La Solitude du Cosmonaute
par David Law
rockindependant
Enregistré entre 2000 et 2003, avec la complicité de Thibaut Jeanson aux machines, ce Cd propose 14 titres. Ci dessous la Chronique de l'écoute par Benjamin Popp de Musiciens.biz
David Law, la solitude du cosmonaute (CD),
David Law a un univers à part. Un univers peuplé dans lequel il s'interroge. Questions existentielles la plupart du temps où il s'agit de place, de sa place dans le monde qui l'entoure (l'univers ?) et donc de la notre à nous auditeurs qui prenons la sienne de place dans l'aventure par la simple pression d'un bouton play !
Où en se cherchant ("Je ne sais plus qui je suis" dans "la solitude du cosmonaute") David Law démontre qu'il est peut-être plus intéressant de (se) poser des questions que d'ammener des réponses. Cris plaintifs, écho et ambiances planantes sur loops sauvageons (vous m'excuserez, j'adore cette expression, courtesy of Jean-Pierre Chevènement ) le décor est planté. David Law nous rejoue "La belle au bois dormant" sur "Ce corps de glace qui ouvre le disque, une belle au bois dormant qui rêve de voir son esprit "se reposer toute l'année" mais qui doit subir les assauts de celui qui ne pense qu'à ça. Et on rêve tous d'idéal. La quête vers "d'autres terres, d'autres frontières" se précise sur "Peut-être". Etre ailleurs. On sait David Law passionné par l'image. Elle est ici remplacée par des images linguées et des atmosphères sonores très importantes dans ses chansons. On retrouve de l'écho sur le magnifique "j'peux pas dormir", l'écho utilisé comme artifice pour étirer notre perception du réel ou le remodeler ou renouveler le présent. David Law se joue du temps. Tiens, encore un titre sur le sommeil. Encore échapper au réel sur " DIe 4 U", mais cette fois par une mort conjointe. Le départ ultime, la mort sublimée ("I wanna die with you"). "Une vie normale" est une vie "illusoire et dérisoire" nous dit-il sur le titre suivant. Il nous suggère alors de nous demander ce qu'est la normalité. Où il est question à nouveau d'obscurité sur " You'd better move on this shadow". Le ton est encore étrange et singulier, la musique évocatrice et planante. Encore un grand morceau avec "La solitude du cosmonaute". Sensibilité à fleur de peau. Evocation de l'amour par l'absence de l'être aimé qui vient hanter le rêve. Sentiment d'inexorabilité. Echo, cris plaintifs. "I can't stand it anymore" et son coté robotique tombent à point. L'agencement des chansons prend tout son sens. Arrivé au huitième titre, il ne fait aucun doute que ce disque a un fil conducteur et que les titres se font écho. "Waiting for what ?" se place sur le terrain du que fais-je quand d'autres titres jouent sur celui du qui suis-je.
"Le voyageur", titre hypnothique (tiens, encore l'idée de sommeil) et cheval de bataille du show de David Law and the Arkitekts pose la question de la place de l'individu au sein du groupe société. Tempo étiré sur le lent "Tu veux que je t'enlèves" qui permet de souffler. Pas mal de tension accumulée par l'écoute attentive de ce disque. David Law captive. Mettre ce disque en fond sonore peut être agréable mais seule l'écoute attentive permet de trouver les clés de ce morceau de vie. "Je te promets la lune" repart sur un tempo plus enlevé. Mise en abyme avec la juxtaposition des délicieux "Je te promets l'amour, je te promets la lune". Intermède avec "Le pays imaginaire" où Jade, héritière de la famille Law donne à David un coup de vieux. Le cd se termine sur deux instrumentaux, ici "Chocolate". Hum ! David en a suffisamment dit.
Loin des formules faciles, "La solitude du cosmonaute" est un disque qui deviendra vite un compagnon familier pour celui qui aura su se le procurer car il est plus qu'un disque de rock ( il en est un aussi). On peut y vérifier que c'est à nu que les auteurs compositeurs sont les plus beaux.
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Critiques sur La Solitude du Cosmonaute
Je suis absolument fan de la musique. Fouillé, ambiance excellente, sons électroniques envoûtants, bref un album que j'aurais facilement noté 10/10 s'il était instrumental.
La musique se passe de commentaires, elle se suffit à elle-même. Le chant n'est pas du tout dans mes goûts, et en plus, il est complètement décalé par rapport au style et sans intérêt.
Un album pas mal, mais un cran en dessous de Urban Shades. [édité] Pour moi, ça tient aux mélodies moins attractives [édité], au son qui [édité] donne l'impression d'être moins bien produit (même si l'auteur a mis deux ans pour sortir cet album), et aussi à la voix. Elle manque de relief, de mon point de vue. [édité] Avec une autre voix mieux travaillée, je me suis demandé si ça ne donnerait pas mieux. Mais bon, c'est juste mon avis.
... avec Urban Shades ! l'autre album.
les mélodies se ressemblent ou est-ce la voix qui est monocorde ?
David Law ? oui, mais pas quand il chante.
on dirait qu'il a copié sur Kat Onoma .
C'est vraiment sympa mais je trouve qu'il y a peut-être trop d'effets sur la voix...
Sinon j'aime bien...
une couleur certaine emane de cet album . un esprit a la "Manset"
Plutôt originale, bien que ça me fasse un peu penser à Alain C., et une voix sous mixée qui gâche un peu le plaisir en font un album assez intéressant, même si ça à tendence à la répétition.
C'est agréable à écouter, un peu flou mais bien travaillé.