ! Je me repasse une deuxième fois ce titre. Je n’ai pas bien capté. Bon, ça passe… ! A ta place, je me serais basé sur un seul instrument pour construire la mélodie. Mais bon… ! C’est ton choix, je le respecte et c’est très bien comme ça.
‘The Harlequin (the world of Abogix)’ – Les OH, OH, OH, (Vocaux) de l’intro sont prolongés et disparaissent sous l’éclosion d’une (sub) basse qui se pose au centre et nous envoie ses ‘Bou lou Bou boum bou’. Attention… ! La lourdeur du son est trop présente, (à mon goût) par moment. Comme sur ‘Psychedelic Ghosts and Gobblins’, la basse s’étire en vibrations arrogantes dans mes hauts parleurs. Il faudra que je m’achète un matériel supportant les ‘Ultralow bass’ pour écouter ces deux titres sans devoir baisser le son. D’ailleurs, le ‘out celling’ du ‘maximizer’, sur la piste basse à été placé sur moins quelques db. Encore heureux… ! Moi, je l’aurais écrasé un peu plus. Bon revenons à la musique. Toujours cette atmosphère troublante de vérité. Mr Aborix aime l’étrange, le rêve, partage d’émotions ! Et ça vient de tous les cotés. Mystère et imagination…, hein… !
Ouuunnnnn, dooosss, treeeeessssss…. ! Cyberrace, finit l’album en puissance, parsemé d’inventivité, comme seul Mr Abogix sait le faire.
Voilà un très bon album Electro.
Merci Jean, ça fait un petit temps que j’écoute tes albums. Celui-ci me semble être le plus proche de mes goûts musicaux et grâce à toi, j’ai découvert une musique ‘ambient electro’ que j’apprécie.
Allez… ! Je me roule une clope et je réécoute ‘Tales of mystery and imagination’ (encore ‘une fois’) comme on dit en Belgique.
Travail d’orfèvre… ! Il suffit d’écouter au casque pour se rendre compte de la complexité du son. Oh oui ! Mr Abogix, c’est super.
Finalement, j’adore toutes les plages de cet opus.
Merci Jean d’offrir gracieusement ta musique.
Bien à toi, musicalement Bruno