Salut à tous, c'est ma première critique. Si je vous paraîs sévère, c'est par désir d'utilité et de précision. Le contraire aurait été, pour ma part, une forme de mépris et de négligence. J'espère simplement être le plus indicatif possible.
Au départ SolarFall commence comme du Philip Glass qui aurait été dans l'espace, revenu un peu fatigué. Ensuite, c'est plus radical, quoiqu'un peu calé sur le 20°C, pas de «beaux sons», pas de «chaud», pas de «froid», je veux dire les deux, l'un puis l'autre, de violence.
Un niveau de complexité manque souvent. L'auteur sait néanmoins se promener sur le «clavier» de demi-tons en demi-tons mais c'est une facilité. Il faut évidemment qu'il aille vers le truc bizarre, le contre-style comme dans Hope.
SolarFall a le sens de l'émotion, c'est certain ; Fall en est le parfait concentré mais si cela retombe dans du Philip Glass, ou le new-age 80's, un peu pauvre.
A la longue, j'ai du mal à savoir si je suis dans le moceau suivant ou pas, je décroche. Pas assez de brain-storming, de limaille.
Quand il trouve un son, il le répète souvent et calme le reste. Le minimalisme demande de la structure, et même plus qu'ailleurs. Le vide, le creux ne viennent pas par déduction, mais par manque d'idée, semble t-il. Du coup, ce n'est pas du minimaliste, sinon arithmétiquement parlant mais ce n'est pas le but.
La rythmique revient avec Crystal, SolarFall pourra s'appuyer dessus à l'avenir, je crois, avec un peu de crin-crin et de clic-cla derrière. Le mélange avec piano est intéressant, sans plus. Et même, au niveau de la mélodie, ça commence à se loger dans l'oreille ; il faut accrocher ce morceau au-dessus du lit.
Heavy Heart Masquerade, track 9, a un son qui tue, mais toujours ce lancinant machin pour remplir, c'est dommage.
Donc, je verrai bien SolarFall travailler à partir d'incidents, de sons piochés dans la réalité, d'autres continents, construire des rythmique par couches successives ( track 10 : Jungle Despair, pas mal encore ) ; genre je fais A+B, puis B+C, etc. Et A+H risque d'être intéressant sinon étrange. Il en irait de même avec le(S) mélodie(S), voire à partir de la rythmique, un peu à l'aveuglette encore. Et laisser tomber l'accompagnement, ou pour faire base, faire grossir le tout.
Je ne suis pas certain que le minimaliste convienne à SolarFall en fait.