| 1 | N'ia dé Ronds | 5:34 |
... le cri ... celui de la mère ...
... juste avant celui de l'enfant qui sort de son ventre ...
... le cri celui de l'amer ... de ce monde ainsi qu'on éventre ...
... celui de l'enfant toujours .... qui souffre et qui a faim ...
... celui de l'enfant toujours ... qui meurt sous les bombes ...
... le cri de celui que la mine déchire ...
... de ses mains arrachées ...
... de ses jambes mutilées ...
... de ses yeux ... à jamais éteints . ...
... le cri de ces guerres imbéciles ... .
... le cri de nos ignorances ...
... le cri de nos mépris ...
... le cri de tant d'indifférence....
... le cri de ses milliers de corps qui dans la nuit mouillée se cherchent et se mélangent ...
... fantômes à l'agonie qui mendient d'être aimer ...
... le cri de la jouissance aussi ... sur le dos d'une femme soumise....
... elle a à peine quinze ans ...
... et pour quelques billets ... voici qu'elle s'abandonne ...
... qu'elle s'oublie ... qu'elle s'ignore ...
... qu'elle délave son âme ...
... de ses yeux ... plus qu'un cri ... ruissellent sa honte et sa peine ...
... que lui a-t-on donné pour apprendre à s'aimer ?...
... idem l'enfant violé ..
... qui à dix ans reçoit de son père ..
... .la semence frustrée de toute une civilisation ...
... idem la femme hurlante sous les brûlures infâmes ....
... d'un homme imbibé par d'alcooliques errances ...
... idem la mort qui s'incruste jusqu'en l'acte d'amour ...
... c'était un soir de bringue ... il disait qu'il l'aimait ...
... qu'il la protégerais ...
... mais il ne l'a pas fait ... ...
... idem les corps meurtris ... rongés chaque jour ... virus en plein coeur ...
... h-i-v ... cancer ...pognon ... même combat ...
... condamnés dans l'oubli ...dans une chambre froide ...
... lits d'hôpital ...tombes au cimetière ... quelle est la différence ? ...
... alignés sont les cris de tant de douleur ...
... comme le sont les soldats ...
...sous leurs petites croix blanches ...
... alors plus qu'un cri ...... celui d'un peuple qui gronde ...
... alors plus qu'un cri ... celui de la révolte ...
... celui de ces jeunes adolescents ...
... qui demain panseront les plaies ....
... de cette terre assassinée ...
... et comme d'un talc éparpillé ...
... à jamais ...les couvriront de nos cendres ...
... alors plus que la colère....
... le cri qui demain ....
... fera s'éteindre la haine ...
... celui qui ce jour ne peut plus attendre ...
... celui que ta voix nous porte et nous donne ...
... ... nos cris d'amour ! ... en un seul réunis ...
... notre seul espoir ...
... notre unique chance ...
... Oscar .... ce cri s'agrippe à mon silence ...
... Oscar .... ce cri ...
... nous le crierons ensemble ...
... haut et fort s'il le faut ...
... hauts et forts nous irons voir les anges ...
.. les démons et les dieux ...
... ensemble nous crèveront le ciel ...
... et du sang de notre colère ...
... nous y taguerons nos passions ...
... et tant pis ...... ...
... tant pis pour l'âme égarée...
... dans son illusoire certitude...
... tant pis pour celui qui préfère ne pas entendre ...
... puisqu'entendre pour lui ...
... c'est entendre son propre mépris ..
... sa propre ignorance aussi ....
.... et nous ... de tant de force acquise ...
... par tous ces corps couchés ...
... par cette innocence bafouée ...
... et nous ... de tant de force acquise ...
.. par ces vies arrachées ...
.. seront capables encore ....
.. de l'aimer d'avantage ....
... bien plus qu'il ne puisse ...
... lui-même nous aimer...
... et nous ... de tant de force acquise ...
... visages ouverts ....
... sourire aux lèvres ...
... inondés de lumière....
... nous avons su depuis toujours ...
... nous avons su ...
... qu'il est temps de s'aimer.....
