| 1 | Acid Tek | 5:39 | ||
| 2 | Acid Tuesday | 7:49 | ||
| 3 | Acid Love | 12:13 | ||
| 4 | Acid Arab | 5:57 | ||
| 5 | Acid Champain | 7:19 |
En toute honnêteté, je suis venu en trainant les pieds. D'abord l'acid c'est moyennement mon truc (mais bon, j'aime bien l'electro donc je fais un effort), puis surtout Kouki c'est pas (mais alors pas du tout!) mon truc. Heureusement il y avait le nom de Melchiades au générique (cool!).
Quant est-il de l'album... alors je regarde les critiques... Wow! dis donc quel enthousiasme ! Bon allé, j'écoute maintenant...
... M***e, c'est génial, lol. Incroyable de maitrise, l'acid prend ici une dimension insoupçonnée, les sons sont électrisant, les ambiances prenantes, et oui je n'ai pas peur de lâcher la grosse référence : ça sonne comme du Propellerheads ! Ouah Melchi t'es trop fort !
Par contre, je suis désolé mais je peux pas ! Non, j'vous dis ! JE PEUX PAS ! Je peux pas dire que Kouki ne gâche pas les morceaux ! Dans "acid teck" à 2:12 des voix improbables, parasitaires et dissonantes viennent comme une mouche dans un potage... :( quel dommage !
Pareil sur "acid tuesday" : quelle intro !!! incroyable, avec ce loop de guitare, quasi phantomatique, cette subtile bass un brin latino... je m'en suis pas encore remis... Et puis à 2:48, revoilà les voix nasillardes (même si honnètement elles sont moins dissonantes).
Sur "acid love", le big titre de l'album on sent nettement le touche Koukisienne, ce qui, vous l'aurez compris, ne me convient pas du tout. Désolé mais c'est comme ça, j'accroche pas, ça m'irrite les oreilles. Et comme ça pendant 12 minutes...
"Acid arab" a un titre un peu surfait, j'ai moyennement reconnu la touche musico-arabique. Là encore c'est très koukisien, et même avec le talent de Melchiades c'est (pour moi) juste passable. (je n'ai d'ailleurs pas pu l'écouter jusqu'à la fin)
"Acid champain" permet à Melchiades de reprendre les commandes, et c'est clairement un bien jolie final qui est proposé. Et pour tout dire je sais pas si on est toujours dans de l'acid, mais qu'importe. (bon, bien sûr la "participation" de Kouki vers 3:00 gâche mon plaisir)
Bref, comme dans le titre, la musicalité qu'apporte Melchiades tranche avec le martelage de bucheron de Kouki. Alors certes le projet a au moins le mérite d'exister, après tout les collaboration entres artistes de Jamendo ne sont pas tellement légion. Il n'empêche que j'ai un arrière goût d'amertume, de légère déception.
Mais je reste fidèle à mes convictions et à mon franc parler. C'est pourquoi je me refuse à laisser une note (pour le principe, en effet faire une moyenne ne serait pas juste, ni pour l'un ni pour l'autre). Le titre n'est là que pour souligner où penche mon coeur...
J'ai l'impression de me retrouver en face du Maitre "hichcok" lorsque à l'arrière de ses bouquins il fait des phrases entières avec les titres
Un p'tit clin d'oeil en somme.
L'acidité du tek à influencé melki qui a décidé de creer la suivante "tuesday" un mardi inspiré sans doute par un amour "acid" venu d'arabie" et comme un bonheur ne doit pas rester lettre morte on fait comme il se doit, honneur au champagne "acid" SVP! ;)
Alors mon Ali puisque ton album d'amour ne vient pas tout seul ,ça fera une double raison donc double ration de champ pour ton anniversaire.
Je t'ai dit que j'aimais :)
Je viens de réécouter l'album, et étonnant, non ! j'ai pu découvrir une autre dimension sonore insoupçonnée, exsudant dans un cadre soigneusement peaufiné et régulé, les derniers spasmes des prolongements arc-boutés dans l'alcôve des ultimes possibilités non encore manifestées de nos penchants erratiques. C'est l'instant d'avant ce qu'il est convenu d'appeler l'Apprehension apocalyptique, où cet acide rongeur achève son oeuvre (VITRIOLUM), et laisse la place à la catharsis providentielle annoncant l'avènement d'un monde (subtil) nouveau et ouvert sur le firmament.
Bon, j'arrête de délirer.
Compliment de Godzenbuth.
Pourquoi ce chiffre? on n'en sait rien, mais l'essentiel c'est que ça décolle vraiment vers des horizons nuageux et colorés et de plus en plus rouges.(1)
Il y a quelque chose qui me parle dans cette "acidité"....
il est possible que notre vie devienne acide....dans ses diverses dimensions!comme si l'harmonie était sur le fil du rasoir.De ce fait, cette musique prend son sens et correspond vraiment à quelque chose à "avaler" ( attention aux maux d'estomac)
Face à un tel évènement, le retour du Religionnaire, aussi ponctuel soit-il, apparait bien légitime. Il s'agit en effet d'une collaboration pour le moins insolite, entre deux artistes dont les œuvres semblent tellement antagonistes qu'elles pourraient suggérer l'incompatibilité. Melchiades est un grand perfectionniste et aime exprimer son talent à travers une clarté sophistiquée. Ses compositions rigoureusement achalandées témoignent de sa science du détail, d'une habile juxtaposition du silence et du son. En émergent des mélodies gracieuses et délicates portées par un groove qui sait se faire polyvalent, tantôt sensuel, tantôt plus percutant mais toujours efficace et impeccable. Kouki est quant à lui devenu un véritable maitre sculpteur de l'onde sonore et sait judicieusement l'altérer pour mieux la reconstruire. De ses architectures hérissées émanent des prolongements pesants, accrocheurs, sources de véritables griffures apocalyptiques. L'auditeur se trouve ainsi en proie à un véritable sentiment d'effroi mêlé à une admiration insidieuse et hypnotique.
La coopération de deux esprits artistiques aussi tranchés et distincts nécessite d'improbables concessions de part et d'autre, qui semblent étrangement s'être produites. Au travers de cet album empreint d'acidité, le Religionnaire perçoit en effet bien plus qu'une banale superposition de deux personnalités distinctes. Il s'agit en effet d'une élaboration des plus authentiques, torturée entre l'urgence et la minutie, entre la déflagration et le ruissèlement. Aussi troublant qu'un amour pétillant et basané émergeant d'un mardi boisé, ce 3908 étourdit, euphorise puis assomme avant un réveil des plus virevoltants. Le Religionnaire ne peut cacher plus longtemps sa préférence pour l'épique amour acide dont le groove divin melchiadien est savament pétri puis délicieusement chantourné à la kouki. Le Religionnaire admire, félicite, puis anticipe et se questionne : quel monde envisager après cette apocalypse obsessionnelle?
du pas qui est mou, du pas qui est lourd, du pas qui peut etre, du pas qui zozotte, ou qui chevette sur une langue pateuse, NON ! C'est du gros, du grand son ! On reconnait les impro electros parfois superbes de Melcky comme dans le 2 et le 3 et les arrivées massives de koukifredie comme dans le 5. Je ne met que 8, car j'ai du mal à écouter l'album correctement là où je suis, mais je reconnais le travail et la maitrise total et prescieuse du couple Melckyfredie. Du grand boulot ! du grand travail ! bravo les chéris.
| Sortie | 30 janvier 2009 | ||||||||||||||
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