Voici la dernière symphonie de PM Coedes. A l'instar d' EGAZMOD, je pense qu'on a là ce que PM nous a livré de mieux 'à ce jour.
1er mouvement : le début est un peu stressant avec des relans de musique martiale. PM est coutumier de ce genre de climat qui n'est pas ce qui me plait le plus dans sa musique. Cependant, ces phrases tendues débouchent souvent sur
le réconfort qu'apportent de belles envolées lyriques ou encore des moments de grâce...ainsi va la vie...c'est à 7'20 du début que nous rencontrons cette paix.
2ème mouvement : le début du 2ème mouvement est absolument délicieux avec un dialogue entre des pizzicati de violons et la harpe, ensuite la musique prend le large sur des accord de cordes. (j'aurai bien aimé que ce dialogue du début soit un peu plus long).
Au cours de ce mouvement se succèdent alternativement la sérénité et le doute : cieux menaçants, éclaircies, mer plate, creux, murs d'eau -, vie de marin.
3ème mouvement : l'orage éclate, les accords dissonants se succèdent, l'atmosphère est opressante. Les matelots souffent
et nous aussi, c'est le but recherché. On attend la fin des hostilités élémentales...l'éclaircie finit par s'insinuer, d'abord timide, elle devient progressivement plus franche et débouche sur un thème d'un très beau lyrisme, lequel couronne la survie.
4ème mouvement : le temps est suspendu..l'attente du retour des hommes. D'abord la cloche, puis la harpe égrennent les secondes, les minutes, les jours...
C'est dans ce mouvement qu'apparaît un thème qui m'a fait penser à la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak mais Dvorak étant coutumier de l'emprunt au folklore, il peut s'agir tout aussi bien d'un thème traditionnel (?).
5ème mouvement : le retour. On revient par des méandres divers et variés au thème du premier mouvement qui est exploré ici sous des angles et des éclairages différents via l'instrumentation, nous retouvons aussi la tension martiale marquée par les staccati des cordes.
On a là, un mélange d'atmosphère enjouée et de tension palpable...bizarre ce mélange incongru qui dépayse mais n'est-il pas toujours un peu normal de se retrouver dépaysé quand on rentre chez soi après un long voyage.
En bref, à part les phases martiales (lesquelles remplissent cependant leur rôle) et des effets genre sirène de bateau et tubes metalliques, (dont le nom m'échappe), qui ne sont pas vraiment nécessaires, c'est une oeuvre qui me plait bien et que je vous recommande d'écouter au moins une fois, juste pour voir ce que vous resentirez en voyageant sur cette musique.
(Ps : PM les sirènes, sonneries de téléphone et autres je me les réserve !!!)



