Maître La buse, par l'odeur du forum alléchée,s'en vint écouter du Synthésic.
Le hennissement du morceau "Je rêve de ton cul" par l'Avoine ayant fait son oeuvre, La buse devait elle aussi le comparer à sa version originale trop méconnue, "Toi sans moi" par Synthésic, et si nécessaire chausser sa cape de justicier!
A l'écoute des 13 premières secondes du morceau, on comprend que l'Avoine n'est pas le premier usurpateur de la musique de l'artiste! La Boum (ou l'Etudiante, ou la Boum 2, peu nous chaut finalement) ont copié leur BO sur l'univers des 13 premières secondes de "Toi sans moi", et c'est pas joli-joli... Hop, chaussée la cape de justicier!
Et écoutons plus avant les autres morceaux de l'album.
Les paroles de Technopolice, me semble-t-il, ont inspiré directement l'intrigue de Globalia, l'excellent roman d'anticipation de Rufin. Ou alors c'est la voix qui fait penser à R2D2. Un des deux de toutes façons, et ça prouve encore à quel point les cinéastes et les écrivains puisent leur inspiration dans la musique qu'ils écoutent.
Quant à L'amitié (instrumentale), le plagiat est signé: c'est Dorothée. Il est d'ailleurs dommage que la version soit instrumentale, le titre était de bonne augure pourtant! Vélocity le suit de peu, mais je ne me souviens pas exactement à quel dessin animé japonais du Club Dorothée il me fait penser. Un coup de pouce?
Digital est un titre novateur, jamais plagié, lui. Avant, on était persuadé que seul l'homme pouvait chanter faux (ou la femme, il suffit d'écouter Larusso). Avec Digital, un pas est franchi: l'ordinateur lui aussi peut jouer faux.
Avec l'Amour espoir, outre le côté "je tape sur les bambous" sur fond de Mer du Nord, que je ne comprends pas bien, et les cris de cochon d'inde, que je comprends encore moins, on touche à quelque chose de véritablement sacré. Un espoir qui prend à la gorge: être déjà à l'avant-dernier morceaux et n'avoir peut-être pas assez de connexion internet pour écouter jusqu'au bout.
Synthésic aura eu le mérite de faire planer ce soir La buse. La découverte d'un titre cochon de l'Avoine, les souvenirs nostalgique du Club Dorothée et de La Boum, un peu d'intellect avec Globalia, du cultissime avec R2D2 et Philippe Laville, et surtout des sentiments. Plutôt partagés, les sentiments.
C'était la critique journalière de La buse.