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"in Français in the Textes"

par thelinks 

 

 

4 titres

14:34
 
1La Libido Intellectuelle
 
 
3:54
2C'est Banal
 
 
3:35
3Madame
 
 
3:04
4On Sexe
 
 
4:01
 
 

Description

Thierry Christinaz, compositions,voix,claviers,guimbarde (Jew's harp),machines diverses
Anouk,voix sur "La Libido Intellectuelle"
François Maillard, paroles/lyrics "C'est Banal"
Jean-Daniel Thomas, batterie/drums sauf/except "La Libido Intellectuelle"


J'ai choisi les mots de M. Vincent Gaullier pour illustrer cet album.

Les mystères du cerveau amoureux

La libido est commandée par le cerveau primaire. Et les élans romantiques ? Aussi ! La neurobiologie démontre que sexe et amour occupent des zones voisines dans notre matière grise. Parfois, elles fusionnent…

 

Vincent Gaullier

 

Comment avez-vous pu vivre une nuit aussi torride avec une rencontre d'un soir ? Pourquoi la simple évocation d'un être cher vous fait-elle tant vibrer ? Les neurobiologistes, en plongeant dans le cerveau grâce au scanner et aux nouvelles techniques d'imagerie, décryptent nos passions de façon inédite.

Il y a quelques années, ils ont découvert le "cerveau du plaisir". Une terra incognita appelée "système limbique", ou cerveau primaire, en charge de nos émotions. Celles-ci permettent aux animaux, y compris nous, les Homo sapiens sapiens, d'exprimer la peur pour éviter un danger, ou la joie pour garder une relation sociale ou sexuelle. Ainsi se perpétue la survie de l'espèce.

 

Il y a mieux : les scientifiques viennent de mettre à jour le "cerveau amoureux". Deux chercheurs de l'University College de Londres, Andreas Bartels et Semir Zeki, ont réussi à identifier, à l'intérieur du cerveau du plaisir, quelques zones qui jouent un rôle essentiel dans les love story durables (1). « Nous avons accompli ce qui peut être considéré comme les premiers pas dans la conquête neurologique des sentiments positifs, affirment-ils avec enthousiasme. Nous avons étudié l'amour romantique. » Faisant fi de toute littérature, ces deux chercheurs le définissent ainsi : « Un amour où se loge une part importante de sentiment et qui doit donc se distinguer d'un simple désir sexuel. » La pulsion d'un côté, le sentiment de l'autre… D'aucuns se sentiront immédiatement déculpabilisés, d'autres frémiront à l'idée que sexe et amour sont bien distincts.

 

Pour mener à bien l'expérience, dix-sept cobayes "follement, profondément amoureux" se sont couchés dans un scanner pour y regarder… des photos de vieux camarades. Rien de très excitant. Sauf qu'à la vue du visage de l'être aimé glissé parmi ces clichés, quatre zones appartenant au cerveau du plaisir se sont "allumées", signe d'une activité neurologique soutenue. Ces zones s'intègrent dans les "aires de l'euphorie", qui réagiraient sous l'effet de la cocaïne ou des amphétamines, entre autres. L'amour, aussi fort qu'une drogue ? Sans aller aussi loin, Andreas Bartels et Semir Zeki ont observé que le "cerveau romantique" est propre au désir amoureux. Et à lui seul. Lors d'études menées sur d'autres sources de plaisir, manger par exemple, il restait "éteint".

 

Les deux scientifiques identifient même les différentes composantes de l'amour romantique. L'une d'elles correspond à la scène connue du : « Je sais que je l'aime, et lui ? Je pense qu'il m'aime… Non, non, je suis sûre qu'il m'aime ! » Ce que les scientifiques appellent la reconnaissance de ses sentiments propres et de ceux d'autrui. Elle est « une faculté indispensable à l'amour », soulignent Bartels et Zeki.

