Bonne voix de Essno-fun, mais j'aurais à reprocher tout de même et on peut appliquer ce reproche au ressentiment que j'ai eu à la fin du disque, eh bien c'est par exemple la courte durée des intros (voire inexistente), c'est dommage parce que ça permetrrait au chanteur de s'éclisper un moment, parce que j'ai eu le sentiment après une première écoute, qu'il n'arrêtait pas. Ça m'a fait comme un effet de floue après coup, un peu une sorte de confusion. Celà alors que j'avais entendu des bonnes phrases bien chantées comme j'aime bien, des riffs super intéressants ça je le savais. Il y a assurément de fameuses belles séquences là-dedans hélas, et à mon grand désespoir, elles sont mal exploitées. Eh snif sad... Alors quoi? Je devais écouter de nouveau... Disséquer un peu et ce fut sympa. On soulignera en autre cette ligne de batterie souvent attirante (je pense au charleston de 'Love to Death'), qui et un peu ton meilleur cheval, brave bète sur laquelle je mise aussi. En résumé je dirais que c'est cool de découvrir ta voix qui se prête bien au jeu, surtout, et qu'on te sent investi de ton personnage, on le voit il y a une manière de voir se dégager une personnalité à force lente, c'est pas mal, tu es relax, à l'aise et c'est aussi une bonne chose. Mais bon voilà il y a toujours le même problème que dans ton précédent album, je trouve c'est le manque d'intro, l'absence cruelle de silence dans les parties chantées et le trop peu de trouvaille (que tu trouverais) qui agrémenteraient des espaces moins fleuris ou plus entretenus entre les phrases débitées en ribambelles et semant le trouble. J'ai noté une petite respiration à un moment, un instrumental peut-être, il y avait un petit charme hypnotique innérant au disque, avec des débuts des montées à la Jim Morrison, mais... elles retombaient un peu vite et celà bien à cause des variations plutôt printanières du climat. Ou sinon, ben... il existe de trés belles choses dans cet album, j'ai apprécié l'utilisation limitée de l'électro aussi, dans le troisième morceau. J'aimerais bien moi que tu épures un peu tout ça, ça le ferait j'ai l'impression, enfin... C'est alors que peut-être il ne faudra pas s'étonner de découvrir ce titre anachronique au piano, façon Francis Cabrel (dans la voix) et dont le texte serpente et fluctue doucement, sans trop se débattre mais sans être mauvais pour autant. Encore une fois il faudrait respirer dans cet album, sinon c'est du beau boulo. Voilà.
Melki