A l'écoute de ce que l'auteur présente comme ses débuts, on se dit que la pop est un style peut porteur question créativité. Seulement, à l'image d'un autre artiste américain sur jamendo, Slim, Josh Woodward fait tout simplement de la pop FM classique, mais bien mieux que les artistes que nous rabachent les FM...
Ce genre musical qui se meurt sans mourir depuis presque ses débuts, et dont l'apogée des 90', semble être à jamais imitée, copiée, jamais dépassée (au contraire du rock qui continue d'évoluer purgeant dans les autres styles pour grandir encore), possède pourtant des albums visiblement incontournable (et la disco complète de Josh en est la preuve) dont les FM (européennes en tout cas) se désinteressent au profit de singles et artistes éphémères, mineurs pour l'histoire de la musique... Je pose donc la question pourquoi ??? J'imagine en écoutant Josh Woodward, qu'il a les moyens de vivre de sa musique tout en l'offrant au public ici même... la réglementation américaine en termes de droits d'auteurs est surement plus viable que notre bonne vieille SACEM...
Pour revenir à Here Today, il n'est pas à mon sens le meilleur Woodward disponible ici, Mais un titre comme Dust possède un vrai supplément d'âme, comme stickybee ou I want to destroy something beautiful (sur la quasi parfait "Dirty wings").
La rythmique et l'arrangement de Troublemaker (ou de nothing in the dark) à tout d'un vrai tube pop, avec une certaine inventivité à noter.
Tout l'impact de la guitare acoustique post folk, un jeu merveilleusement maîtrisé (très bel arpège de House in my head) et ça et là un accord qu'on n'attend pas, refroidissant le climat pop pure, au profit d'une touche presque progressive...
Et même les titres qu'on a l'impression d'avoir déjà maintes fois entendus (Learn to fly par exemple), gardent un atrait, une accroche particulière et c'est la marque des bons arrangeurs hors pair, fair passer un titre rabaché à nos oreilles pour du nouveau son...
Un album qui acompagne un petit matin tranquille au réveil, ou en sourdine le soir...
Merci à Josh Woodward de laisser ses productions à nos oreilles curieuses. Belle continuation.