 

Plus étonnant encore, notre libido nous aveuglerait, à en croire les travaux de Serge Stoléru et de son équipe à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui travaillent depuis 1999 sur « le désir proprement sexuel (2) ». Ici, les candidats cobayes regardent du cru, de l'explicite : des photos érotiques. Résultat : certaines zones du cerveau "s'allument", d'autres "s'éteignent", « libérant ainsi certains de nos désirs », explique Serge Stoléru. Sexuels notamment. Plus rien alors ne nous paraît impossible. C'est le côté "aveuglant" de notre libido.

 

Et Serge Stoléru d'ajouter : « La désactivation n'intervient pas chez des hommes souffrant d'un “désir sexuel hypoactif” », autrement dit, ceux dont la libido est en berne ! Chez eux, la "tête" prend le dessus, le désir est refréné. Il en va de même pour notre vie affective. Andreas Bartels et Semir Zeki usent de cette raison neurologique pour expliquer que nous manquions parfois de discernement vis-à-vis de notre partenaire.

 

Reste que, dans le comportement amoureux, l'activité psychique particulière à chacun semble toujours prendre le pas sur les diktats de la biologie. Notre chimie hormonale ne suffit pas à expliquer la réussite ou l'échec d'une histoire d'amour. Les scanners ne peuvent dire ce qui fait de chacun un individu unique. Nul chercheur ne peut donc se targuer d'avoir percé le mystère du désir, amoureux ou sexuel. « Chacun de nous est un mélange de rapports sociaux, d'hormones et d'acides nucléiques, disait le biologiste François Jacob (3). Je ne dis pas qu'il y a une relation directe, par exemple, entre un acide et un désir. Ni le désir ni l'inconscient ne sont de la simple chimie, mais il y a certainement une chimie du désir qui gagnerait à être connue. Il reste beaucoup à creuser pour comprendre comment tout cela fonctionne dans un être humain (4). » Huit ans plus tard, la réflexion reste "sexuellement correcte"…

 

1- In NeuroReport, vol. 11, n° 17 (novembre 2000).

2- In Archives of Sexual Behavior, vol. 28, n° 1 (février 1999).

3- Prix Nobel de médecine et de physiologie en 1965, avec André Lwoff et Jacques Monod.

4- Entretien avec Lucien Degoy, L'Humanité, 28 avril 1997.

 

LE DESIR A-T-IL UN SEXE ?

Femmes et hommes ne seraient pas égaux face à la pulsion sexuelle, suggère Stephan Hamann, de l'université américaine Emory, à Atlanta. Devant un film érotique, l'activité cérébrale s'intensifie davantage chez les hommes, et ce dans deux grandes régions du cerveau : l'amygdale et l'hypothalamus.

 

Pourtant, rassure le chercheur, hommes et femmes ressentent un niveau d'excitation physique équivalent en regardant ces images suggestives. Pourquoi ? Sans doute différentes zones cérébrales impliquées dans les émotions entrent-elles en jeu, mais toutes n'ont pas encore été identifiées. Il faudra attendre encore un peu avant d'épiloguer sur la guerre des sexes.

 

A LIRE :

“L'amour à l'épreuve des sciences” in Le Journal du CNRS, n° 169, février 2004.

Le sentiment amoureux et la pulsion sexuelle décryptés d'un point de vue scientifique. Une démarche exhaustive et accessible (à télécharger sur www2.cnrs.fr/presse/ journal/1201.htm).

 

 Vincent Gaullier février 2005

http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=3263

 

 

 



Critiques sur "in Français in the Textes"

Trier par
 
 
13/04/07

15 mn de délires verbaux avec accompagnements sonores.
Bon album experimental
Le groupe est composé d'instrumentistes talentueux.
L'approche en reste cependant difficile et attentive.
A découvrir par curiosité.
Une musica rabelaisien est beaucoup plus accessible

 

Informations sur l'album

CHE
Genre alternatif electro rock
Sortie 20 février 2000
Publication 20 février 2007
Ecoutes 4419 Téléchargements 373
Favoris 9 Playlists 9    
Critiques 1 Note moyenne 5.0/10

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