première écoute, première critique: quels sont les animaux qui se cachent là derrière?
Du grand travail, des tripes, du subtil. Un jour de grâce pour alimenter notre contemporanéité.
Le cri a de l'amplitude, il s'avance comme un chant de baleine dont on ne sait s'il est de réjouissance ou de la plainte. Mais quand vous l'entendez, il vous capte dans son mystère.
Des sonorités magnifiques, une guitare qui découpe l'espace et le répartit en semailles, une vibration dans les voix qui déchire. Où sommes-nous?
Parfois la mélopée se charge de trop. Où j'aurais vu une coupure, ça appuie encore: surtout dans les deux premiers morceaux.
La reprise en français me semble trop insistante. J'y entends le Ferré des années 80.
Le petit bémol que je fais à cette formidable composition.
Oui, c'est un rock opéra.
Pourvu que ça sorte de la cave où cela est sans doute né.
Super, bravo les gars et les filles.