... et nous savons bien plus encore ...
... qu'il est déjà demain ...
Un cri, rien qu'un cri, mais quel cri !
Celui de l'injustice, de l'insolence, du mépris que l'on retrouve aujourd'hui dans notre société.
Combien l'ont subi ce mépris ? Pour un mot, un geste ou simplement un regard ?
Le cri d'Oscar est significatif : arrêtons de nous cacher derrière nos mensonges, nos illusions, soyons nous mêmes, sans honte, sans regret !L'amour, s'il faisait partie de la vie de chacun, changerait la face du monde.
Amour des autres mais surtout, amour de soi.
On ne peut aimer les autres sans s'aimer soi même.
Après, oui, on peut arriver à aimer le monde entier.
Aimer s'accorde avec "aider". Alors, arrêtons de ne penser qu'à nous et aidons, aimons et le monde resplendira enfin.
Oscar a compris ces mots et les répète dans chacun de ses albums. A chacun de les ressentir et d'en faire bon usage autour de lui.
Oscar, merci pour tout l'amour que tu donnes.
Que chacun fasse de même, même à petite échelle et tout changera.
Même s'il faut crier, hurler, alors faisons le. Peut être en ressortira t-l quelque chose ?
Espérons le......
juste deux mots mon ami :MERCI ET ....
En direct-live Oscar se met à nu et nous offre la chronique d'une vie annoncée, mais encore dans les limbes du cauchemar ancré dans les blessures de son coeur. Emouvant, éprouvant, l'agonie de la mort, mais...prémices d'une nouvelle vie, d'une renaissance, d'une floraison...espoir de ce nouveau souffle de vie, de ce renouveau. Parler de talent, de technique, dans le cas présent, le moule du language est impuissant à l'exprimer. Ce qui vient d'être entendu c'est un cri, celui de la Terre, de la Mère, l'appel de l'Amour à l'Amour.
cela me fait penser aux nazis et pas dans le bons sens.
univers étonnant que celui d'Oscar Brent , on est intrigué , attiré, mais on n'ose pas poser de questions ( à quoi bon ...) . Belles musiques toujours dramatiques ou mélancoliques mais écrites pour nous émouvoir . Merci de nous faire partager ces instants .
jp
Je suis plutôt économe de critiques, mais là... Il y a quelque chose dans le noyau de ce morceau que je trouve très bien. Mais je pense qu'il faudrait dynamiser tout ça dans l'arrangement, tout en gardant l'atmosphère bien sûr. A commencer par un belle ligne de basse pour faire transition entre les percus (plutôt bonnes) et le reste de l'arrangement (instrus à vent très biens!). Voilà j'arrête là. Ou plutôt je commence. J'ai bien envie de prendre ma tite basse et de tournicoter autour de cette mélodie... :-)
Oscar Brent surprenant mais ces cris en disent long sur ton parcours.bravo
Tel que je connais un peu Oscar Brent, il n'est pas dans son registre habituel et cette chanson ne le décrit pas vraiment, ce n'est pas vraiment lui. Je ne l'aurais d'ailleurs pas reconnu. Apparemment je me trompe car va succéder à ce single un album donc. Bon. Ce qui m'a énervé, c'est les critiques comme des poignées de mains moites; je connais bien ça, le clientélisme un peu sournois de Jamendo. Maintenant ça aurait plutôt tendance à me faire gerber, alors qu'au même instant, paradoxalement, j'ai un regain d'amour pour cette humanité. Ta chanson n'a rien d'extraordinaire, Oscar, laisse-moi te le dire amicalement, et ce "cri" quelque peu étouffé dans le grenier de la maison mère, j'obtiens pareil avec un micro d'harmonica, et sans crier. Ça me fait un peu penser à un groupe flamand, Zita Swoon. Peut-être que si tu tiens un album dans cette veine (mais il va falloir se forcer), alors je reconnaîtrai volontier les aspects bipolaires de ta personnalité. En toute amitié.

| Genre | Rock 60s 70s progressif song | ||||||||||||||
| Sortie | 04 février 2009 | ||||||||||||||
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